Jean Hugues Oppel, Rivages

On est trop sûr de nous. Un accident peut arriver et c'est l'emballage nucléaire. C'est ce que veux nous montrer Jean Hugues Oppel dans son nouveau roman rythmé par des récits de négligences qui auraient pu provoquer une guerre nucléaire .
Le Président est dans le coma et l'alerte nucléaire est lancée, on ne sait trop comment. Le Président ne peut plus utiliser ses codes pour tout arrêter et ceux du Président du Sénat ne marchent plus. Une informaticienne, Caro, spécialiste des codes informatiques est appelée à l'Élysée pour essayer de tout stopper.
Pendant ce temps, des généraux américains se demandent ce qui se passe du coté des français dont les sous marins nucléaires sont sur le pied de guerre sans comprendre contre quel ennemi. A bord du sous marin le Téméraire, on suit l'engrenage infernal dans lequel est pris l'équipage dans lequel on découvre un Alain Le Chifol, enseigne de vaisseau, amateur de kayak de mer et de bains par tous les temps.
Qui va arrêter la machine?
En dédicace, une belle phrase de Russel Banks : "la fonction de l'écrivain est de faire en sorte que nul ne puisse ignorer le monde et que nul ne puisse s'en dire innocent"
Une pensée de l'auteur placée dans la bouche de Caro, sa jolie informaticienne : "mieux vaut se prendre une mauvaise gauche qu'une bonne droite, ça fait toujours moins mal". Bien vu dans cette période d'élections!!! présidentielles.