lundi 18 août 2008
Changement d'adresse et de présentation
Par Alain Le Flohic, lundi 18 août 2008 à 10:15 :: Numérique
lundi 18 août 2008
Par Alain Le Flohic, lundi 18 août 2008 à 10:15 :: Numérique
dimanche 17 août 2008
Par Alain Le Flohic, dimanche 17 août 2008 à 18:15 :: Cinéma

On ne peut pas se remettre de la mort d'un enfant. Elsa
(Catherine Frot, magnifique) a perdu sa petite fille à la naissance dans un
incendie. Depuis, elle déprime, son couple est moribond, elle s'intéresse à
peine à son premier enfant, Thomas. Un jour, lors d'un anniversaire auquel
assiste son fils, elle aperçoit une petite fille Lola . Elle est tout de suite
persuadée que Lola est sa fille.
Elsa va faire tout ce qu'elle peut pour revoir l'enfant. Une lutte sourde
s'engage alors entre Elsa et la mère de Lola : Claire (Sandrine Bonnaire).
Pendant la première partie du film, l'atmosphère est pesante et on ne sait pas
jusqu'où pourrait aller Elsa dans sa quête de son enfant décédée.. Petit à
petit, les failles apparaissent .. du coté de Claire..
Un très beau film malgré certaines incohérences..
La
critique des inrockuptibles
samedi 16 août 2008
Par Alain Le Flohic, samedi 16 août 2008 à 11:44 :: Lecture
Troisième roman lu de Patrick Bard.
Après "la frontière", enquête sur les assassinats d'ouvrières
mexicaines puis "attrapeurs d'ombre en Bosnie. L'auteur nous emmène,
ici, en Afrique, continent de toutes les misères, de toutes les
richesses, de tous les trafics.
Abe est médecin dans une ONG. Il est envoyé en Ouganda où sévit la maladie du sommeil. Le médicament qui permettait de soigner cette maladie a vu sa production s'arrêter. Trop peu rentable pour la firme pharmaceutique. Les dernières doses ont été volées par un groupe militaire. Abe et l'équipe d'humanitaires enquêtent. L'occasion pour nous de découvrir la vie de ces enfants soldats enrôlés de force par des bandes armées, le scandale des brevets médicaux qui empêchent les populations pauvres d'accéder aux soins, le difficile travail des humanitaires. Mais aussi, des personnages très attachants comme Jo, jeune femme, humanitaire qui brûle sa vie aux quatre coins de la planète, Moses : l'enfant soldat.. Un récit sobre, sans simplisme qui nous fait ressentir que notre monde est un.
Voir
aussi sur "du
noir mais pas que"
vendredi 15 août 2008
Par Alain Le Flohic, vendredi 15 août 2008 à 10:04 :: Lecture

Très beau livre de Colum McCann. Zoli est une jeune
tzigane. Petite, son grand-père, proche dans les idées, des révolutionnaires
russes, l'autorise à apprendre à lire et écrire. Ce qui était interdit pour
les filles par son peuple. Zoli adore chanter les airs traditionnels. Elle se
met à écrire, elle même des poèmes qu'elle chante. Elle va devenir l'icône
d'une possible intégration des gitans dans la société révolutionnaire.
Un très beau livre qui fait réfléchir sur les politiques ou les idéologies
qui veulent faire le bien des gens malgré eux, sur la richesse de ces
sociétés si proches de la nature..
Quelques extraits
"Il disait qu'un bon livre avait besoin d'une
bonne oreille"
"Elle ne savait pas dormir entre quatre murs,
elle prétendait que les pièces se refermaient sur elle (...) elle ne pouvait
pas comprendre qu'on se baigne dans de l'eau stagnante...
"Il a écrit un jour que la vie d'un homme
ne comporte vraiment un début, un milieu, une fin qu'au moment où il la
quitte. jusque là, nous restons incomplets, inachevés, impossible de situer le
point médian. c'est donc le dernier mot qui place une phrase au centre et qui,
dans un sens, articule toute la strophe- la mort nous définit."
"Au cœur du problème : l'assimilation,
l'appartenance, l'ethnicité. nous les voulions; eux voulaient qu'on les laisse
tranquilles. mais, pour cela, il fallait savoir quelle vie ils menaient, et
cette vie se trouvait dans les chansons de Zoli"
"N'essayez pas de nous changer. nous sommes
entiers. citoyens de notre espace (...)"
"Stransky lui avait affirmé que seule la poésie
savait capter toute l'horreur des consciences. elle en avait douté aussitôt,
pour elle, la poésie s'allumait, s'éteignait comme les lumières des tours, ni
plus, ni moins"
jeudi 14 août 2008
Par Alain Le Flohic, jeudi 14 août 2008 à 09:31 :: Cinéma

Très beau film d'Ari Folman. Difficile de vivre avec
certains souvenirs. Ari Folman en a fait lui même l'amère expérience,. Un
jour, en discutant avec l'un de ses amis qui n'arrête pas de refaire le
même cauchemar, il se rends compte qu'il a complètement gommé sa
participation à la guerre au Liban. C'est en retrouvant plusieurs de ses amis
de l'époque qu'il va réussir à faire remonter tous ces souvenirs. Une guerre,
au départ, assez joyeuse, insouciante et qui va tourner au drame avec les
massacres de Sabra et Chatila, perpétrés sous les yeux des soldats israéliens
par les phalanges libanaises.
Le dessin d'animation n'enlève rien à la montée de la tension, bien au
contraire et le passage à la fin aux vraies images d'archives amplifient
l'horreur
De très belles critiques de ce film sur "les
routes de l'imaginaire" et Chez
Lo
mercredi 13 août 2008
Par Alain Le Flohic, mercredi 13 août 2008 à 11:04 :: Lecture

Beaucoup de plaisir à retrouver l'univers d'Olivier
Adam. Marie vit avec ses deux grands enfants Antoine et Camille. Elle ne
trouve plus beaucoup de sens à sa vie (comme d'autres mères dans les romans de
l'auteur). Antoine, lycéen, traîne.. Camille, elle, cherche dans la prière un
peu de réconfort.
Des vies juxtaposées où chacun essaye de survivre.
Le roman bascule quand Marie s'enfuit à l'Ouest, dans une maison de famille en
bord de mer. La mer, comme souvent chez Olivier Adam est le refuge..
" Sur la petite plage encaissée, aussi : les jeux, enfants, et plus tard
le temps inlassable à regarder la mer et l'horizon, à percer là un vieux
mystère qu'on ne comprend jamais vraiment. Cette fascination-là. Le bien que
ça fait. Ce que ça procure. Comme si soudain notre esprit prenait ces
dimensions-là. Comme si soudain tout s'élargissait. Tout ça si étriqué au
fond. La vie. Les parents. Le train-train."
Voir aussi Falaises,
A
l'abri de rien, Passer
l'hiver, Je
vais bien, ne t'en fais pas
Olivier Adam sur myspace
mardi 12 août 2008
Par Alain Le Flohic, mardi 12 août 2008 à 19:05 :: Musique
Retour du Bout
du monde (Presqu'île de Crozon) avec un festival très agréable
: bonne ambiance, convivialité, découvertes musicales avec un cadre (la
presqu'ile) magnifique..
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Dans les découvertes musicales : Kwal
(slammeur), Alela
Diane (une voix!!), Chet
nuneta (polyphonie, magnifique..), Ibrahim
Maalouf (magnifique trompettiste)
Retrouvés avec plaisir les Têtes raides, Mouss et Akim et
surtout Alain
Bashung dans un concert très émouvant, très sobre.
Il a terminé son concert par : "faites de beaux
rêves!!!"
Un petit extrait de "Je tuerai la pianiste":
Je tuerai la pianiste
Pour ce qu'elle a fait de moi
Chaque jour de ma vie
Chaque semaine, chaque mois
Et je mordrai sa joue
Qui un jour fut à moi
Sur le piano de ses nuits
Sur le piano de ses draps
Je tuerai la pianiste
Afin que l'on sache
Que quelque chose existe
Je suis un indien
Je suis un apache
Je suis un indien
Je suis un apache
Auquel on a fait croire
Que la douleur se cache
Je suis un apache
Je suis un indien
Auquel on a fait croire
Que la montagne est loin
jeudi 7 août 2008
Par Alain Le Flohic, jeudi 7 août 2008 à 10:35 :: Lecture
Encore quelques photos du plateau du Vercors..
Beaucoup de lectures : le dernier Fred Vargas: Un lieu incertain (un régal comme
d'habitude..), deux romans qui interrogent l'industrie pharmaceutique : "Chères
toxines" de Jean-Paul Jody et "la quatrième plaie" de
Patrick Bard, le très beau Zoli de Colum McCann, "La dernière tentation" de Val Mcdermid,
"Cool Bentch" de Tito Topin et le magnifique : "le jour
où Albert Einstein s'est échappé", Joseph Bialot
mercredi 6 août 2008
Par Alain Le Flohic, mercredi 6 août 2008 à 14:15 :: Nature
Juste un passage avant le retour définitif..
Voici d'autres photos du sommet aperçu sur la photo du billet précédent.
Il s'agit du Mont
Aiguille, situé dans le Vercors.
mercredi 16 juillet 2008
Par Alain Le Flohic, mercredi 16 juillet 2008 à 17:21 :: Divers

Vacances.
Changement d'espace.. Changement de terrain de jeu..
La montagne remplace la mer.... Pour quelque temps seulement..
La caisse de livres est prête!!!
mardi 15 juillet 2008
Par Alain Le Flohic, mardi 15 juillet 2008 à 21:17 :: Lecture

Les bégonias est une maison de retraite située en
banlieue parisienne. Ce roman nous fait partager une journée de la vie des
"habitants" de cette petite collectivité : personnes âgées,
personnel soignant et de service, directeur, visiteurs.
On y découvre les difficultés à vivre en collectivité pour des personnes qui
ont été autonomes toute leur vie. Les amitiés entre voisines de chambre mais
aussi la jalousie qui peut survenir .. On est ému par l'amour qui
vient entre un grand père et une grand mère..
Camille de Peretti nous dit la culpabilité des parents des résidents de cette
maison de retraite mais aussi la difficulté à supporter des personnes qui
deviennent insupportables..
Cette résidence est aussi un lieu de vie où une infirmière peut devenir
l'amante du fils d'une patiente ou encore du Directeur de l'établissement.
Nous vivons avec les résidents des moments tous simples de la vie de tous les
jours, d'autres plus difficiles à vivre : la mort d'un proche, la maladie
mentale..
Ce livre nous dit que l'on peut se "blinder" pour tenir dans un lieu où
l'on côtoie la mort tous les jours ou, au contraire, choisir de donner de
la tendresse, de la compréhension comme le fait l'aide soignante antillaise.
Un très beau roman sans angélisme sur la fin de vie, sur le vieillissement,
sur ce qui change quand on vieillit mais aussi sur tout ce qui continue à
exister : l'amour, l'amitié, la tendresse, la jalousie..
L'auteur s'est inspirée de la Vie mode d'emploi de Georges Perec pour mettre
en place les contraintes qui lui ont permis d'écrire ce livre..
lundi 14 juillet 2008
Par Alain Le Flohic, lundi 14 juillet 2008 à 15:52 :: Divers

Très belle interview d'Henry Bauchau dans Télérama du 2 juillet.
"L'histoire du monde serait plus juste et plus compète si l'on tenait compte de l'histoire des dormeurs et de leurs songes. Ce qui se passe pendant le sommeil a une influence considérable sur l'éveil. En prendre conscience ouvre des horizons. J'aime cette phrase d'Henri Michaux : " C'est par le rêve que l'humanité forme malgré tout un bloc, une unité d'où l'on ne peut s'évader"."
Cela me fait penser à MARINA PETRELLA, qui se meurt aujourd'hui refusant son extradition vers l'Italie.
La France ne devrait avoir qu'une parole ..Plus sur le site parole
donnée
"Elle a été une révolutionnaire, elle s’est battue sans aucun profit
personnel, avec une foule d’insurgés dans l’Italie des années 70. Elle a
perdu, fait de la prison, s’est réfugiée en France et il y a un quart de siècle
qu’elle a prononcé son definitif adieu aux armes. Elle a été condamnée par
une justice d’exception, qui aujourd’hui ne lui reconnaît même pas un seul
des jours de prison purgés pendant des années dans les pénitenciers
d’Italie.
Aujourd’hui, elle a raison et le droit de confier à son corps sa dernière résistance.
Lèvres cousues, regard eteint, Marina met
ses quatre os en travers, ultime obstacle au chemin qui la ramène en arrière,
dans l’obscurité d’un pays excité par des rancunes et des peurs.
J’approuve son choix : que
ce ne soit pas l’Italie, mais la France, terre de deuxième vie, la
responsable du corps de Marina, mort ou vif."
mercredi 9 juillet 2008
Par Alain Le Flohic, mercredi 9 juillet 2008 à 21:42 :: Lecture

J'aime beaucoup Georges P. Pelecanos, découvert grâce à
Claude Mesplède. J'ai dévoré : "Funky guns", "blanc comme
neige", "tout se paye"..
Peut-on échapper à son destin? C'est la question que
se posent les deux héros principaux de ce livre : Lorenzo Brown et Rachel Lopez.
Lorenzo a vécu le parcours des jeunes des cités de Washington : guetteur,
vendeur de drogue, criminel, taulard.. Il a décidé d'essayer de changer de
vie. Devenu employé d'une association de défense des animaux maltraités, il
s'emploie à sensibiliser les propriétaires à soigner correctement leurs
animaux et il y a du travail!!! Avant de les menacer de faire appel à la police.
Il vit, de son coté, avec sa chienne Jasmine..
Rachel, est agent de probation. Elle visite les détenus libérés pour
vérifier leur "insertion professionnelle" et leur abstinence en
matière de drogue ou d'alcool. Elle a du mal à faire la morale aux autres car
elle même, est alcoolique..
Rachel et Lorenzo se sont rencontrés aux narcotiques anonymes, un des seuls
lieux où ils trouvent une certaine fraternité.
Tous les jours, ils sont confrontés à la violence, à la tentation de
replonger..
Pelecanos, même s'il n'est pas naïf, croit que l'on peut changer son destin
même si c'est très difficile. Il n'accepte pas ce parcours imposé pour cette
jeune fille croisée par Lorenzo dans la rue :
" Elégante à 15 ans, mère à seize. Niquée et oubliée par un mec dont
elle n'entendra plus parler. Elle s'est débrouillée pour que sa mère soit
grand-mère a trente deux ans. (..) Dans quinze ans? Eh bien, elle sera
grand-mère à son tou et cette jolie jeune fille ressemblera à toutes les
petites mémères qu'on voit dans le bus"..
Pelecanos a un oeil tendre pour tous ces personnages, quels qu'ils soient,quoi
qu'ils fassent car il sait que grandir dans ce type de quartier conduit presque
inévitablement à la délinquance mais il a de la tendresse pour celles ou ceux
qui refusent ce destin tout tracé..

lundi 7 juillet 2008
Par Alain Le Flohic, lundi 7 juillet 2008 à 15:16 :: Divers
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Un évènement populaire dans notre quartier. De
l'ambiance, on retrouve les voisins..
Et le soir, de très beaux concerts : Plantec,
musique celtique très tonique puis Olli
and the bollywood orchestra, plus planant..
Malheureusement peu de monde au spectacle. Trop froid?
dimanche 6 juillet 2008
Par Alain Le Flohic, dimanche 6 juillet 2008 à 13:43 :: Musique

Belle ambiance au Légué hier soir. Premier spectacle très sympa : Le
Cabaret du Soufflet Noir où l'on retrouve l'équipe de Swing Bazar, Adèle,
Gildas Chassebeuf..
Puis, découverte de Monsieur Roux, chanteur rennais, très caustique..
On peut l'écouter sur son site.
Bien aimé cette chanson, dont voici un extrait : Petit
Rasta
Petit Rasta est un rebelle de canapé
Dans lequel il passe l'essentiel de ses journées
A écouter du reggae et à fumer
Et à disserter sur la société
Philosophe, philosophe, petit rasta
Le monde peut bien crever, c'est pas toi qui bougeras
La seule chose que tu fais, c'est engraisser un mafioso
En achetant ton mauvais marocco
(Refrain)
Petit Rasta, t'es gentil, t'es mignon
Mais quand tu m'as taxé une clope, moi j't'ai dit non
Alors petit rasta était contrarié
Et m'a traité de bourgeois parce que j'étais bien sapé
Tu sais la classe, petit rasta, c'est pas une question de fric
Regarde les cousins en Afrique
Faut pas jouer aux pauvres quand on a de la monnaie
Simple question de décence et de respect
Petit Rasta rappelle-toi que tu es né du bon côté de la pauvreté
Petit rasta, souviens-toi que d'où tu viens on a toujours eu le ventre plein