La Mer pour horizon

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jeudi 3 juillet 2008

Appel pour le livre !!

"En favorisant la richesse, la diversité et le renouvellement de la création et de l’édition, en lieu et place d’une standardisation si courante dans de multiples secteurs aujourd’hui, en permettant une variété et une densité de points de vente du livre particulièrement remarquables, en privilégiant une véritable concurrence au détriment de la « loi de la jungle » et en maintenant des prix beaucoup plus accessibles que dans la majorité des autres pays développés, le prix unique du livre est une chance pour le consommateur, pour le lecteur et pour notre culture."
Vous pouvez lire l'ensemble de l'appel et le signer à l'adresse suivante : http://pourlelivre.wordpress.com/

 

mercredi 2 juillet 2008

Jean-Claude Kaufmann

Jean-Claude Kaufmann était le premier invité   de la  6ème édition d'Univers Cité d'été de Ploufragan.
Sociologue, c'est un spécialiste de la formation des normes dans nos sociétés contemporaines. Il s'est interrogé, ce soir sur ce qui  se vit autour de nos tables aujourd'hui.
Il est vrai que les repas, comment ils s'organisent, se vivent, sont symboliques de ce que nous sommes aujourd'hui.
Besoin de développement personnel et besoin de collectif..
Refus des normes du passé et difficulté à en construire de nouvelles.
Difficultés à  construire du collectif dans une société a pour mot d'ordre "l'autonomie".
Comment faire vivre la famille, le couple, quand, souvent, chacun souhaite exister pour lui même..
Tels sont  certains des thèmes abordés dans la conférence de ce soir.
On les retrouvera développés dans des livres aux titres très explicites : Casseroles, amour et crises : ce que cuisiner veut dire, La trame conjugale. Analyse du couple par son linge, Agacements. Les petites guerres du couple
Voir ici, une interview de Jean Claude Kaufmann pour le journal des femmes..

 

 

mardi 1 juillet 2008

Maria Elena Vieira da Silva

Maria Elena Vieira da Silva . D'autres oeuvres ici

Découvert son oeuvre (disponible sur internet)  grâce à Lalie Walker..
Merci Lalie

lundi 30 juin 2008

Paroles de sourds, Glénat

J'ai beaucoup aimé dans la même collection "paroles de taulards". Des dessinateurs et scénaristes de BD, racontent, sous forme de "petites histoires"  la vie des gens en prison. J'avais aimé, aussi la pluralité de point de vue. La terrible vie des détenus mais , autrement aussi, celle des surveillants.
L'idée est reprise ici pour les sourds. A partir d'histoires vraies, une façon de se glisser dans la vie de personnes sourdes, d'enfants de personnes sourdes, d'interprètes.. 
Beaucoup aimé les textes sur l'éthique de l'interprète ou sur sa volonté de devenir transparent..

"L' émotion.
maintenant, je ne vais plus au théâtre
pour comprendre, mais pour voir et ressentir
les émotions que le spectacle me donne.
Les sourds m'ont aussi appris ça.
Ils sont plus attentifs à l'image du corps,
à ce que l'on projette.
On a le sentiment qu'ils lisent un peu
dans nos pensées."

 

dimanche 29 juin 2008

Bons baisers de Bruges, Martin McDonagh

Deux tueurs à gages sont envoyés se mettre au vert à Bruges. Ken, le plus âgé, découvre avec plaisir, en touriste cultivé les canaux et la vieille ville de Bruges. Ray, son jeune collègue, ne supporte pas l'exil dans une ville qu'il juge morte. Une relation de type père, fils s'établit progressivement entre les deux hommes. On croirait revivre certaines visites de musées avec nos enfants quand Ken essaye de faire partager son émotion devant un tableau face à Ray qui ne rêve que de filer dans un bistro. Petit à petit, nos deux héros vont sortir du Bruges de carte postale pour rencontrer des personnages vivant dans les marges. Ken, surtout est rattrapé par son passé de tueur d'enfant malgré lui... Tout bascule quand Ken reçoit l'ordre de supprimer Ray..
Un très beau film plein d'émotions, d'humour..

samedi 28 juin 2008

L'année dernière, Moynot et Marc Lizano, Delcourt

Tout change, rien ne change.. Sébastien revient en vacances, en Bretagne, sur la cote de granite rose où il a passé toute son enfance et son adolescence, avec sa femme et ses filles. Le paysage n'a pas changé, la plage, la mer, sa grand-mère non plus.. Il retrouve ses amis d'enfance. Lui est devenu musicien, un autre entrepreneur.. Avec sa femme, amie d'enfance, les liens se sont distendus. Sébastien n'a plus vraiment de goût à rien même en musique.. Les lieux font revenir les souvenirs : les beuveries, les bêtises d'adolescents, les flirts..
Un très bel album  sur le temps qui passe.. Heureusement, il reste la mer..

vendredi 27 juin 2008

Un fils à papa chez les zonards, Denis Flageul, Coop Breizh

C'est le premier volume des aventures de Léo Tanguy que je viens de terminer. Beaucoup de plaisir à suivre Léo sur des terrains que je connais et aime beaucoup et tout particulièrement le Légué, un de mes lieux préférés de balade. C'est donc au port de St Brieuc que débarque Léo. Plus précisément, chez Gildas Chasseboeuf, observateur attentif de tout ce qui se passe dans le port : entrées et sorties de cargos, mouvement des petits tracteurs qui évacuent régulièrement la vase et que l'on peut découvrir dans "carnet du port".. Gildas l'a invité car il souhaite connaître les raisons de la mort d'un homme, décédé par noyade dans les eaux du port. Léo qui a besoin de se changer les idées, va s'investir dans cette enquête qui va l'amener à découvrir ce qui relie ce noyé, fils de bonne famille avec l'évacuation musclée de la Fabrique ( qui fait penser très fortement au wagon, lieu collectif qui rassemblait au Légué, du coté St Brieuc, un collectif de jeunes marginaux) par la police..
Un récit qui nous fait découvrir l'évolution du port du Légué, les rues du vieux St Brieuc, mais aussi se poser des questions sur la place que notre société laisse aux personnes qui se trouvent dans les marges.
Merci à Denis pour cette histoire qu'on lit avec plaisir ..
ET hâte de découvrir ce que Gérard Alle et Sylvie Rouch ont choisi de faire vivre à notre ami Léo..
Plus sur le site de Léo

 

mardi 24 juin 2008

L'affiche du festival Noir sur la ville 2008

Très belle photo de la Gare de Lamballe (bravo au club photo de la MJC)
Les trains seront à l'honneur cette année avec plusieurs expositions..

lundi 23 juin 2008

Page 123...

C'est Kathel qui me propose de participer à ce petit tag,  :
J'ai ouvert le livre que je suis en train de lire, je suis allé  à la page 123, J'ai sauté les 5 premières phrases et copié les 4 suivantes.
Et voici donc :

-  Sans doute
-  Il revenait de la ferme. Certain !
Et Alors?
-  Il a parlé à la meuf! Moi, j'étais pour la niquer elle aussi! On aurait dû...

Ce dialogue est tiré du roman que je lis en ce moment...
J'ai déjà laissé des indices sur la série dont il fait partie..
Si Dasola et Rennette veulent bien continuer..

dimanche 22 juin 2008

Léo Tanguy

Je vous parlerai bientôt des aventures du nouveau copain de Gérard Alle, Denis Flageul et Sylvie Rouch : Léo. C'est un peu le cousin breton du Poulpe. En voici une brève présentation tirée de la Bible de la série..Il n'est pas né en Bretagne mais  à Paris en 1975, mais il y est venu depuis l’âge d’un an, et y habite  depuis que ses parents ont décidé de s’y installer, en 1990, alors qu'il avait15 ans. Il ne craint pas la pluie mais la chaleur (je crois reconnaître quelqu'un). Il aime les galettes-saucisses.
Comme le Poulpe, Il affectionne les faits-divers liés à des questions de société (répression policière, immigration, écologie, politique locale, crime organisé, trafic de drogue, alcoolisme, trafic d’influence, corruption, délits d’initiés, pollution, lobbies agricoles et agroalimentaires, spéculation immobilière, etc.).
Il aime donner la parole à ceux qui ne l’ont jamais.
On devrait donc bien apprécier ce personnage.

Chaque épisode devrait  mettre en scène une ville, une commune ou un « pays » breton particulier.

Les premiers sortis sont d'auteurs qu'à Lamballe nous connaissons bien : Denis Flageul (St Brieuc), Gérard Alle (Pays Bigouden) et Sylvie Rouch (Pays Malouin)

Pour tout savoir sur Léo, les livres, les auteurs.. Allez voir sur son site

samedi 21 juin 2008

Abdellatif Laabi

Très beau texte reçu ce matin. Merci Anne Marie.

Vertige d'être debout
tenant un vague gouvernail
Frêle est l'embarcation
Redoutables les récifs
Oubliés les mots de la prière
L'ancre ne sera pas jeté du ciel 

Abdellatif Laârbi

 Tribulations d’un rêveur attitré Editions de la Différence ( 2008)

Le site de l'auteur

mercredi 18 juin 2008

Mon traitre, Sorj Chalendon, Grasset

Sorj Chalendon qui est journaliste n'a pu raconter cette histoire dans son journal. Il a du passer par le roman pour dire sa douleur d'avoir été trahi. Car c'est d'une histoire vraie qu'il s'agit. Celle d'un jeune breton, fasciné par l'Irlande qui rencontre un des leaders de l'IRA qui deviendra son ami. Il apprendra, plus tard, que cet homme a été informateur des services secrets anglais.
Dans ce roman, le jeune homme est luthier et violoniste. Un peu seul en France, il se fait des amis en Irlande dans les milieux nationalistes. Il découvre avec ferveur, le combat des catholiques irlandais contre l'occupant britannique et va le faire sien. Il rencontre ainsi, Tyrone Meehan, l'un de leurs chefs. Cet homme lui fait découvrir tout ce qui fait l'âme irlandaise : dans les cafés, dans les landes.. Il va même, comme un père, lui "apprendre à pisser" . Il partage avec lui l'organisation de grandes manifestations auxquelles participent femmes, enfants, vieillards..
Et c'est cet homme qu'il découvre brutalement, comme l'ensemble de la communauté irlandaise, être un traître. Et il ne comprend pas..
"Je n'étais pas triste de moi. J'étais triste de nous. J'étais triste de ma somnolence, triste de mon affection, triste de mes certitudes. J'étais triste de chacun de mes gestes pour lui."
J'ai beaucoup aimé cette histoire, cette relation très forte entre le jeune luthier et son "traitre". Aussi, l'amour pour ce pays, ce peuple, cette culture qui se dégage du livre.
Hubert Artus en parle très bien sur Rue 89 et Yvon sur son blog

mardi 17 juin 2008

Le tiers livre de François Bon

Redécouvert le très beau site de François Bon, à travers deux articles.

Le premier sur facebook : "toutefois, je considère l’outil non pas comme un outil privé, mais une plate-forme donnant à celles et ceux qui le souhaitent un accès facile à mon actu et mon travail : donc j’ai beaucoup d’amis, merci à elles et eux".

Le deuxième sur les prix littéraires et en particulier le prix Louis Guilloux : "La littérature est invention, mais aussi intervention. Par Louis Guilloux, nous apprenons que l’un peut se conjuguer avec l’autre. Allons-y au culot : pourquoi ne pas récompenser un site Internet ?" "sortons du camp retranché de la littérature produit de consommation. C’est vital des deux côtés. Prix Louis Guilloux : un an d’accueil d’un auteur dans votre département, pour un projet d’écriture, et un partenariat de fond avec une bibliothèque, un lycée, un lieu de travail, la possibilité d’inviter d’autres auteurs pour des lectures, etc..."

Je trouve très riche cette ouverture aux nouveaux supports numériques, cette volonté d'appropriation . L'envie d'en faire des outils vivants, comme les prix littéraires..

dimanche 15 juin 2008

Les grèves, la mer monte

Les grèves près de
la pointe des Guettes

La mer monte

samedi 14 juin 2008

Les citroniers, Eran Riklis

Salma, vit seule sur sa propriété. Elle soigne avec amour ses citronniers. Sa vie est calme et paisible jusqu'au jour où le ministre israélien de la défense vient s'installer juste à coté de chez elle. Un mirador est installé au milieu des citronniers. Mais rien n'est suffisant quand il s'agit de sécurité. Les services de police décident que les citronniers sont une menace pour la sécurité du Ministre et donc pour celle d'Israel et qu'il faut les couper. Salma n'est pas du genre à se laisser faire. C'est une véritable histoire d'amour qui la lie à ses arbres et à la terre qui les nourrit. Grâce à l'aide d'un jeune avocat palestinien, formé en Russie, elle porte l'affaire devant les tribunaux..
Le procès va prendre une tournure politique qui dépasse Salma. Mais elle sera soutenue de façon inattendue par  Mira, l'épouse du Ministre qui, comme elle ne comprend pas la décision de couper les citronniers.
Un film simple, sans manichéisme qui dénonce la politique isolationniste d'Israel. Un film qui dit l'amour de la terre, la dignité face à la bêtise militaire. Plus sur allociné