La Mer pour horizon

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mercredi 30 janvier 2008

Partenariat Algérie

Une association qui soutient des associations algériennes qui militent pour les droits des femmes, la laïcité et la démocratie.
Un des projet soutenus : la coopérative apicole des femmes. Favoriser l'autonomie financière et sociale des femmes, un projet très ambitieux dans un pays où l'islamisme est de plus en plus influent.

mardi 29 janvier 2008

Pouy et Camus

J'aime bien cette citation de Camus que nous propose JB Pouy, en préface à son nouveau livre : Nus, Fayard

Au lieu de tuer et mourir pour produire l'être que
nous ne sommes pas,
nous avons à vivre et faire vivre pour créer ce
que nous sommes


Albert Camus

 

lundi 28 janvier 2008

«Penser Wikipedia comme un projet, pas une encyclopédie»

C'est une interview d'Olivier Ertzscheid, maître de conférences en sciences de l’information à l’université de Nantes et à l’IUT de la Roche sur Yon, et auteur du blog affordance
"Il faut essayer de penser Wikipedia non pas simplement comme une encyclopédie, mais comme un projet encyclopédique et un bien commun de l’humanité."
"Pour Wikipédia, c’est assez étrange de remarquer que, même s’ils (les élèves-étudiants) sont de plus en plus nombreux à connaître, « à froid », la particularité du site (n’importe qui peut l’éditer et le modifier), ils font abstraction de cet aspect quand ils sont pris dans leurs usages « à chaud » (faire une recherche documentaire par exemple)."
"Notre boulot d’enseignant est de montrer que d’autres alternatives existent et de démystifier le fonctionnement de ces outils en en montrant les formidables potentialités mais également les énormes limites. Pour utiliser au mieux ces outils il faut être capable de les replacer dans une perspective globale : celle de l’évolution des outils de classement, d’accès et de traitement de l’information et des connaissances."
Pour lire l'article complet

dimanche 27 janvier 2008

Etables, grand bleu, marée basse

Des mouettes se laissent
bercer par les vagues
L'odeur
des algues et du sable

samedi 26 janvier 2008

Des ogres à Trégueux

Après la fanfare égyptienne, une bien belle fanfare. Au moins cinquante instruments pour quatre musiciens. De l'énergie, de la tendresse, de l'engagement (contre les expulsions des sans papiers). Une soirée à Trégueux qui donne de l'énergie. Que du bonheur!!

Contes, vents et marées

Sait-on jamais où les vents nous mènent ?
Moi ils sont venus me mettre un matin,
Hélas sur la route de Rennes, mauvais destin !

C'est là-bas que j'ai perdu tous mes biens
En trahissant naïvement tous les miens,
Mais ne vous l'avais-je pourtant pas prédit, vous mes amis ?

Cette chanson vous est un peu dédiée,
Me laissant une chance de me justifier
Sur ce temps qui vous fit, d'ailleurs merci, bien des soucis.

Preuve quand même que rien n'est jamais perdu,
Qu'y a toujours une place pour le traître vaincu,
Pour moi l'ami qui jours après jours devins un inconnu.

Rappellez-vous, c'était y a pas si longtemps
Un soir décidé j'ai changé de camp
Mettant dans le grenier de l'oubli mon utopie .

(...)

Alors...
Sait-on jamais où les vents nous mènent ?
Moi ils sont venus me mettre un matin.
Sait-on jamais où les vents nous mènent ?
Moi ils se sont bien moqués de ma peine.

Sait-on jamais où les vents nous mènent ?
Moi ils sont venus me prendre un matin.
Sait-on jamais où les vents nous mènent ?
Moi ils se sont bien moqués de ma peine !

Toute la chanson

Les ogres sur leur site

free music

vendredi 25 janvier 2008

Didine

S'engager ou pas. Didine est une jeune femme gentille avec tous et serviable. Par hasard, un jour, rendant visite à sa meilleure amie, qui vient de faire une tentative de suicide, à l'hôpital, elle découvre la solitude des personnes âgées. Se laissant porter par les évènements, comme d'habitude, elle découvre alors une association qui apporte un peu d'amitié à des anciens isolés. Didine fait ainsi la connaissance d'un milieu associatif qu'elle ne connait pas et de grand mères dont le caractère n'est pas toujours agréable. C'est ainsi aussi qu'elle va découvrir l'amour. Geraldine Pailhas est merveilleuse dans ce rôle. On y découvre Benjamin Biolay, en amoureux méconnu. Un film simple et frais.

free music

jeudi 24 janvier 2008

Des nouvelles de Cesare

"Cette photo de Cesare Battisti à l'audience est la première que l’on voit depuis celle de son arrestation au Brésil. Elle signifie, pour l’ancien réfugié italien en France, le début du -possiblement long- processus qui décidera de son extradition du Brésil vers l’Italie. Qui le réclame depuis plus de vingt ans, et à qui la France avait décidé de le livrer en 2004.

C’est surtout la première photo que l’on voit depuis sa grève de la faim, menée dans sa cellule de Rio pour protester contre le refus des autorités de le transférer. Car depuis son arrestation sur le front de mer de Copacabana le 18 mars, l’Italien s’est souvent plaint de conditions de son incarcération."

La suite sur Rue 89 par Hubert Artus

mercredi 23 janvier 2008

La perdida, Jessica Abel, Delcourt

Carla arrive à Mexico sur les traces de Frida Kahlo et de son père mexicain qu'elle n'a pas connu. Américaine par sa mère, elle veut retrouver ses racines paternelles. Elle vit d'abord avec son ami Harry, riche américain qui essaye de son coté de suivre les traces de Kerouac et de Burroughs sans contact avec la population locale. Carla, elle, veut découvrir la culture locale et se rapproche de mexicains vivant dans les marges. Oscar et Memo sont de ce monde de la nuit, des combines (drogue) mais aussi du gauchisme anti-américain. Elle va apprendre à ses dépens qu'il est difficile d'échapper à son histoire...
Une très belle histoire servie par des dessins en noir et blanc comme les discours d'Oscar et Memo.

mardi 22 janvier 2008

Alain Campos

Un artiste à découvrir.
 Il avait réalisé la couverture des deux premiers recueils de nouvelles de la Fureur du Noir : Haras et La maison du bourreau

lundi 21 janvier 2008

Entrée du diable à Barbesville, Marc Villard, Rivages

Dans ce recueil, Marc Villard, regroupe des nouvelles parues dans différents recueils ou revues. On retrouve son style incisif et court. Sans abri, dealers, écrivain raté, flic véreux.. les personnages de Marc ne font partie des fréquentations de notre Président ou du moins pas celles qui apparaissent dans les médias..
J'ai beaucoup aimé "Du coté des étangs". Un écrivain anime un atelier d'écritures en banlieue. Le thème de l'atelier : "l'idée de la mort". "Aujourd'hui, je ne sais pas trop mais quand j'avais votre âge, je pensais qu'on pouvait mourir de faire l'amour. Que le corps se vidait de toute vie dans les rapports sexuels". Chacun revient sur des morts qu'il a croisé dans sa vie : un accident du travail, un grand-père..
L'auteur perçoit dans l'un des textes écrits par un jeune du groupe comme un appel à l'aide. Et la réalité rejoint la fiction. Le jeune avait tué son père, alcoolique qui battait sa sœur. L'écrivain va l'aider à faire disparaître le corps.
De la proximité poussée très loin du roman noir avec les perdants de la vie. Du très beau Marc Villard.

dimanche 20 janvier 2008

La visite de la fanfare

Un film tendre et hors du temps. Une petite fanfare égyptienne débarque en Israël. Personne ne les attend. Le responsable du groupe est un officier mélancolique et fier .Son accent anglais est difficilement compréhensible par les oreilles israéliennes. La petite troupe se retrouve par erreur dans un village au fin fond du désert. La patronne du seul café de la petite ville va leur proposer de les héberger. Une soirée à passer quand on ne se connaît pas, quand il n'y a pas si longtemps, on était ennemis. Des rencontres vont pourtant avoir lieu. Entre le responsable du groupe et la patronne du café. Elle arrive à lui tirer les mots de la bouche et à lui faire exprimer son extrême sensibilité. Le plus jeune musicien, un peu rebelle, va apprendre à un jeune israélien un peu timide comment draguer sa première fille..
Un moment rare d'humanité vraie
Plus

samedi 19 janvier 2008

XXI et Ploermel

Un nouveau trimestriel découvert hier à Ploermel.
Le sommaire propose entre autres, un article sur le Maire actuel : Ploërmel-sur-Russie
Paul Anselin est  fanatique des caméras vidéo et admirateur de Jean Paul II : une statue de ce Pape a été érigée sur une des places de la ville.
Une nouvelle équipe autour de Béatrice Le Marre, va tenter de proposer une autre dynamique à la ville.
Découvrir le projet du magazine sur son blog
La présentation qu'en fait Rue89

jeudi 17 janvier 2008

Etables autrefois

Les paysages changent...
Découvert ce site de cartes postales anciennes sur ce blog consacré à la littérature d'Irlande, de Bretagne et d'ailleurs..

mercredi 16 janvier 2008

J'étais un enfant de survivants de l'holocauste, Bernice Eisenstein, Albin Michel

"Je n'ai jamais trouvé le point de fuite de l'holocauste, je n'ai jamais vraiment su où me situer sur son horizon".
"Je lis pour m'ouvrir à toutes les émotions, comme la fille de parents qui ont éprouvé une perte inimaginable. Je lis pour être courageuse, pour apprendre à naviguer dans les eaux mouvantes du monde"
"Je suis perdue dans la mémoire. C'est un lieu dont il n'existe aucune carte, dont on n'a pas oublié la latitude pour m'aider à revenir sur mes pas jusqu'à mon point de départ."
Bernice Eisenstein raconte et dessine son histoire de fille de déportés juifs. Ses parents se sont rencontrés à Auschwitz et mariés peu après la libération avant d'émigrer au Canada. Bernice dit sa difficulté a comprendre et à connaître l'histoire de ses parents. Comment se construire quand tout une partie de la vie de ses parents est tue mais transpire de leur façon d'être de réagir. 
Bernice nous raconte comment elle a petit à petit découvert l'histoire de son père, comment il a survécu sans que celui-ci ne puisse le lui raconter ("La parole ou la vie" de Jorge Semprun"). Elle nous dit aussi comment sa mère, elle, a pris la parole pour témoigner, dire comment elle a échappé aux expériences médicales de Mengele.
Ce livre est aussi un hommage à la lecture qui l'a aidé à comprendre : Primo Levi, ElieWiesel..
Un très beau livre sensible et  tendre.

mardi 15 janvier 2008

Printemps des poètes 2008

C'est la dixième édition du Printemps des Poètes  :
Du 3 au 16 mars 2008
,
sur le thème "
Eloge de l'autre. Carrefours, croisements, métissages"

Comme chaque année une sélection de poèmes sur le thème de l'année sont proposés comme celui-ci de

Claude Albarede

:

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lundi 14 janvier 2008

L'immeuble d'en face, tome2, Vanyda, la boite à images

Nous retrouvons les habitants du petit immeuble découvert dans L'immeuble d'en face (tome 1).
Chacun vit sa vie : le couple du premier, Fabienne et Jacky, avec son chien qui doit subir une opération.
Claire et Louis, jeune couple du troisième, alternent rencontres avec les copains et moments plus intimes.
Béatrice, au premier est contente d'avoir sa mère pour la décharger un peu de son face à face avec ses deux petits enfants.
Et de temps en temps, des rencontres ont lieu, des services sont rendus..
La vie d'un immeuble d'aujourd'hui où de petites solidarités voient le jour..

dimanche 13 janvier 2008

"It's a free world" Kean Loach

A "free world" mais surtout un monde dur pour les faibles, les immigrés. Angie est une jeune femme sympathique, mère d'un petit garçon dont elle s'occupe épisodiquement le laissant en garde  à ses parents. Elle travaillait dans une agence d'interim pour migrants. Licenciée, elle décide de monter sa propre entreprise avec son amie Rose. Les deux femmes ont l'énergie de la jeunesse et de la beauté. Angie n'a pas froid aux yeux et pas de scrupules. Elle devient une esclavagiste des temps modernes. La force de Ken Loach, comme souvent, est de nous proposer des personnages sympathiques et proches même lorsqu'ils agissent de la pire manière..
"A travers l'histoire d'Angie, formidablement interprétée par Kierston Wareing, et à travers son entourage, enfin, le réalisateur constate: l’oppressé est aussi oppresseur, le cynisme ambiant permet à chacun de se déresponsabiliser, de se dédouaner, le système repose sur ce terrible enchaînement de peur et de violence." ( Lu sur Rue 89)

samedi 12 janvier 2008

"La politique de civilisation" d'Edgard Morin

Il est question ces jours-ci de la "politique de civilisation" de Edgar Morin qui apparaît comme un gadget lancé dans l’opinion publique. Le Crap, mouvement pédagogique republie le texte d'une conférence prononcée par celui-ci en 1995 et toujours d'actualité. En voici quelques extraits ainsi que le lien vers le texte complet.

Les missions de l'école :
"il s’agit de transmettre et d’essayer de l’incorporer dans les esprits des nouvelles générations et il s’agit en même temps, par cette transmission et incorporation de le régénérer car toute chose acquise a le don de reprendre vie, de revenir à la vie. Ainsi, il y a une façon morte d’expliquer le Cid, les Fables de La Fontaine, l’Histoire de France et il y a, aussi, une façon vivante qui suppose la réinterprétation."(...)
"Il s’agit de s’adapter à la société, mais aussi d’adapter la société à la culture qui lui a été transmise par le passé et qui doit se poursuivre dans le futur. Il faut adapter les techniques à cette mission et non pas noyer cette mission dans les techniques."(..)
"Ressusciter les solidarités ne peut se faire ni par discours, ni par décret mais par une politique de civilisation fondée sur une espérance. Car un des facteurs de la démoralité est la perte de l’espérance, la perte du futur. On n’a pas vu venir cette sorte de catastrophe généralisée et invisible qui s’est produite ces vingt dernières années : la perte du futur."(..)

vendredi 11 janvier 2008

Deux études intéressantes sur les bibliothèques que l'on brulent et sur "internet et pratiques culturelles"

La première concerne les bibliothèques, cibles des révoltes des banlieues :
Les questions que se posent les auteurs de l'article sont fondamentales :
"Depuis un peu plus d’un an, nous menons une enquête de terrain pour tenter de comprendre ces événements [1]. Comment sortir de la perplexité dans laquelle nous laisse le fait d’une bibliothèque brûlée ? Comment comprendre ces actes ? Qu’est-ce qui est ciblé ? Une institution publique ? Un bâtiment représentant le pouvoir ou la République ? Une bibliothèque… Mais qu’est-ce qu’une bibliothèque ? Et qu’est-ce qu’une bibliothèque pour eux, les auteurs des violences ? Pour « eux », c’est-à-dire, d’autres que nous ? Le premier pas à faire pour sortir de l’embarras, c’est de prendre conscience que nous autres, bibliothécaires, enseignants et sociologues, nous faisons partie d’un même groupe particulier : nous gagnons notre vie et nous affirmons notre position sociale dans le marché du livre. Le livre est souvent présenté comme un attribut de l’individu, un support d’approfondissement de son rapport à soi. Mais il est aussi un objet social dont on se sert pour tracer des frontières entre les groupes et les catégories."
La conclusion  : Professionnalisées, les bibliothèques sont dans l’impossibilité de mener un tel travail. Les partis politiques agissent sur le monde populaire depuis l’État et par l’intermédiaire des institutions. Il est temps peut-être de sortir vers la société civile pour participer davantage, et dans le face-à-face, à la socialisation politique des individus et à la formation des groupes sociaux. Cela enlèverait un poids du dos des bibliothécaires et autres travailleurs sociaux ou de la culture, et clarifierait peut-être le rôle des institutions.
Le texte complet sur la vie des idées

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jeudi 10 janvier 2008

Passer l'hiver, Olivier Adam, Points Seuil

La vie n'est pas facile pour les personnages d'Olivier Adam : infirmière, professeur, ancien détenu, serveuse de station service..
Mort d'un père, travail un 25 décembre, chômage, ennui..
Ils sont tous prêts de baisser les bras : alcoolisme, maladie mentale,..
Pour les faire vivre ou survivre, il n'y a que les enfants présents dans l'ensemble des nouvelles, leur fraicheur, leur besoin de l'adulte, leur tendresse. Il y a aussi la solidarité. Et la nature : la forêt, la mer..
"La mer dans la nuit, c'est surtout le bruit des vagues et les lumières qui se reflètent".
Un très beau recueil de nouvelles, tendre et désepéré.
Une belle critique sur ce blog .

 

mercredi 9 janvier 2008

Tohu-bohu, Marc Villard et Jean-Bernard Pouy, Rivages

Marc Villard et Jean Bernard Pouy aiment se jeter des défis. Après Ping-Pong, ils se sont proposés d'interférer, de prolonger, de détourner le texte de l'autre.
A tour de rôle, ils nous proposent une nouvelle qui est reprise par l'autre.
JB Pouy adore nous  proposer des histoires néo rurales dont les personnages sont une corneille, une vache, un chien,..
"Je souffle, je suis bien. En ce moment l'herbe est touffue, et mes pis gonflent assez pour qu'on vienne me traire tous les soirs et tous les matins. Je fais quelques pas, j'évite mes bouses, faut pas croire, les vaches tentent toujours de rester propres".
M  Villard les reprend à sa sauce plus urbaine, plus jazzy. Quand c'est son tour de dégainer, on a plutôt à faire à des tueurs en série, un frigo..
"Mais cet homme qui achève un cycle est en fait une victime révoltée de la société spectaculaire marchande. Qu'il ait tué quatorze personnes en trois ans est d'un intérêt limité".
Beaucoup d'humour noir et de jubilation dans ces nouvelles.
Le recueil se termine par une très belle nouvelle de Gilles Mangard : "En silence" sur des airs de jazz.
"Sous la douche qui criait, il alternait le chaud et le froid. Je le sens, je suis vivant. J'élimine le tiède de mon existence. Chaud-froid, froid chaud. Je vais remplir cette enveloppe trop maigre qui me sert de frontière entre dedans et dehors".

mardi 8 janvier 2008

Andy Goldsworthy et le Land Art

Découvert grâce à Laurent, cet artiste du "Land Art"," il considère ses œuvres comme de l' "art éphémère", le temps de dégradation pouvant varier de quelques secondes à plusieurs années : sculptures de glace qui ne durent qu'une saison, ou de sable sur une plage disparaissant à la première marée, constructions de pierre ou de métal qui ne subissent qu'une entropie naturelle." (wikipedia).
Pour mieux découvrir son oeuvre .
Wikipedia propose aussi un site pour les enfants (mais les grands peuvent aussi) : L’art et la manière : Andy et le Land Art


lundi 7 janvier 2008

Le champ du sang, Denise Mina, Le Masque

Glasgow, 1981, Paddy Meehan est "garçon de course" au Scottish Daily news. Elle vit toujours chez ses parents irlandais catholiques des quartiers pauvres. Paddy rêve de sortir de son milieu familial très conformiste. L'assassinat d'un jeune enfant va lui donner sa chance. Elle comprend très vite que les deux enfants, accusés du crime n'ont pu le faire seuls. L'enquête qu'elle va mener lui permet de s'émanciper du poids familial et de nous faire découvrir la vie du petit peuple ouvrier de Glasgow. ""Alors Paddy finit par aller à la messe pour faire plaisir à sa mère, qui y alla pour faire plaisir à son mari, qui y alla pour montrer l'exemple à leurs enfants". Un roman dans la lignée des Harvey, Rankin, McDermid,..
Revue de presse de Denise Mina
Le site de Denise Mina

dimanche 6 janvier 2008

La graine et le mulet, Abdellatif Kechiche

Des gens dont on ne parle pas au cinéma mais comme le dit le réalisateur Abdellatif Kechiche : "Je voulais donner à mes personnages une dimension romanesque et ne pas les limiter à des archétypes socioculturels caricaturaux. Je souhaitais leur apporter plus d'humanité qu'on ne le fait souvent. Ce sont des hommes et des femmes. Pas des symboles.". Du temps : le film dure 2h27. 
Le réalisateur aime ses personnages, ses comédiens. On sent que l'équipe du tournage forme une bande, un collectif comme toute la famille recomposée, élargie de Slimane.
C'est un bel homme, au début de la vieillesse, qui est jeté de son travail de menuisier de marine après de nombreuses années de bons et de loyaux services. Il vit dans un hôtel dont la propriétaire est sa nouvelle compagne mais continue à recevoir sa part de couscous de son ex-femme, bonne cuisinière et ménagère et icône de la mère algérienne. Slimane, qui est fier, veut se relancer en ouvrant un restaurant de couscous au poisson (spécialité de son ex-femme) sur un vieux bateau qu'il va retaper.. Aidé de Rym, la fille de sa compagne (magnifique comme toutes les femmes du film), il est confronté à toutes les démarches administratives pour ouvrir son commerce..
Le film est magnifique d'humanité. Abdellatif donne du temps au temps et nous offre de magnifiques échanges. Entre Rym et sa mère qui ne veut pas, par orgueil, participer au premier repas sur le bateau. Entre Slimane et Rym où celle-ci redit à son beau-père que sa vie est ici en France, qu'il s'est enraciné malgré les difficultés. Autour du couscous familial..
Les personnages sont beaux parce que complexes.
Plus sur le site de Télérama

 

 

samedi 5 janvier 2008

Sylvie et Kim Rouch

J'aime bien l'écriture de Sylvie Rouch. Par exemple dans "Corps Morts"
Avec son mari, Kim, elle continue un travail commencé pour "l"homme du Niger". Un recueil de nouvelles : "Quatre saisons sur la Rance" où l'on retrouve aussi Gérard Alle, José Louis Bocquet et Denis Flageul doit paraître prochainement chez Coop Breiz.
On peut admirer le travail de Kim sur son site

 

vendredi 4 janvier 2008

La théorie du chien perché, Marie-Sabine Roger, Thierry Magnier

Pas facile de se mettre dans la peau et surtout dans la tête de ceux qui ne pensent pas comme nous, dont on ne comprend pas les comportements.
Juliette ne parle pas mais vit pleins de choses dans sa tête. Ce qu'il faut faire, ce qu'il ne faut pas faire. Les bons signes et les mauvais signes.... 
Parfois elle devient violente parce qu'elle ne veut pas que quelque chose s'arrête mais comme les autres n'ont rien vu, sa colère épouvante tout le monde.
Heureusement qu'il y a Lucile qui la garde chez elle et qui a la patience d'un ange avec elle. Heureusement qu'il y a les lapins et aussi cette grand-mère placée chez Lucile qui lui raconte des histoires qui ne devraient jamais s'arrêter.. Une sensibilité à fleur de peau..
Pour réfléchir ceux qui ne réagissent pas comme nous : les timides, repliés sur eux-mêmes....
Plus sur Marie Sabine Roger

 

jeudi 3 janvier 2008

« Journal », par Hélène Berr, Tallandier

Sur France Inter, ce matin, Thierry Steiner s'entretenait avec Antoine Sabbagh, Historien, conseiller éditorial de Tallandier à propos de la sortie du " Le journal d'Hélène Berr".
Voici l'un des passages cités ce matin (trouvé sur ce blog) :

Le 1er juin 1942, la mère d’Hélène lui annonce «la nouvelle de l’étoile jaune».
Sa réaction, d’une grandeur unique, se passe de tout commentaire. Il suffit d’en citer cela :

«Chez Mme Jourdan, j’ai rencontré (…) avec qui nous avons discuté de la question de l’insigne (l’étoile jaune). A ce moment-là, j’étais décidée à ne pas le porter. Je considérais cela comme une infamie et une preuve d’obéissance aux lois allemandes.
Ce soir,tout a changé à nouveau : je trouve que c’est une lâcheté de ne pas le faire, vis-à-vis de ceux qui le feront.
Seulement, si je le porte, je veux toujours être très élégante et très digne, pour que les gens voient ce que c’est. Je veux faire la chose la plus courageuse. Ce soir, je crois que c’est de le porter.»

Et voici ce qu’elle écrit huit jours plus tard :

«Mon Dieu,je ne croyais pas que ce serait aussi dur. J’ai eu beaucoup de courage toute la journée. J’ai porté la tête haute, et j’ai si bien regardé les gens en face qu’ils détournaient les yeux. Mais c’est dur.
D’ailleurs,la majorité des gens ne regarde pas. Le plus pénible, c’est de rencontrer d’autres gens qui l’ont.».

Le livre est préfacé par Patrick Modiano . On peut trouver cette préface sur Bibliobs

 

 

 

Raphael Binet au Musée de St Brieuc

Très belle exposition, Raphael Binet au Musée de St Brieuc.

Même s'il n'a pas saisi sur la pellicule de son appareil photographique ou de sa caméra la vie de tous les jours des briochins ou des bretons, Raphael Binet par ses images de la Foire St Michel, de fêtes religieuses, laïques ou militaires nous donnent une bonne idée de l'ambiance de la ville dans les années trente.
L'exposition montre bien aussi l'importance du lien action politique, économique, culturelle .. pour le dynamisme et l'attrait d'une ville.

mercredi 2 janvier 2008

Actrices

Actrices, un métier exaltant où l'on change de personnage, ou l'on devient une autre de personne à chaque spectacle. Un métier où le metteur en scène peut vous "malaxer", vous recomposer à sa guise. C'est le cas pour Marcelline ( Valeria Bruni Tedeschi) qui au début du film essaye de se glisser dans le personnage de Nathalia Petrovna, l'héroïne de la pièce de Tourguéniev Un Mois à la campagne. Mais, cette fois-ci, la mue a lieu difficilement, malgré la tyrannie du metteur en scène (Matthieu Amalric). Marcelline a bientôt quarante ans. Elle vit seule avec sa mère et sa tante, sans enfant. L'angoisse de vieillir seule, sans descendance la travaille et la perturbe. Quel sens donner à sa vie, quel but donner à son existence? 
Un très beau film, entraîné par une distribution féminine magnifique..
La scène du final entraînnée par "I will survive" est magnifique
Plus sur allociné

 

mardi 1 janvier 2008

Vers où?

Vers où nous emmènera 2008?
Sans doute, ces sites seront encore à consulter pour que "l'autre" de Philippe Claudel ne soit pas oublié, pourchassé.. : cimade, ATD..

"Aussi pour 2008, je nous souhaite de cultiver nos liens plutôt que les différences qui nous séparent. Je nous souhaite la mesure de l'honnête homme face au tourbillon qui fait perdre les pédales et les repères, et assez de recul pour agir avec efficacité dans les combats à venir, sans nous payer de mots."  (le blog de Samandti que j'aime beaucoup)

En attendant pour les briochins, rendez-vous samedi à 15h à Ploufragan contre le projet de Centrale au fuel..