La mer pour horizon

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jeudi 2 juillet 2009

Whatever works, Woody Allen

HTML clipboardBeaucoup de plaisir à voir ce film. Woody Allen s'adresse à nous spectateurs à travers son double : Boris Yellnikoff  joué par l'excellent Larry David. Il a tout raté dans la vie : un premier mariage, un prix Nobel de physique et même un suicide qui l'a laissé boiteux...Il jette un regard cynique et désabusé sur tout ce qui l'entoure. Même les enfants qu'il entraine aux échecs ne trouvent pas grâce à ses yeux.. Un jour, devant sa porte, une jeune sudiste fugueuse lui demande de l'héberger pour la nuit. En ronchonnant il accepte sans savoir ce qui l'attend.. Mélody s'installe et petit à petit trouve sa place dans la vie de Boris jusqu'à devenir... sa femme..(Vive le viagra)..Quelques temps après débarque la mère de Mélody, femme frustrée du sud américain qui va tomber dans les bras de deux amis de Boris et changer complètement de vie, de look, de regard sur les choses.. Plus tard, le père de Mélody...
Comme le dit Thomas Sotinel, dans le Monde : "Woody Allen n'est pas seulement devenu optimiste, il glisse sans beaucoup de discrétion un message dans sa pochade rose. Sudistes et Nordistes, conservateurs et libéraux, croyants et athées peuvent s'entendre, il suffit qu'ils couchent les uns avec les autres et s'adonnent à la pratique des arts"
"Whatever Works se traduit par "du moment que ça marche", et c'est - à la fin du film - la conclusion à laquelle parvient Boris Yellnikoff : si l'on y trouve son compte, il n'y a pas de sotte façon d'être heureux.". J'aime bien...

mercredi 1 juillet 2009

Rassure-toi, tu as eu raison de venir !

Très joli édito de Patrick Verdure dans "le cri de l'ormeau"

Rassure-toi, tu as eu raison de venir !
Tu te demanderas : « Mais qu’ont-ils ces Bretons avec cette frénésie de manifestations culturelles en été ? » Tu te le demanderas mais tu apprécieras, je te le promets. Et tu tenteras quelques hypothèses de réponse : « Les pauvres, ils ne sont pas gâtés par la météo, alors ils compensent l’attractivité de leur Région par une fête permanente »
La suite

lundi 29 juin 2009

Fais moi plaisir !, Emmanuel Mouret

HTML clipboardJean Jacques et Ariane cohabitent dans un appartement dont ils ont chacun une entrée. Indépendance, association.. Malgré cela, Ariane est un peu jalouse car Jean Jacques a noué une relation fugitive avec une autre femme. Elle l'incite à aller jusqu'au bout avec elle pour s'en libérer. La femme qui le désire (un peu) est en fait, la fille du Président de la république.. Jean Jacques se retrouve alors dans un univers extraordinaire où les ascenseurs parlent et attendent le "s'il vous plait" pour fonctionner, où de drôles de statues sont installées aux toilettes ou accoudées à la fenêtre.. Il enchaine gaffe sur gaffe toujours avec politesse et retenue..
Jean Jacques est symbolique d'un monde où l'on ne s'engage pas, où l'on ne fait que passer..
Très drôle et décalé..

dimanche 28 juin 2009

Ensemble

A l'occasion du Tour de France cycliste à St Brieuc, le conseil général proposait un concert gratuit hier soir...lipboard

Ce sont des moments qui fait que l'on a l'impression de faire partie d'une ville, d'une région, d'un pays. Nombreux sur la place de la Mairie, tous âges mélangés pour chanter, taper du pied, danser, taper dans les mains....

Ils n'ont pas vieilli les Tri Yann..
Chants, musiques puis feux d'artifice.. Émerveillement d'enfants devant les fusées éclairantes..
Certains voulaient supprimer les cérémonies des vœux en cette période de crise. C'est justement dans ces périodes que nous avons besoin d'être ensemble

samedi 27 juin 2009

Armen, Briac, Le télégramme

HTML clipboardAr men, phare mythique au beau milieu de la Chaussée de Sein. Fanchec est un jeune gardien de phare, originaire de Ouessant. Il a lié des liens forts avec son phare comme son ami, Kerninon, qui a choisi ce métier pour la solitude, la possibilité d'écrire de la poésie.
Mais la guerre s'invite même sur les phares. Deux soldats allemands débarquent un jour pour surveiller le travail de Fanchec qui doit à collaborer malgré lui alors que tous les hommes de l'île de Sein se sont embarqués pour l'Angleterre. 
Un jour, un officier allemand, francophone s'installe sur le phare. Un homme, rongé par la honte de servir le régime nazi mais qui n'a pas osé s'y opposer contrairement à sa sœur, jeune universitaire..
Une relation compliquée se crée entre les deux hommes.
Un très bel album aux couleurs froides. Les vues plongeantes et contre-plongeantes accentuent l'ambiance étrange sur le phare. Le vent, la mer, les oiseaux de mer entourent et frappent Ar Men pour dire que tout cela ne durera pas..

mardi 23 juin 2009

Boris Vian, 50 ans

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J'ai découvert, à la fin du collège, Boris Vian : l'arrache coeur, l'écume des jours.. Bien sur "le Déserteur". Plus tard, les livres écrits sous pseudo : "J'irai cracher sur vos tombes"..
Un hommage lui était rendu à la Bm de St Brieuc. Juste retour des choses pour un personnage aux multiples talents.
Le site "officiel" de Boris Vian

Un site pour découvrir certaines de ses chansons

L'Ame slave

L'air slave
J'ai l'air slave
Je suis né à Ville d'Avray
Mes parents étaient bien français
Ma mère s'app'lait Jeanne et mon père Victor
Mais j'm'appelle Igor

Mon prénom n'évoque
Pas le languedoque
Plutôt moscovite
II est explicite
Quand on m'imagine
On voit un barine
Qui s'apprête à boire
A son samovar

Sylire lui consacre un billet

lundi 22 juin 2009

Le crapaud rouge de Port Goret

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A voir depuis la terrasse du Crapaud Rouge



dimanche 21 juin 2009

Amerrika, Cherien Dabis


HTML clipboardTrouver sa place, c'est ce que cherche Mouna, Palestinienne, divorcée et mère d'un fils : Fadi. La vie devient de plus en dure en Palestine et elle a peur pour son fils qui rêve lui, de faire des études d'art. Le cœur serré, ils quittent leurs territoires pour les États Unis où vivent la sœur de Mouna avec sa famille. L'accueil à l'aéroport n'est pas des plus chaleureux et nos immigrants doivent laisser la boite avec les gâteaux faits par la grand-mère avec .. tout les économies..
La période n'est pas la meilleure pour s'intégrer : Les Etats Unis viennent de déclencher la guerre d'Irak. Et toux ceux qui sont un peu bronzés sont perçus comme des ennemis intérieurs. Fadi va en subir les conséquences à l'école. De son coté, Mouna, qui pensait retrouver un travail de comptable doit se contenter d'un petit boulot dans un fast food.. Malgrè tout, Mouna garde un oeil positif sur les choses, la vie, les gens.. Un avenir est peut-être possible pour ces migrants ..Un beau film tout en nuances, tendresse, humour...

samedi 20 juin 2009

Facebook, et moi!, et moi!, et moi!, Nina Testut, Hoebeke

HTML clipboardFacebook, un phénomène qui prend de l'ampleur. En quelque années, ce "réseau social" est passé de la confidentialité, réservée à une certaine élite, à une popularité grandissante en particulier chez les jeunes. Ce livre, nous permet, grâce à la présentation de l'usage qui en est fait par des personnages symboliques  d'en comprendre mieux le fonctionnement, les attentes de ses usagers. Qu'est-ce qui fait participer jeunes, hommes politiques, écrivains, grand-mères au réseau? 
Qu'est-ce qui conduit la plupart des participants à comptabiliser leur nombre "d'amis" virtuels..  ?
" Il est notre playground social, notre cour de récré, notre terrain de jeux : on joue, on travaille, on milité, on drague et on conjugue, on y passe des heures ou on n'y fait rien, on peut y faire de grandes choses, on en fait surtout de petites."
'Facebook en soi n'est ni bien ni mal, tout dépend de l'usage que l'on en fait, que l'on décide d'en faire"
Merci à Lo de m'avoir prêté ce livre qu'elle a chroniqué..
L'avis de Calepin
Un texte de François Bon sur ce réseau

vendredi 19 juin 2009

Je me souviens, Beyrouth

HTML clipboardDécouvert à St Malo, Etonnants voyageurs, cet album étonnant au dessin un peu psychédélique.
L'auteure raconte son enfance et son adolescence au Liban.
A la manière de Georges Perec, elle fait remonter les souvenirs à la surface : les plus petits comme les plus graves, les drôles et les angoissants.
"Je me souviens du jour où l'on a pu prendre une vraie douche"
"Je me souviens de tous les lieux où nous nous sommes réfugiés pendant la guerre"
"Je me souviens que mon frère collectionnais les éclats d'obus"...
Les dessins sont du même type , à la fois naïfs et graves..
On pense au travail de Marjane Satrapi bien sur..
Une interview de Zeina Abirached

mardi 16 juin 2009

Paumée

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Découvert ce blog grâce à Hababuk, le libraire via François Bon.....
Un petit extrait pour donner envie..

"et la mer se joue
avec les galets
en petits assauts
qui glissent sur le plan incliné
mêlant son odeur
à celle
de la poussière chaude
du terre plein teinté de lueurs
mourantes"


 

lundi 15 juin 2009

Les beaux gosses, Riad Sattouf

HTML clipboardOn retrouve l'univers de Riad Sattouf dans ce film très drôle. Hervé est un adolescent ordinaire. Il vit seul avec une mère envahissante, très intéressée par la sexualité de son fils. Il traîne sa vie avec un groupe de copains dont Camel son meilleur ami, amateur de hard rock et de "masturbations" devant les catalogues de la Redoute. Car tout tourne autour de la sexualité. Hervé n'a jamais fait l'amour qui reste un mystère pour lui. Il faut le voir s'entraîner à embrasser sur le miroir de la salle de bain.. Il ne se rend même pas compte qu'Aurore, une fille de sa classe lui fait des avances.. Tout un programme pour lui et ses camarades. Car rien ne peut rester privé dans ce genre de situation..

dimanche 14 juin 2009

Droit du sol, Charles Masson, Casterman

HTML clipboardMayotte, eldorado pour les clandestins : devenir français par la naissance, avoir le RMI, la sécurité sociale..
Mayotte, eldorado aussi pour des métropolitains : changer de vie, vivre au soleil, les femmes faciles, un autre monde..
Tous les personnages de Charles Masson rêvent Mayotte.. Mais, l'ile accueillante se ferme aussi : présence policière, surveillance dans les hopitaux.. Un racisme anti nouvel arrivant se développe y compris chez ceux qui ont fait le même chemin quelques années plus tôt...
Charles Masson croit toujours que l'on peut vivre ensemble autrement..
Lire une interview de l'auteur
A lire aussi : "bonne santé" du même auteur

samedi 13 juin 2009

Paris Brest, Tanguy Viel, Minuit

HTML clipboard"Alors à Brest , on n'a rien inventé du tout, seulement empilé des pierres sur des ruines enfouies. " Le cadre est mis, Louis étouffe à Brest. Il loge dans un appartement sous celui que sa grand-mère a hérité tardivement d'un ami fortuné. Heureusement, il y a le fils Kermeur qui met un peu de piment dans une vie banale. Malheureusement, il y a la mère de Louis qui crève de convoitise pour l'héritage de sa mère..
Louis qui aime sa ville, la mer va retrouver un peu d'air à Paris, près du Parc du Luxembourg où il regarde voguer les petits bateaux..
Une écriture sèche et froide comme celle de cette famille où tout est question de réputation, de prestige, d'argent..
Heureusement, il y a la mer..
Voir aussi

mardi 9 juin 2009

Rien que ta peau, Cathy Ytak, Actes sud junior

HTML clipboard"Je parle pas beaucoup, Mathis. Les gens disent que je suis bête. Mais parle, toi, je t'écouterai". Ludivine est lente, immature, pourtant, un jour, elle tombe amoureuse de Mathis. Une vraie histoire d'amour avec de l'attention, de la tendresse, du désir aussi.. Et Mathis et Ludivine vont se retrouver dans de gros duvets de montagne, leur chez eux pour une nuit sur le lac gelé pour faire l'amour ensemble...
Un amour beau et lumineux mais qui suscite l'indignation des parents, des voisins...
Un très beau texte de Cathy Itak, un texte que l'on peut lire à haute voix...

lundi 8 juin 2009

Un swing parfait, Jean Paul Nozière, Syros

HTML clipboardImmigration, ouverture/fermeture des frontières, peur de l'autre, tentation de l'isolement, .. Comme Pascal Garnier dans Lune captive, Jean Paul Nozière situe son roman dans une résidence fermée pour riches : Fort Boyard (surnom donné à ce lotissement clos sur lui même). Elena et Ugo, les enfants du propriétaire, concepteur du lieu y étouffent. Jusqu'au jour où Ugo décide de s'échapper du lieu et de l'omniprésence du père qui veut le façonner à son image.
Six ans passent, Elena grandit en espérant le retour de son frère, tant aimé. Le jeune homme qui revient a été marqué par son errance, son passage en prison.. Il a tellement changé qu'Elena ne le reconnaît plus : passionné par l'argent,  les femmes.. Il est la caricature du modèle que son père lui a donné. Le modèle explose.. Heureusement, Elena s'est rapproché de Lucas, le fils du gardien ancien flic...
Après, "tu ne peux pas rester là", l'auteur nous offre un regard noir sur la société française d'aujourd'hui. Heureusement, les jeunes sont là pour offrir une alternative plus positive et plus ouverte sur l'autre.
Le site de Jean Paul Nozière

dimanche 7 juin 2009

Looking for Eric, Ken Loach

HTML clipboardEric Bishop est comme sur la photo de l'affiche face à un Eric Cantona, en coach exigeant. Seul depuis plusieurs années, il essaye d'élever les deux garçons de sa deuxième femme, comme il peut. Et c'est plutôt la catastrophe, le plus grand participe à des trafics avec un petit truand local. Chacun vit sa vie dans la petite maison comme il le souhaite et Eric répare comme il peut les bêtises, fait la vaisselle, le ménage, se met en colère parfois.. Et craque, un jour.. Heureusement, il y a ses copains, les facteurs de Manchester. Et, Eric Cantona, son Dieu, son idole.. Son affiche veille sur lui dans sa chambre. Et un jour, où Eric s'est permis un pétard, Cantona vient le réconforter, l'obliger à affronter son passé. Grâce à lui, il va renouer avec l'amour de sa vie, se refaire une santé, affronter les malfrats qui terrorisent ses garçons..
On retrouve dans ce film le bonheur de Ken Loach a filmer "les petites gens", montrer leur grandeur, leur solidarité.. Avec en plus, cette fois-ci beaucoup d'humour.. Cantona est magnifique en ...Cantona. Steve Evets : Eric magnifique comme tous ces copains postiers..
Le billet de Dasola

samedi 6 juin 2009

Saint-Germain, puis rouler vers l’ouest , Bruno Le Floch, Dargaud

HTML clipboardJ'aime beaucoup le dessin très épuré de Bruno Le Floch. Les couleurs douces. Il me rappèle par certains cotés : Cosey.
Dans ce nouvel album, l'auteur qui fait tout : le texte, la couleur, les dessins, nous fait suivre Alexis. Il est musicien de jazz et alcoolique.. Un jour, il découvre que son amoureuse, Mary est partie. Alexis nous entraîne sur la route. Vers l'ouest (Dinan, Dinard, St Malo) à sa recherche . En chemin, il croise des Mary partout..
Un très bel album
Lire aussi : Trois éclats blancs et Un après-midi d'été

jeudi 4 juin 2009

Arts premiers de la mer, Exposition à La Briqueterie

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Très belle expo à la Briqueterie : "arts premiers de la mer".
8 artistes ont créé à partir d'objets tirés ou inspirés de la mer.

On peut y retrouver, notamment, le travail de Laurent Gerbouin, autour d'œuvres éphémères : les indicibles.

Voir la présentation sur le site de la Briqueterie.

mercredi 3 juin 2009

Impardonnables, Philippe Djian, Gallimard

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Très longtemps que je n'avais pas lu Djian. 
Francis, écrivain, habitant le sud ouest de la France accumule les décès dans sa famille. Sa première femme ainsi qu'une de ses filles sont décédées. La deuxième fille, Alice, récemment mariée, mère de deux petites filles disparaît brusquement. Francis doit gérer l'angoisse du mari, jouer au grand-père ce qu'il adore et abomine à la fois. Il  décide d'embaucher une ancienne amie, détective privée pour la rechercher. Par ailleurs, il se prend d'affection pour le fils de celle-ci, jeune homme immature.. 
Entre enquête policière et états d'âmes des protagonistes du roman, Philippe Djian nous entraîne dans son univers que j'ai retrouvé avec un  certain plaisir : des personnages toujours à la limite, à la fois seuls à en crever et attachés à des relations compliquées..
Un site consacré à Philippe Djian
L'avis de Sylvie

Celui d'Yspadden

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