La mer pour horizon

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Lundi 23 août 2010

16 ans et des poussières, Mireille Disdero,Seuil

Marseille, les cités. Encore un été à passer pour Shayna. 16 ans, bonne élève, quel avenir? Sa mère, aide soignante qui vit seule a déjà du mal à s'occuper d'elle même. La jeune fille aimerait bien continuer en seconde car elle aime apprendre, lire... Son professeur de français, Mme Bizmuth, croit en elle et l'encourage. Et, surtout, il y a Enzo, son amoureux. Ils aiment monter sur le toit de l'immeuble et regarder la mer. Mais il y aussi Rox man, petit caïd du quartier qui aimerait bien la mettre à son tableau de chasse et lui casser ses rêves..
"Quand une adolescente arrive à un moment charnière de sa vie. le temps d'un été, tout peut basculer"

 

Dimanche 14 mars 2010

Bretagne, montagne, terre d'énergie à préserver ensemble

Un beau projet pour HTML clipboarddécouvrir d'autres espaces, travailler ensemble, experimenter...
A suivre ici

Lundi 4 mai 2009

Mais qu'est-ce qu'on va faire de toi? , Jean Paul Nozière, De la Martinière

HTML clipboardFanfan a grandi. Il a quitté sa famille pour aller au collège. Malheureusement, il a toujours un gros handicap : il fait pipi au lit. Dans un univers très nouveau pour lui où la discipline est très stricte. Il se trouve, encore plus que les autres dépendants des adultes : la lingère mais surtout Fellouze, le surveillant d'internat. C'est la terreur de tous les internes. Il n'a pas son pareil pour profiter de son pouvoir sur des enfants pour qui la sortie tous les quinze jours est une soupape de sécurité. Et qu'il peut annuler selon son bon vouloir. La vie à l'internat est rude.
Fanfan est un bon élève et ses parents le poussent à suivre leur trace pour réussir le concours d'entrée à l'école normale et devenir institueur comme eux..
Les années de collège sont aussi celles de l'éveil des sens.. Et Fanfan rêve de pouvoir quitter le collège univers exclusivement masculin..
C'est encore un très beau texte que nous propose Jean Paul Nozière : drôle et émouvant. Il nous fait vivre des années où l'entrée au collège et au lycée ne concernait qu'une petite élite, où la France était majoritairement rurale et où l'école avait encore une place bien ancrée dans la société de l'époque...

Jeudi 2 avril 2009

Les jeunes, la société, l'école..Quand plus rien ne va de soi . A propos de "la journée de la jupe"

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Pas vu encore "la journée de la jupe" mais plusieurs expressions me donnent envie d'aller le voir.
Celui de Mouloud Akkouche sur Rue 89 qui pointe sur la société dans laquelle vivent ces jeunes : " Au fond, ces jeunes imperméables à une forme de culture dite « classique » ne sont-ils pas le reflet de nos dirigeants actuels : vulgaires, machos, sexistes (demandez à Simone Veil, Ségolène Royal et d’autres…).Comme quelques-uns de nos gouvernants et d’autres dans l’opposition, ces gosses rêvent de Rolex, de femmes plantureuses vantées par ces mêmes publicitaires qui, pour se donner bonne conscience, dénoncent avec des effets de manche ces sauvages qui s’entretuent et n’ont plus aucun respect de la femme. Ces soi-disant « sauvageons » ont juste les mêmes goûts que Dray, Sarkozy, Séguéla, sauf qu’ils trainent sans relations ni diplômes aux pieds des barres d’immeubles ou dans les centres commerciaux."

Philippe Meirieu dans un très bel article nous fait réfléchir . Il pointe : "Notre école, en effet, est devenue fragile parce que notre société est entrée dans le temps des incertitudes. " et constate : "nous sommes contraints d’utiliser des moyens qui nous apparaissent fondamentalement en contradiction avec nos idéaux : exclure, d’une manière ou d’une autre, tous ceux qui compromettent l’existence du collectif. Et, comme nous y répugnons, nous sommes condamnés à une valse-hésitation mortifère."Dans la difficulté, il reste optimiste : "Le pédagogue, lui, ne se résigne pas. Il pense même, contre toute attente, que la situation actuelle pourrait bien être une chance et qu’elle porte en germe de quoi se remettre au travail, bien au-delà de l’école, dans la société tout entière, pour honorer notre « responsabilité à l’égard du futur » dont parle Hans Jonas."

Le point de vue de Lo sur le film..

Mardi 9 septembre 2008

Edvige, L'Europe et le temps des enfants

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Dans un monde incertain, il est important d'avoir des points d'appui solides. Nicolas Hulot et François Chérèque réaffirment comment et dans quelles conditions l'Europe peut être ce pôle de stabilité..
C'est aussi ce dont ont besoin les enfants de l'école primaire : "il est irresponsable de supprimer purement et simplement deux heures de cours, les cours du samedi matin, en affirmant que c’est l’intérêt bien compris des familles, et de demander ensuite à l’école et aux collectivités locales de s’adapter, de se débrouiller."
C'est d'une société bâtie sur la confiance que nous avons besoin, en opposition avec le fichier Edvige  qu'il faut abandonner..

Une Europe qui partage et protège

"Au moment où les crises - énergétique, alimentaire, climatique, financière, sociale - convergent dangereusement et multiplient les victimes sur la planète, nous avons plus que jamais besoin d'Europe. C'est notre meilleur socle pour répondre collectivement aux enjeux de l'époque et construire un modèle de société qui mette enfin l'économie au service de l'humain.
Or voici que l'Europe ajoute sa propre crise à celles qui accablent le monde. Quoiqu'on pense des raisons, très hétérogènes, du refus irlandais du traité de Lisbonne, celui-ci révèle encore une fois le déficit de l'institution européenne vis-à-vis des peuples qui la composent. L'Europe telle qu'elle se fait soulève de moins en moins de désir d'adhésion. Elle incarne, au contraire, les craintes de nos sociétés vis-à-vis d'une mécanique qui paraît étrangère à leurs préoccupations quotidiennes et à leurs angoisses du futur.
(..)
A l'Europe de saisir cette chance et de se montrer à la hauteur ! Avec ses 27 Etats et ses 500 millions de citoyens, elle en a la puissance et les moyens. Pour sortir du scénario noir où elle est encalminée, l'Europe doit se doter d'un projet qui concerne directement le mode de vie de ses populations, qui les engage dans une même communauté de destin. Quel meilleur point de convergence et de cohésion que de bâtir une alternative à partir des nécessités écologiques et sociales ? Quel meilleur vecteur de mobilisation que de déterminer des politiques en fonction des conditions de la vie, celle des hommes et de leur environnement ? En adoptant, en affichant cette priorité, l'Europe peut ouvrir une autre voie, pour ses populations et pour le monde.
Une Europe durable et solidaire, une Europe du juste échange plutôt que du libre échange, une Europe qui partage et protège, une Europe de la modération et de la sobriété, une Europe qui régule l'ère de l'après-pétrole, une Europe du contrat social, une Europe qui redonne du sens au progrès, bref une Europe qui rayonne comme un nouveau foyer de civilisation.
Nicolas Hulot est président de la Fondation Nicolas Hulot., François Chérèque est secrétaire général de la CFDT.
Le texte complet

Donner du temps... au temps de l’élève
"Antoine Prost a souligné avec force combien la nouvelle disposition, prise brutalement par le ministre Xavier Darcos l’automne dernier, allait être préjudiciable aux élèves. Moins de jours de classe, mais des journées très chargées où il faudra faire plus avec moins. Plus, car en même temps, on envisage le temps scolaire comme un ensemble de cours, alors qu’il faut distinguer « faire cours » et « faire classe », et on oublie que ce qui est essentiel, ce n’est pas ce que l’enseignant « fait » mais les activités des élèves. Or, dans un temps resserré, la tendance sera à l’intensif, avec quelques heures de soutien, placés à de mauvais moments de la journée et qui seront inefficaces, car la plupart du temps conçues sans vraie cohérence avec l’ensemble du travail. Mieux vaudrait un accompagnement pendant les heures de classe, même s’il peut y avoir une aide complémentaire, pensée dans un ensemble.
Pour Hubert Montagner, on tourne le dos à tous les travaux des chercheurs en matière de rythme. Mais le ministre a tendance à traiter tous les chercheurs en ce domaine comme dans d’autres avec un mépris incroyable, prétendant par exemple que la chronobiologie est une spécialité française alors que c’est bien évidemment faux."
Le texte complet