Dans un entretien au Monde, Bernhard Schlink revient sur le point de vue qu'il développe dans son nouveau roman "le retour" comme il l'avait déjà fait dans le très beau "le liseur".
Dans ce roman, l'auteur nous racontait l'amour d'un jeune étudiant pour une femme plus âgée à qui il apprenait le plaisir de lire quand elle l'ouvrait aux plaisirs de l'amour. Puis la disparition de cette femme que notre jeune étudiant retrouvait plus tard jugée par un tribunal pour avoir été Kapo dans un camp de concentration.
 L'auteur croit à l'idée de culpabilité collective, d'intégration de la faute des pères par les fils.
"Est-ce à dire qu'une des sources de cette culpabilité tiendrait à la fascination que la génération des fils éprouve encore à l'égard de celle des pères, quels qu'aient été leurs crimes ?
Tout le dilemme tourne autour des notions d'amour et de condamnation, d'admiration et de dégoût."
"Si le bien et le mal étaient clairement dissociables, si les nazis avaient été des monstres, il n'y aurait pas de problème. Le monde serait intelligible. C'est précisément parce qu'ils n'étaient pas que des monstres que ce qui s'est passé reste pour nous opaque et angoissant."
On retrouve ce type d'interrogation dans "J'apprends l'allemand".