La Mer pour horizon

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dimanche 30 avril 2006

Dora Maar, Picasso

Très belle exposition du Musée Picasso.

Quelques années de la vie du peintre entre 1935 et 1945. Dora Maar, photographe va s'effacer pendant cette période derrière l'œuvre de son célèbre amant. Elle sera le modèle de la femme et tout particulièrement de la femme qui pleure. Elle permettra à Picasso par son travail photographique autour de la création de "Guernica" d'avoir un regard extérieur sur son œuvre en train de se créer. Ses clichés, et tout particulièrement les négatifs font ressortir la personnalité envahissante, étouffante du peintre.

"Raphael, derniers jours " de Grégory McDonald (10/18 étranger)

Rafael, alcoolique au bon cœur vit avec sa famille entre une décharge et l'autoroute.
Un jour, on lui propose de vendre sa vie contre 30 000 dollars. Il s'agit, en fait d'être l'acteur principal d'un  snuff moavie : un de ses films vendus très chers sous le manteau qui mettent en scène de vrais films de torture qui se termine par la mort. Après avoir appris tous les détails de sa future mise à mort, Il rentre chez lui avec trois jours à vivre.

Paradoxalement, cette courte durée et le fait de choisir le moment de sa mort va le ramener à la vie. Il va devenir, enfin, acteur de ces derniers instants. Lui qui a toujours une bouteille à la bouche va arrêter de boire.
Il va dépenser l'acompte sur son contrat "d'acteur " pour faire des cadeaux à toute sa petite famille. Rentré chez lui, il va regarder autrement (et nous avec) les habitants du bidonville où il vit et qui n'ont pas d'autres choix que la boisson pour oublier la crasse, la pollution .. dans lesquelles ils survivent..
Ses derniers instants seront autant de messages d'amour à ces oubliés .

samedi 29 avril 2006

Paris, avril 2006

Une époque riche en création .
Au cours de notre séjour à Paris, nous avons rencontré Cézanne et Pissaro au Musée d'Orsay : deux façons de peindre ses sensations. Au Grand Palais, une autre vision de la peinture, moins académique : celle du Douanier Rousseau.

Dans un lieu plus étonnant, le musée de la Poste, découverte de Gaston Chaissac. L'art brut est à la mode. L'exposition mêle oeuvres de l'artiste et de nombreuses lettres écrite à des célébrités (Michel Ragon, Paulhan, Dubuffet..). Ces textes mêlent refus et demande de reconnaissance par le milieu artistique.

"Dernier combat" et "la colère des enfants perdus"

Les deux autres titres reçus de la collection "lunes blafardes" :

"Dernier combat" de Sylvie Cohen :


Encore une histoire de filiation. On est tous le fils de quelqu'un .On traîne avec nous les bons et les mauvais cotés de sa famille, même les policiers.
Steiner, fils d'un couple infernal, passionné de course d'orientation semble rattrapé par son passé. En particulier le suicide de son frère, préféré de sa mère. Un oeil est découvert sur l'une de ses courses avec un extrait de "la conscience" de Victor Hugo.

L'inspecteur Théron qui mène l'enquête, n'est pas plus brillant que lui. Divorcé, il attire les amours impossibles et semble dépassé par tout ce qui est remué par les crimes qui s'enchaînent autour de Steiner..

"La colère des enfants déchus" Catherine Fradier

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Que faire contre les réseaux pédo-criminels? 
Des enfants sont tous les jours victimes de sévices sexuels dans leurs familles. Parfois, ces enfants sont ensuite livrés à des prédateurs qui vont parfois jusqu'au meurtre.
Deux journalistes Kara et Quintilius ont tenté de mener l'enquête dans ces milieux où se mêlent toutes les sphères du pouvoir : politique, policier, juge..Leur livre a été traîné dans la boue, ils sont rattrapés par leur enquête.
Les personnages qu'ils dénonçaient dans  leur ouvrage sont tous assassinés dans des conditions horribles. Dans le même temps, des responsables de crimes sexuels "domestiques", innocentés par la justice sont aussi trouvés morts.
Nos deux héros vont devoir remonter la piste aidés par des policiers très spéciaux.
Sur leurs chemins, Kara et Quintilius devront composer avec des justiciers des temps modernes, vivant dans l'univers des Jedaïs et de Dark Vador.
Entre science-fiction, réseaux informatiques, interpol, réseaux mafieux, road movie.. et pédo-criminalité,  une enquête qui ne laisse pas indifférent..

 

mardi 25 avril 2006

"Carnet du port" Le journal du Légué

Gildas Chasseboeuf a croqué depuis son observatoire situé à l'embouchure du port, coté Plérin, l'extension du port du Légué. Il a observé, jour après jour, les engins transportant les pierres pour agrandir l'enrochement. Avec ses jumelles, il a guetté le passage d'une aigrette ou d'un martin pêcheur, imagine un hippopotame s'ébraounat dans la vase. Il a rencontré les marins des cargos transportant du bois, du kaolin et a voulu vivre lui même la vie des équipages des cargos. Un beau livre qui donne à apprendre la patience, la lenteur, la beauté, la noblesse et la dureté du travail des hommes

"Volver" Pedro Almodovar

Un film où les hommes sont absents, inexistants.
Trois générations de femmes sont les héroïnes de Volver. 
Le père  est absent, il trompe sa femme, couche avec sa fille.
Comprendre le passé pour vivre le présent, c'est ce après quoi courent les femmes du film.
C'est tout l'univers d'Almodovar, la couleur rouge envahissant l'écran, ses actrices fétiches.

http://www.volver-lefilm.com/

"Ma Cavale" Cesare Battisti, Grasset/Rivages

"Fini le prétexte de la fuite, il lui fallait maintenant réapprendre à vivre. Se lever le matin dans son lit, remplir une journée et se coucher le soir comme tout le monde. Mais pour cela, il fallait s'installer, penser et agir comme s'il n'y avait plus de retour possible. Fallait-il sauter ce pont qui le reliait à tout ce qu'il avait le plus cher? Le moment de prendre une telle décision était désormais tout proche et le torturait au point de lui faire regretter les instants les plus malheureux de la fuite"

"Auguste avait toujours agi sous l'impulsion de la passion, dans la course, il n'avait jamais compris l'amour. Pour cela, il faut s'arrêter et saisir. Il faut aimer les gens pour les connaître, il n'avait pas compris son pays. Aujourd'hui, il savait. A cinquante ans, à la fenêtre de cet hôtel face à l'océan, Auguste était certain que maintenant, il était prêt à aimer. Mais pour commencer, il lui fallait arrêter la course. La course idéologique, littéraire, le frisson sublimé de la fuite. S'arrêter enfin pour aimer.."

Cesare, de son lointain(?) exil, aidé par BHL et Fred Vargas regarde son passé et son présent en face.
Dans une première partie, il revient sur son histoire. Sa jeunesse militante, la rencontre avec les PAC et leur chef Pietro Muti. Son opposition à l'utilisation des armes. Il démontre son innocence et instruit le procès du gouvernement français qui l'a vendu, au mépris de la parole de la France, au gouvernement de Berlusconi.
Il rompt aussi le silence sur l'attitude de ses "confrères" italiens pour qui le fait de se déclarer innocent revient à cracher sur leur passé militant.
Cesare fait aussi le récit de son arrestation, de son premier procès, de son angoisse de perdre la liberté.

La deuxième partie est une fable. Cesare s'abrite derrière le personnage d'Auguste qui cherche un lieu où se poser, arrêter de fuire.
Un livre très émouvant, pleins d'attention envers ceux qui ont cotoyé l'écrivain, ceux qui l'ont aidé à vivre ces moments dramatiques

 

dimanche 16 avril 2006

"Corps-Morts" de Sylvie Rouch et "Enquête d'un père" d'Olivier Thiébaut

Des pères disparus inexistants et qui réapparaissent. La trame des deux premiers romans parus dans la collection "Lunes blafardes".

"Corps Morts" de Sylvie Rouch

François Laguigne débarque un matin à Granville. Il vient d'apprendre la mort de son père qu'il n'a pas connu et n'a qu'une idée en tête : ne pas dépenser d'argent pour les obsèques. Arrivé du sud, il va découvrir l'humidité et la rudesse du port normand. Son père lui a laissé une boite avec des carnets tenus par son grand-père. 
Petit à petit, François va se sentir responsable et comptable de l'histoire de celui-ci. Parti en 1939 pour l'Angleterre, il est resté "coincé" pendant toute la guerre à Guernesey et de retour au pays à la libération retrouvera la femme aimée au bras d'un riche mareyeur qui a bien profité de l'occupation..
Le présent rattrape le passé quand une tête est retrouvée piquée sur un pieu de bouchots..
Comme le dit très bien la quatrième de couverture, le roman oscille entre Daeninckx et Simenon.
Tout ceci, accompagné des vers de Victor Hugo "la conscience".

"Enquête d'un père" d'Olivier Thiébaut

Simon n'a pas connu, non plus beaucoup son père, truand d'envergure. Il le pense mort, tué par la police.
Sa vie n'est pas très gaie, sa femme l'a quitté et il se console plus souvent qu'à son tour avec les bouteilles de sa cave. Il retrouve seulement avec Julien, son fils un peu de tendresse dans ce monde brutes.
Pour lui aussi, sa généalogie va lui revenir en pleine figure quand des anciens "amis" de son père, truands comme lui, enlèvent Julien en exigeant que Simon retrouve son père qui, en fait serait toujours vivant.
Pour retrouver son fils, Simon va quitter sa vie alcoolisée pour un roadmovie du Vercors au Perche accompagné de Claire, une fliquette dont il est peut-être amoureux.
Son voyage va lui permettre de retrouver l'histoire de ses parents et ainsi, peut-être de devenir vraiment le père de son fils..

Ces deux romans sont les premiers de la collection "Lunes blafardes" parus chez "Après la lune" de Jean Jacques Reboux

 

 

vendredi 14 avril 2006

Vacances de Paques

Vacances de Paques


Les Rosaires, le soir, marée haute


Bréhat


Falaises de Plouha


Etables :
un jardin à peu près propre

samedi 8 avril 2006

"L'homme du soir" de Mo Hayder , Pocket

Un roman qui donne envie de continuer à explorer l'œuvre de cet écrivain anglais.
Dans le sud de Londres, un enfant est enlevé à son domicile. Les parents sont retrouvés bâillonnés après trois jours de séquestration. L'inspecteur qui mène l'enquête : Jack Caffery, n'est pas forcément celui qui aurait le plus de distance pour faire ce travail. Son petit frère a été enlevé, il y a longtemps par un pédophile et Jack est toujours en quête du corps de son frère.
Son amie Rebecca a été elle même victime d'un sadique sexuel. L'enquête qui nous tient tout du long en haleine, va permettre au couple Rebecca, Jack d'essayer de vaincre leurs peurs ..

dimanche 2 avril 2006

1er avril : Bière littéraire à Pordic avec Annelise Roux (Et Edward Hopper)

Au programme : remise des prix du concours de nouvelles et rencontre avec Annelise Roux
Annelise explique simplement pourquoi elle a choisi le noir en référence à son père qui ne lisait pas ou peu.
Le noir au féminin, c'est autant de force, de noirceur sans les "biscotos".

Comme Villard, elle nous entraîne au cœur de la violence des villes, réalité qu'elle ne connaît pas directement. La fiction plus vraie que le documentaire.

Grâce à elle découverte de Hopper dont je connaissais plusieurs tableaux sans le savoir. La photo contrainte du concours de nouvelle de cette année, lui a fait penser à "House by the railroad" de Hopper.

Mieux connaître Hopper sur Wikipedia et son oeuvre

"House by the railroad"

Bicentenaire de la bibliothèque municipale:

"La bibliothèque est né en 1806, en pleine période napoléonienne. Mais elle tire ses origines de l’après révolution, 1794 exactement, date à laquelle il a été décidé de confier les livres de la noblesse et du clergé aux chef-lieux des départements.
Pendant près de 150 ans, elle restera inaccessible au commun des lecteurs. Ce n’est qu’en 1947 qu’elle s’ouvrira au public"


Pour l'occasion, la bibliothèque nous invitait à une visite un peu particulière..
Nous avons suivi deux "bibliothécaires" dans les différentes salles (jeunesse, adulte,
archives..). La visite est ponctuée de textes de Pennac, Dickens, Pérec, Umberto Ecco..
La mise en scène est toujours drôle : qu'il s'agisse de la classification Dewey ou du comportement des enfants à la bibliothèque.
On découvre aussi l'histoire des bibliothèques voulues par la Révolution française. Et leur évolution récente vers une certaine massification..
C'est surtout aussi de plaisir de lire qu'il s'agit..
Plus d'infos sur la troupe (compagnie teatralala): http://cieteatralala.monsite.wanadoo.fr/

 

 

"Entre les murs" François Bégaudeau (Verticales)

Un régal. Envie de lire à voix haute.
L'auteur est prof de français en banlieue parisienne. Il nous raconte la vie quotidienne ou plutôt la lutte quotidienne dans son collège. L'arrivée à contrecœur , l'ambiance d'espace protégé de la salle des profs.. Et puis, la classe :  comment apprendre la grammaire, le subjonctif à des élèves qui ont très peu de vocabulaire, qu'il faut par ailleurs "dresser", à qui il faut donner des repères.
François, qui n'est pas un héros ni un super prof, mène chaque jour, chaque heure son combat pour faire grandir les jeunes avec qui il travaille..
Beaucoup d'humanité, de tendresse, ..

samedi 1 avril 2006

Les livres..

"Les livres devraient rester sans surveillance dans les endroits public pour se déplacer avec les passants qui les emporteraient un moment avec eux, puis ils devraient mourir comme eux, usés par les malheurs, contaminés, noyés en tombant d'un pont avec les suicidés, fourrés dans un poêle d'hiver, déchirés par les enfants pour en faire des petits bateaux, bref ils devraient mourir n'importe comment sauf d'ennui et de propriété privée, condamnés à vie à l'étagère"

Erri de Luca "Trois chevaux"

Après la lune

Nouvelle aventure pour Jean-Jacques Reboux 
Et de huit.. Après les quatre premiers "La maîtresse en maillot de bain", quatre nouveaux volumes dans la collection "Lune blafarde".

Avec des têtes connues : Sylvie Rouch, Olivier Thiébaut, Yasmina Khadra, Hervé Jaouen..
Plusieurs d'entre eux seront à "Noir sur la ville 2006"
Plus d'infos : http://apreslalune.free.fr/

Marée haute à Pont Rolland

Marée haute ce matin

Départ de Pont Rolland 
Quelques rencontres : aigrettes,tadornes, huîtriers pies, hérons..
L'un d'entre eux, perché très haut sur un rocher faisait le gué.
Beau temps, belle mer..

Photo : http://archives.cotesdarmor.fr/asp/inventaire/morieux/Geoviewer/Data/html/Ill-03_22_03949_NUCA.html