Deux grands cinéastes sont morts cet été.

Le Monde leur a consacré un très beau supplément.
Il proposait, en particulier un dialogue croisé entre les deux cinéastes. Voici ce qu'ils disent à la question suivante :
"Est-il utile de représenter le mal?"
Michelangelo Antonioni :  "La littérature s'est depuis toujours attachée à traiter du mal et de la souffrance. Je ne crois pas qu'il existe une oeuvre de grande valeur qui traite du bien ou de la joie. On dit que le bien n'a pas d'histoire."
Ingmar Bergman : " Il existe un mal virulent. Appelez-le péché ou n'importe quoi, il est créé par l'homme. L'être humain est fait de telle sorte qu'il porte en lui des tendances à l'autodestruction et à la destruction de son entourage"