Le dernier numéro de la revue 813, le numéro 100, est consacré au grand écrivain britannique : Robin Cook.

On y trouve, en particulier, une interview de François Guerif, qui a été son éditeur (chez Rivages) et son ami.
"Robin, c'est quelqu'un qui est révolté par le mal et surtout révolté par l'indiffrénce de l'homme vis à vis de la souffrance de ses semblables. Il décide donc qu'aucune mort n'est inutile, que toute mort mérite d'être pleurée, d'être regrettée, que la mort la plus absurde, le personnage le plus anonyme ont droit à un mémorial sentimental"..
Un très beau témoignage et hommage de Jean Hugues Oppel.
"Van Gogh disait de l'œuvre de Rembrandt qu'il fallait être mort plusieurs fois pour peindre ainsi. Nous pouvons remplacer peindre par le verbe écrire, en changeant le nom du personnage principal. Mais comme tous les génies, un jour, Robin Cook est mort une fois de trop".
Une correspondance entre Robin Cook et Jean Patrick Manchette...
"Rien de bien surprenant; bien sûr, à ce que le roman noir prouve son bien-fondé en Russie. Le passé de la Russie, depuis la nuit des temps, est un roman noir, et je me demande souvent si c'est pour cette raison que leur littérature est si grande - si grande, en fait, qu'il a fallu l'anéantir."

A lire (entre autres ) de Robin Cook :
"J'étais Dora Suarez" Rivages/noir
"Quand se lève le brouillard rouge" Rivages