Du slam dans les Côtes d'Armor : cité rap
Rouda sera à Pordic en décembre


Les poètes se cachent pour ecrire

Les poésies se cachent et la plupart naissent lorsque le jour se lève
Au moment où les yeux se mouillent et volent comme un voile que le vent soulève
Je me cache pour écrire ce que ne sauraient dire mes lèvres
Ce que ne saurait dire la lune qui m'envoie ses rêves qui dévorent

Les sentiments que le cœur refoule s'expriment dans mes paragraphes
S'impriment dans le cœur des foules comme le ciment marqué par un graff
Mon stylo et ma main sont comme reliés par une greffe
Je m'accroche aux parois mais je n'ai pas assez de griffes

Les poètes se cachent pour écrire, moi à chaque fois j'ouvre une parenthèse
Où le temps se suspend, où mon esprit surpasse toutes mes hantises
On a encore sur nos peaux les empreintes de la glaise
Qui s'asséchera d'un coup avant que Souleymane se taise

Le silence m'étouffe, mais je reprends mon souffle à chaque mot
Qui me recouvrent d'une étoffe à une époque où les princesses n'embrassent plus les crapauds
L'écriture me délivre, elle ouvre des espaces clos
Dessine des fleurs sur la peau de l'éclopé au sourire presque éclos

C'est pas que j'ai pas de mémoire, mais c'est un vaste trou
Où je me perds lorsque le ciel est noir et que je déteste tout
Les poètes se cachent pour écrire alors cette fois j'oublie tout
Mes défauts, mes atouts, mes défis, mes atomes, moi j'suis fou de ce thème et c'est tout

Les poètes se cachent pour écrire, Souleymane regarde nous
On est sortis de notre cachette et maintenant on vous regarde vous

Credits : Rouda / Les Editeurs du Soir