Après "les âmes grises" et "la petite fille de Monsieur Linh", Philippe Claudel nous propose un récit grave. Brodeck est le juif éternel et en même temps une sorte de conscience. Arrivé enfant dans un village isolé, après avoir survécu à un pogrom, il pense avoir trouvé la paix. Intégré (croit-il), Il est envoyé par le village étudier à la ville. Brodeck y découvre les livres et l'amour mais aussi la peur et la haine qui envahit la ville. Face à la misère, le peuple mais aussi les lettrés ont besoin de boucs émissaires. C'est la chasse au faciès. De retour au village où il se réfugie, Brodeck est dénoncé par ses meilleurs amis, terrorisés par la peur, à l’envahisseur fasciste. Il va survivre dans un camp en perdant toute humanité, acceptant de devenir le chien de l’un des kapos . De retour chez lui, où il n'était plus attendu  : son nom a été gravé sur le monument aux morts..Il va ouvrir les yeux sur la veulerie humaine en ayant à écrire un rapport sur la mort de « l Ândere », l’autre, cet homme apparu quelques temps après son retour.
Brodeck, lui même va disparaître, la société des hommes n'aime pas la différence, en a peur..
"Je m'appèle Brodeck, et je n'y suis pour rien
Brodeck, c'est mon nom
Brodeck.
De grâce, souvenez-vous
Brodeck"

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