La Mer pour horizon

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jeudi 31 mai 2007

Retour de Perros

Quatre jours sympas avec deux classes de seconde à Perros Guirec au Quinquis, lieu d'hébergement très chaleureux.

Pour suivre les aventures du groupe
Découverte passionnante du paysage à la maison du littoral. Apprendre à regarder : ces arbres qui s'aplatissent sur un rocher pour se protéger du vent et des embruns..

dimanche 27 mai 2007

Pour une littérature monde en français

Deux jours à St Malo, riches, comme chaque année, de découvertes.
Nous avons assisté à plusieurs débats sur le français tel qu'il se parle, s'écrit.. dans le monde.
Des auteurs français de France, français des antilles, québécois, belges, africains dont le français est la langue natale, des auteurs étrangers qui ont choisi le français comme langue de leurs écrits.. ont échangé sur la place qui leur est accordée par les médias, l'intelligentsia littéraire, les maisons d'édition, l'école ..à partir du manifeste publié dans le monde : Pour une « littérature monde » en français


 

lundi 21 mai 2007

Trois éclats blancs, Bruno Le Floc'h, Delcourt

Premier tome des aventures de Nonna, découvert dans "Un après-midi d'été".
Un jeune ingénieur des ponts et chaussées débarque sur la côte bretonne pour organiser la construction d'un phare.
Le travail est très difficile. La mer est plus forte que la volonté des hommes. Le rocher sur lequel doit être construit le phare n'est accessible que quelques jours par an. L'ingénieur, va découvrir une communauté méfiante au début, mais à laquelle il va petit à petit s'intégrer.
Nonna profite de la mer avant le grand conflit qui va balayer l'Europe de ce début de XXième siècle.

 

vendredi 18 mai 2007

Les giètes, Fabrice Vigne et Anne Rehbinder, Thierry Magnier

Monsieur Bertram, 80 ans vit dans un foyer logement de la région Parisienne. Il passe ses journées à trier ses papiers, à jouer au scrabble avec d'autres habitants de son lieu de vie, à parler avec son petit fils Marlon. Il retrouve son journal intime abandonné à la naissance de son fils. C'est l'occasion pour lui de revenir sur son histoire : celle d'un militant communiste, pacifiste.. Un engagement pondéré par sa passion pour le journal de Gustave Flaubert dont les citations ponctuent "Les giètes". Comme : " Plus les télescopes seront parfaits et plus les étoiles seront nombreuses. Nous sommes condamnés à rouler dans les ténèbres". Ou : "Je n'aime pas à manger seul. Il faut que j'associe quelqu'un aux choses qui me font plaisir".
L'arrivée d'une nouvelle voisine, russe qui a vécu la révolution du coté des perdants et  est arrivée en France avec l'espoir de revenir un jour au pays, va changer sa fin de vie. Marlon, malgré la différence d'âge va aider son grand-père à "apprivoiser" Lilia, sa voisine. Il lui apprend aussi que la photo à un autre but qu'enfermer les gens dans une image. C'est sans doute le propos de Anne Rehbinder qui a fait les photos illustrant ce beau livre. "La photo, ça ne sert pas à regarder. Ca permet d'apprendre à regarder".
Cet ouvrage fait partie d'une nouvelle collection chez Thierry Magnier : Photomaton. "L’idée de Photoroman est simple. Un photographe nous confie une série de 12 images, vision intime d’un univers. Un écrivain les reçoit sans aucune information. La contrainte est alors de les intégrer au cœur d’un récit : elles doivent bouleverser la vie du personnage principal."

Très bien, merci

Gilbert Melki attire les ennuis. Dans ce nouveau film, il incarne Alex, comptable marié à Béatrice (Sandrine Kiberlain), chauffeuse de taxi. Leur vie semble monotone, jusqu'au jour où Alex qui a déjà eu des ennuis avec les contrôleurs du métro, reste observer un groupe de policiers qui contrôlent un jeune couple. Tout aurait pu s'arrêter là mais Alex refuse de partir et est emmené au poste de police pour une garde à vue. Et là, tout s'enchaîne,  au lieu de rentrer chez lui, il souhaite rencontrer le commissaire pour se plaindre, ce qui exaspère les policiers. Il est alors emmené à l'hôpital psychiatrique.. Cela fait froid dans le dos. Une affaire banale qui l'emmène parmi les "fous", lui fait perdre son travail.. La fin est cynique , un peu à la façon du "Couperet" de John Westlake
Un film sur les limites que l'on se donne, que l'on nous donne..

mardi 15 mai 2007

Arno

Arno était en concert à Bleu pluriel vendredi soir.
Dommage que le son était si fort.
Une voix inimitable, la tendresse quand il parle de sa vieille voisine.

Petit souvenir..

dimanche 13 mai 2007

Irina Palm

Maggie vit dans la banlieue de Londres, pas très loin de chez son fils et sa belle-fille. Elle a vendu sa maison pour payer les soins de son petit fils, atteint d'une maladie orpheline. La vie dans le village où elle habite est pesante. Elle retrouve le sourire auprès de son petit-fils. 
Le jour où elle apprend que si de l'argent n'est pas trouvé pour l'envoyer en Australie, son petit fils mourra dans les semaines qui viennent, Maggie décide d'en chercher par tous les moyens possibles.
A 50 ans, difficile de trouver du travail.. Sauf dans un endroit où elle n'est jamais allé : le "Sexy world" qui cherche une hôtesse. Maggie pense services, ménage.. Il s'agit en fait de masturber, à travers un trou dans la paroi, les clients du lieu. Le patron, Miki, est un peu décalé . Il choisit de lui  donner sa chance en partie car elle a les mains douces.
Maggye devient l'experte de ce travail. Dans ce lieu glauque, elle organise sa vie de travailleuse du sexe.. Elle devient Irina Palm.
C'est un très beau film plein d'émotion, de tendresse. Maggye, grâce à cette expérience, qui aurait pu être scabreuse, retrouve un sens à sa vie. Elle règle leur compte aux commères du village et s'affirme comme femme indépendante face à son fils qui ne voyant en elle que la mère, pure et intouchable. 

Plus sur allociné

 

 

Internet et la campagne

 

Beaucoup de temps passé ces derniers temps sur internet à propos des élections présidentielles.

Les sites des medias sont bien sur incontournables : le nouvel Obs, Libé, Le Monde. Depuis lundi, Rue 89, par des anciens de Libé.

Les blogs des journalistes sont aussi intéressants par leurs aspects plus personnels.
J'aime bien :
* Celui d'Arret sur images
* Celui de Guy Birenbaum
* Celui de Jean Michel Apathie

Des blogs plus engagés :
* Celui de Alain Lipietz
* Bétapolitique : un blog collectif
* Petit jardin
A suivre...

 

 

 

samedi 12 mai 2007

@Brest


Brest est vraiment une belle ville. Une ville riche d'associations nombreuses et actives.
Nous avons rencontré hier Michel Briand, adjoint en charge de la démocratie locale, de la citoyenneté et de la démocratie et plusieurs personnes de son équipe, en particulier Elisabeth le Faucheur qui a organisé cette journée ..
Nous avons découvert des personnes dynamiques, à l'écoute et engagées dans la lutte contre la fracture numérique par l'utilisation des nouvelles technologies

Nous avons ainsi pu découvrir l'histoire des papis : "points d’accès publics à internet" brestois.
Ils nous ont aussi présenté l'expérience des wikis brestois conçus comme des outils d'écrits collectifs sur un territoire.
"Wiki-brest c'est un projet d'encyclopédie, d'atlas, de carnets sur Brest et le pays de Brest où chacun-e peut donner à voir des textes, des images, du son qui parlent de ce territoire."
Un animateur nous a fait aussi découvrir la web radio, http://www.cotontige.net/, crée par de jeunes lycéens et devenu un des lieux de communication et d'échange d'une Maison pour tous.
Un autre projet présenté : celui de la Maison des minéraux qui participe au projet "Territoires sonores" :.
"La Maison des Minéraux poursuit sa mission d’éducation à l’environnement en initiant un projet novateur de découverte sonore d’un territoire. L’objectif est d’offrir au citoyen, au randonneur, une autre dimension, une mise en relief d’un territoire (ici, le Cap de la Chèvre) au travers d’écoute de documents sonores. Il sera ainsi possible d’entendre les propos de spécialistes, d’habitants s’exprimant sur la singularité d’un lieu, son histoire. Il s’agit ici de réaliser le trait d’union entre "celui qui sait... et celui qui ne sait pas encore"" !
Toujours dans le même esprit : La phothèque collaborative du Pays de Brest :
"Donner à voir des représentations photographiques du Pays de Brest, permettre l’expression et le partage citoyen au-delà d’intérêts purement personnels, valoriser la création de contenus numériques et leur diffusion sur le web, diffuser des documents sous contrat Creative Commons."
Enfin, Elisabeth le Faucheur nous a fait découvrir le bureau libre Free eos : Bureau Libre Free-EOS est une compilation de logiciels libres en français sous Windows éditée depuis début 2005 en collaboration entre la Mairie de Brest, le projet Free-EOS (qui avait déjà créé le CD Free-EOS Winstation) et l’association Archipel du Libre.

Une journée passionnante et riche. Il nous reste à prendre appui sur ses expériences .

Michel Briand nous a signalé deux temps forts pour continuer à réfléchir et échanger sur ces questions:

Le 29 mai à Rennes : A la veille des Etés TIC, manifestation organisée par le Conseil Régional de Bretagne et ses partenaires autour des usages du web 2.0, la Commission « Culture numérique et vie dans la Cité » de Mégalis vous propose de faire le point sur le concept de web 2.0 en illustrant, à partir d’applications concrètes, les nouvelles opportunités qui s’offrent aux usagers de l’Internet.
4, 5 et 6 juillet 2007 à Rennes : Trois jours de rencontres et d’échanges autour des usages d’Internet et du Web 2.0.
Le programme

 

 

 

dimanche 6 mai 2007

Les Hyènes, Arnaud Gobin, Après la lune

Un nouveau livre de la collection "Lunes blafardes" chez "Après la lune".

Sur la Côte d'Azur, des personnalités politiques , industrielles, culinaires sont assassinées dans des conditions épouvantables. La police les retrouve dans des positions obscènes. La police entraînée par le Commissaire Cassoni pense avoir à faire à un serial killer.
Le roman nous entraîne sur plusieurs pistes pendant que la police découvre successivement les différents assassinats.
Est-ce un couple formé par une jeune fille et sa mère sidaïque ou un couple formé d'une jeune agent immobilier et de son amie transsexuelle? Est-ce un jeune d'origine maghrébine, cherchant de l'argent pour la cause islamiste.
L'enquête nous fait découvrir une Côte d'Azur aux mains d'individus peu scrupuleux mais aussi des paysages magnifiques.

 

mardi 1 mai 2007

Un regard sur la mer par le hublot

Une exposition que nous n'avons pu voir à Tours!!!
C'est superbe Nora!!!

 

" Nous sommes tous de minables coupables...."

" Nous sommes tous de minables coupables...." par Daniel Cohn-Bendit et Alain Geismar (30/04/2007)

Nous sommes coupables d'avoir fait souffler un vent de liberté et d'autonomie à la radio-télévision d'état d'alors; ce que semble regretter Nicolas Sarkozy.
Nous sommes coupables d'avoir rêvé d'autonomie et de démocratie dans les écoles, les universités et les usines. Coupables d'avoir désiré la justice et l'égalité au travail comme à la maison; ce qui semble déranger Nicolas Sarkozy.
Nous sommes coupables d'avoir taillé une croupière à l'autoritarisme gaulliste, marxiste, communiste, syndical et patronal.
Nous sommes coupables de cette réalité d'aujourd'hui où les femmes et les hommes décident en toute liberté de leur corps et, pire, de rester ensemble ou de se quitter. De cette réalité où les jeunes décident librement de leur contraception et où les femmes ont le droit de choisir de laisser naître un enfant ou pas. Visiblement cela ne plaît pas non plus à Nicolas Sarkozy.
Nous sommes coupables d'un tas de conneries comme "CRS-SS". Mais était-ce donc pire que les propos d'un Georges Marchais, alors secrétaire général du Parti communiste français, pour qui "l'anarchiste allemand" venait déranger la classe ouvrière française ou qu'un " Cohn-Bendit à Dachau! " qui servait de mot d'ordre à la grande manifestation gaulliste?
Nous sommes coupables du bêtisier révolutionnaire des "Vive Trotski', "Vive Che Guevara!"," Vive Mao!", autrement dit, des "Vive la révolution autoritaire ou totalitaire", " libertaire ou plébéienne".
Coupables donc d'avoir béatifié Marx ou Proudhon en ignorant Hannah Arendt et Albert Camus mais aussi de n'avoir pas bien lu Jean-Paul Sartre.
Nous sommes génétiquement coupables d'un désir d'égalité, de solidarité et de liberté.
Nous sommes génétiquement coupables de penser que le pouvoir n'est pas la propriété privée d'un homme ou d'une femme.
Nous sommes génétiquement coupables de rêver d'une mondialisation écologiquement et socialement régulée.
Nous sommes génétiquement coupables de croire que le karcher ne résout rien et que la police ne peut pas tout.
C'est pour toutes ces raisons que nous décidons de créer un cercle des "enragés repentis fatigués de la chienlit" et que nous demandons à être rééduqués par le maître penseur de la révolution culturelle sarkozyste, André Glucksmann, en promettant de nous flageller publiquement et collectivement devant le siège de l'UMP les jours de prière du vendredi, samedi et dimanche.
Et puisque nous nous découvrons aujourd'hui, non sans intérêt ni surprise, responsables de la spéculation boursière et des parachutes dorés pour les grands patrons, nous convoquons, en vertu des droits à la propriété intellectuelle, une assemblée générale pour réclamer collectivement nos dividendes qui financeront nos séances d'autocritique, de confession publique, de pénitence et d'humiliation. Nous voilà prêts à "passer aux aveux" au prochain congrès de l'UMP.
Inch'Allah, Mazel-Tov, que Dieu nous bénisse et que la révolution sarkozyste nous punisse.
Nous savons que, libérés de notre culpabilité, nous pourrons nous épanouir à l'ombre du pouvoir de Nicolas Sarkozy. Ensemble, et sans tous ceux qui dérangent. Sous les pavés de notre honte, la plage...
Merci Saint Nicolas.