La Mer pour horizon

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vendredi 18 mai 2007

Les giètes, Fabrice Vigne et Anne Rehbinder, Thierry Magnier

Monsieur Bertram, 80 ans vit dans un foyer logement de la région Parisienne. Il passe ses journées à trier ses papiers, à jouer au scrabble avec d'autres habitants de son lieu de vie, à parler avec son petit fils Marlon. Il retrouve son journal intime abandonné à la naissance de son fils. C'est l'occasion pour lui de revenir sur son histoire : celle d'un militant communiste, pacifiste.. Un engagement pondéré par sa passion pour le journal de Gustave Flaubert dont les citations ponctuent "Les giètes". Comme : " Plus les télescopes seront parfaits et plus les étoiles seront nombreuses. Nous sommes condamnés à rouler dans les ténèbres". Ou : "Je n'aime pas à manger seul. Il faut que j'associe quelqu'un aux choses qui me font plaisir".
L'arrivée d'une nouvelle voisine, russe qui a vécu la révolution du coté des perdants et  est arrivée en France avec l'espoir de revenir un jour au pays, va changer sa fin de vie. Marlon, malgré la différence d'âge va aider son grand-père à "apprivoiser" Lilia, sa voisine. Il lui apprend aussi que la photo à un autre but qu'enfermer les gens dans une image. C'est sans doute le propos de Anne Rehbinder qui a fait les photos illustrant ce beau livre. "La photo, ça ne sert pas à regarder. Ca permet d'apprendre à regarder".
Cet ouvrage fait partie d'une nouvelle collection chez Thierry Magnier : Photomaton. "L’idée de Photoroman est simple. Un photographe nous confie une série de 12 images, vision intime d’un univers. Un écrivain les reçoit sans aucune information. La contrainte est alors de les intégrer au cœur d’un récit : elles doivent bouleverser la vie du personnage principal."

Très bien, merci

Gilbert Melki attire les ennuis. Dans ce nouveau film, il incarne Alex, comptable marié à Béatrice (Sandrine Kiberlain), chauffeuse de taxi. Leur vie semble monotone, jusqu'au jour où Alex qui a déjà eu des ennuis avec les contrôleurs du métro, reste observer un groupe de policiers qui contrôlent un jeune couple. Tout aurait pu s'arrêter là mais Alex refuse de partir et est emmené au poste de police pour une garde à vue. Et là, tout s'enchaîne,  au lieu de rentrer chez lui, il souhaite rencontrer le commissaire pour se plaindre, ce qui exaspère les policiers. Il est alors emmené à l'hôpital psychiatrique.. Cela fait froid dans le dos. Une affaire banale qui l'emmène parmi les "fous", lui fait perdre son travail.. La fin est cynique , un peu à la façon du "Couperet" de John Westlake
Un film sur les limites que l'on se donne, que l'on nous donne..