mercredi 30 janvier 2008
Par Alain Le Flohic,
mercredi 30 janvier 2008 à 21:37 :: Divers

Une association qui soutient des associations
algériennes qui militent pour
les droits des femmes, la laïcité et la démocratie.
Un des projet soutenus : la
coopérative apicole des femmes. Favoriser l'autonomie financière et
sociale des femmes, un projet très ambitieux dans un pays où l'islamisme est
de plus en plus influent.
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mardi 29 janvier 2008
Par Alain Le Flohic,
mardi 29 janvier 2008 à 22:07 :: Lecture
J'aime bien cette citation de Camus que nous propose JB
Pouy, en préface à son nouveau livre : Nus, Fayard
Au lieu de tuer et mourir pour produire
l'être que
nous ne sommes pas,
nous avons à vivre et faire vivre pour créer ce
que nous sommes
Albert Camus
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lundi 28 janvier 2008
Par Alain Le Flohic,
lundi 28 janvier 2008 à 09:23 :: Numérique
C'est une interview d'Olivier Ertzscheid, maître de conférences
en sciences de l’information à l’université de Nantes et à l’IUT de la
Roche sur Yon, et auteur du blog affordance
"Il faut essayer de penser Wikipedia non pas simplement
comme une encyclopédie, mais comme un projet encyclopédique et un bien commun
de l’humanité."
"Pour Wikipédia, c’est assez étrange de remarquer
que, même s’ils (les élèves-étudiants) sont de plus en plus nombreux à
connaître, « à froid », la particularité du site (n’importe qui
peut l’éditer et le modifier), ils font abstraction de cet aspect quand ils
sont pris dans leurs usages « à chaud » (faire une recherche
documentaire par exemple)."
"Notre boulot d’enseignant est de montrer que d’autres alternatives
existent et de démystifier le fonctionnement de ces outils en en montrant les
formidables potentialités mais également les énormes limites. Pour utiliser
au mieux ces outils il faut être capable de les replacer dans une perspective
globale : celle de l’évolution des outils de classement, d’accès et de
traitement de l’information et des connaissances."
Pour lire l'article
complet
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dimanche 27 janvier 2008
Par Alain Le Flohic,
dimanche 27 janvier 2008 à 18:56 :: Nature
 |
Des mouettes
se laissent
bercer par les vagues |
 |
L'odeur
des algues et du sable |
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samedi 26 janvier 2008
Par Alain Le Flohic,
samedi 26 janvier 2008 à 11:33 :: Musique

Après la fanfare égyptienne, une bien belle fanfare. Au
moins cinquante instruments pour quatre musiciens. De l'énergie, de la
tendresse, de l'engagement (contre les expulsions des sans papiers). Une soirée
à Trégueux qui donne de l'énergie. Que du bonheur!!
Contes, vents et marées
Sait-on jamais où les vents nous mènent ?
Moi ils sont venus me mettre un matin,
Hélas sur la route de Rennes, mauvais destin !
C'est là-bas que j'ai perdu tous mes biens
En trahissant naïvement tous les miens,
Mais ne vous l'avais-je pourtant pas prédit, vous mes amis ?
Cette chanson vous est un peu dédiée,
Me laissant une chance de me justifier
Sur ce temps qui vous fit, d'ailleurs merci, bien des soucis.
Preuve quand même que rien n'est jamais perdu,
Qu'y a toujours une place pour le traître vaincu,
Pour moi l'ami qui jours après jours devins un inconnu.
Rappellez-vous, c'était y a pas si longtemps
Un soir décidé j'ai changé de camp
Mettant dans le grenier de l'oubli mon utopie .
(...)
Alors...
Sait-on jamais où les vents nous mènent ?
Moi ils sont venus me mettre un matin.
Sait-on jamais où les vents nous mènent ?
Moi ils se sont bien moqués de ma peine.
Sait-on jamais où les vents nous mènent ?
Moi ils sont venus me prendre un matin.
Sait-on jamais où les vents nous mènent ?
Moi ils se sont bien moqués de ma peine !
Toute
la chanson
Les ogres sur
leur site
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vendredi 25 janvier 2008
Par Alain Le Flohic,
vendredi 25 janvier 2008 à 18:57 :: Lecture

S'engager ou pas. Didine est une jeune femme gentille avec
tous et serviable. Par hasard, un jour, rendant visite à sa meilleure amie, qui
vient de faire une tentative de suicide, à l'hôpital, elle découvre la
solitude des personnes âgées. Se laissant porter par les évènements, comme
d'habitude, elle découvre alors une association qui apporte un peu d'amitié à
des anciens isolés. Didine fait ainsi la connaissance d'un milieu associatif
qu'elle ne connait pas et de grand mères dont le caractère n'est pas toujours
agréable. C'est ainsi aussi qu'elle va découvrir l'amour. Geraldine Pailhas est merveilleuse dans ce rôle. On y découvre Benjamin Biolay, en amoureux méconnu. Un film simple et
frais.
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jeudi 24 janvier 2008
Par Alain Le Flohic,
jeudi 24 janvier 2008 à 17:43 :: Lecture

"Cette photo de Cesare Battisti à l'audience est la
première que l’on voit depuis celle de son arrestation au Brésil. Elle
signifie, pour l’ancien réfugié italien en France, le début du
-possiblement long- processus qui décidera de son extradition du Brésil vers
l’Italie. Qui le réclame depuis plus de vingt ans, et à qui la France avait
décidé de le livrer en 2004.
C’est surtout la première photo que l’on voit depuis
sa grève de la faim, menée dans sa cellule de Rio pour protester contre le
refus des autorités de le transférer. Car depuis son arrestation sur le front
de mer de Copacabana le 18 mars, l’Italien s’est souvent plaint de
conditions de son incarcération."
La
suite sur Rue 89 par Hubert Artus
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mercredi 23 janvier 2008
Par Alain Le Flohic,
mercredi 23 janvier 2008 à 21:09 :: Lecture

Carla arrive à Mexico sur les traces de Frida
Kahlo et de son père mexicain qu'elle n'a pas connu. Américaine par sa
mère, elle veut retrouver ses racines paternelles. Elle vit d'abord avec son ami Harry,
riche américain qui essaye de son coté de suivre les traces de Kerouac
et de Burroughs
sans contact avec la population locale. Carla, elle, veut découvrir la culture
locale et se rapproche de mexicains vivant dans les marges. Oscar et Memo
sont de ce monde de la nuit, des combines (drogue) mais aussi du gauchisme
anti-américain. Elle va apprendre à ses dépens qu'il est difficile
d'échapper à son histoire...
Une très belle histoire servie par des dessins en noir et blanc comme les
discours d'Oscar et Memo.
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mardi 22 janvier 2008
Par Alain Le Flohic,
mardi 22 janvier 2008 à 15:52 :: expositions

Un artiste à
découvrir.
Il avait réalisé la couverture des deux premiers recueils de nouvelles
de la Fureur du Noir
: Haras et La maison du bourreau
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lundi 21 janvier 2008
Par Alain Le Flohic,
lundi 21 janvier 2008 à 09:36 :: Lecture

Dans ce recueil, Marc Villard, regroupe des nouvelles parues dans différents
recueils ou revues. On retrouve son style incisif et court. Sans abri, dealers,
écrivain raté, flic véreux.. les personnages de Marc ne font partie des
fréquentations de notre Président ou du moins pas celles qui apparaissent dans
les médias..
J'ai beaucoup aimé "Du coté des étangs". Un écrivain anime un
atelier d'écritures en banlieue. Le thème de l'atelier : "l'idée de la
mort". "Aujourd'hui, je ne sais pas trop mais quand j'avais votre
âge, je pensais qu'on pouvait mourir de faire l'amour. Que le corps se vidait
de toute vie dans les rapports sexuels". Chacun revient sur des morts qu'il
a croisé dans sa vie : un accident du travail, un grand-père..
L'auteur perçoit dans l'un des textes écrits par un jeune du groupe comme un
appel à l'aide. Et la réalité rejoint la fiction. Le jeune avait tué son
père, alcoolique qui battait sa sœur. L'écrivain va l'aider à faire
disparaître le corps.
De la proximité poussée très loin du roman noir avec les perdants de la vie.
Du très beau Marc Villard.
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dimanche 20 janvier 2008
Par Alain Le Flohic,
dimanche 20 janvier 2008 à 11:34 :: Cinéma

Un film tendre et hors du temps. Une petite fanfare
égyptienne débarque en Israël. Personne ne les attend. Le responsable du
groupe est un officier mélancolique et fier .Son accent anglais est
difficilement compréhensible par les oreilles israéliennes. La petite troupe
se retrouve par erreur dans un village au fin fond du désert. La patronne du
seul café de la petite ville va leur proposer de les héberger. Une soirée à
passer quand on ne se connaît pas, quand il n'y a pas si longtemps, on était ennemis.
Des rencontres vont pourtant avoir lieu. Entre le responsable du groupe et la
patronne du café. Elle arrive à lui tirer les mots de la bouche et à lui faire
exprimer son extrême sensibilité. Le plus jeune musicien, un peu rebelle, va
apprendre à un jeune israélien un peu timide comment draguer sa première
fille..
Un moment rare d'humanité vraie
Plus
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samedi 19 janvier 2008
Par Alain Le Flohic,
samedi 19 janvier 2008 à 15:25 :: Divers

Un nouveau trimestriel découvert hier à Ploermel.
Le sommaire propose entre autres, un article sur le Maire actuel :
Ploërmel-sur-Russie
Paul Anselin est fanatique des caméras
vidéo et admirateur de Jean Paul II : une statue de ce Pape a été
érigée sur une des places de la ville.
Une nouvelle équipe autour de Béatrice
Le Marre, va tenter de proposer une autre dynamique à la ville.
Découvrir le projet du magazine sur son
blog
La présentation qu'en fait Rue89
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jeudi 17 janvier 2008
Par Alain Le Flohic,
jeudi 17 janvier 2008 à 09:51 :: Divers

Les paysages changent...
Découvert ce site de cartes postales
anciennes sur ce blog consacré
à la littérature d'Irlande, de Bretagne et d'ailleurs..
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mercredi 16 janvier 2008
Par Alain Le Flohic,
mercredi 16 janvier 2008 à 18:17 :: Lecture

"Je n'ai jamais trouvé le point de fuite de
l'holocauste, je n'ai jamais vraiment su où me situer sur son horizon".
"Je lis pour m'ouvrir à toutes les émotions, comme la fille de parents
qui ont éprouvé une perte inimaginable. Je lis pour être courageuse, pour
apprendre à naviguer dans les eaux mouvantes du monde"
"Je suis perdue dans la mémoire. C'est un lieu dont il n'existe aucune
carte, dont on n'a pas oublié la latitude pour m'aider à revenir sur mes pas
jusqu'à mon point de départ."
Bernice Eisenstein raconte et dessine son histoire de fille de déportés juifs.
Ses parents se sont rencontrés à Auschwitz et mariés peu après la
libération avant d'émigrer au Canada. Bernice dit sa difficulté a comprendre
et à connaître l'histoire de ses parents. Comment se construire quand tout une
partie de la vie de ses parents est tue mais transpire de leur façon d'être de
réagir.
Bernice nous raconte comment elle a petit à petit découvert l'histoire de son
père, comment il a survécu sans que celui-ci ne puisse le lui raconter
("La parole ou la vie" de Jorge Semprun"). Elle nous dit aussi
comment sa mère, elle, a pris la parole pour témoigner, dire comment elle a
échappé aux expériences médicales de Mengele.
Ce livre est aussi un hommage à la lecture qui l'a aidé à comprendre : Primo
Levi, ElieWiesel..
Un très beau livre sensible et tendre.
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mardi 15 janvier 2008
Par Alain Le Flohic,
mardi 15 janvier 2008 à 19:15 :: Lecture

C'est la dixième édition du Printemps
des Poètes :
Du 3 au 16 mars 2008,
sur le thème "Eloge de l'autre.
Carrefours, croisements, métissages"
Comme chaque année une
sélection de poèmes sur le thème de l'année sont proposés comme
celui-ci de Claude
Albarede
:
Lire la suite
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lundi 14 janvier 2008
Par Alain Le Flohic,
lundi 14 janvier 2008 à 08:05 :: Lecture

Nous retrouvons les habitants du petit immeuble découvert
dans L'immeuble
d'en face (tome 1).
Chacun vit sa vie : le couple du premier, Fabienne et Jacky, avec son chien qui
doit subir une opération.
Claire et Louis, jeune couple du troisième, alternent rencontres
avec les copains et moments plus intimes.
Béatrice, au premier est contente d'avoir sa mère pour la décharger un peu de
son face à face avec ses deux petits enfants.
Et de temps en temps, des rencontres ont lieu, des services sont rendus..
La vie d'un immeuble d'aujourd'hui où de petites solidarités voient le jour..
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dimanche 13 janvier 2008
Par Alain Le Flohic,
dimanche 13 janvier 2008 à 11:12 :: Cinéma

A "free world" mais surtout un monde dur pour
les faibles, les immigrés. Angie est une jeune femme sympathique, mère d'un
petit garçon dont elle s'occupe épisodiquement le laissant en garde à
ses parents. Elle travaillait dans une agence d'interim pour migrants.
Licenciée, elle décide de monter sa propre entreprise avec son amie Rose. Les
deux femmes ont l'énergie de la jeunesse et de la beauté. Angie n'a pas froid
aux yeux et pas de scrupules. Elle devient une esclavagiste des temps modernes.
La force de Ken Loach, comme souvent, est de nous proposer des personnages
sympathiques et proches même lorsqu'ils agissent de la pire manière..
"A travers l'histoire d'Angie, formidablement interprétée par Kierston
Wareing, et à travers son entourage, enfin, le réalisateur constate:
l’oppressé est aussi oppresseur, le cynisme ambiant permet à chacun de se déresponsabiliser,
de se dédouaner, le système repose sur ce terrible enchaînement de peur et de
violence." ( Lu sur Rue
89)
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samedi 12 janvier 2008
Par Alain Le Flohic,
samedi 12 janvier 2008 à 16:42 :: Réflexions

Il est question ces jours-ci de la
"politique de civilisation" de Edgar
Morin qui apparaît comme un gadget lancé dans l’opinion publique. Le
Crap, mouvement
pédagogique republie le texte d'une conférence prononcée par celui-ci en
1995 et toujours d'actualité. En voici quelques extraits ainsi que le lien vers
le texte complet.
Les missions de l'école :
"il s’agit de transmettre et d’essayer de l’incorporer dans les
esprits des nouvelles générations et il s’agit en même temps, par cette
transmission et incorporation de le régénérer car toute chose acquise a le
don de reprendre vie, de revenir à la vie. Ainsi, il y a une façon morte
d’expliquer le Cid, les Fables de La Fontaine, l’Histoire de France et il y
a, aussi, une façon vivante qui suppose la réinterprétation."(...)
"Il s’agit de s’adapter à la société, mais aussi d’adapter la société
à la culture qui lui a été transmise par le passé et qui doit se poursuivre
dans le futur. Il faut adapter les techniques à cette mission et non pas noyer
cette mission dans les techniques."(..)
"Ressusciter les solidarités ne peut se faire ni par discours, ni par décret
mais par une politique de civilisation fondée sur une espérance. Car un des
facteurs de la démoralité est la perte de l’espérance, la perte du futur.
On n’a pas vu venir cette sorte de catastrophe généralisée et invisible qui
s’est produite ces vingt dernières années : la perte du
futur."(..)
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vendredi 11 janvier 2008
Par Alain Le Flohic,
vendredi 11 janvier 2008 à 18:39 :: Lecture
La première concerne les bibliothèques, cibles des révoltes des
banlieues :
Les questions que se posent les auteurs de l'article sont fondamentales :
"Depuis un peu plus d’un an, nous menons une enquête de terrain pour
tenter de comprendre ces événements [1].
Comment sortir de la perplexité dans laquelle nous laisse le fait d’une
bibliothèque brûlée ? Comment comprendre ces actes ? Qu’est-ce
qui est ciblé ? Une institution publique ? Un bâtiment représentant
le pouvoir ou la République ? Une bibliothèque… Mais qu’est-ce
qu’une bibliothèque ? Et qu’est-ce qu’une bibliothèque pour eux,
les auteurs des violences ? Pour « eux », c’est-à-dire,
d’autres que nous ? Le premier pas à faire pour sortir de l’embarras,
c’est de prendre conscience que nous autres, bibliothécaires, enseignants et
sociologues, nous faisons partie d’un même groupe particulier : nous
gagnons notre vie et nous affirmons notre position sociale dans le marché du
livre. Le livre est souvent présenté comme un attribut de l’individu, un
support d’approfondissement de son rapport à soi. Mais il est aussi un objet
social dont on se sert pour tracer des frontières entre les groupes et les catégories."
La conclusion : Professionnalisées, les bibliothèques sont dans
l’impossibilité de mener un tel travail. Les partis politiques agissent sur
le monde populaire depuis l’État et par l’intermédiaire des institutions. Il
est temps peut-être de sortir vers la société civile pour participer
davantage, et dans le face-à-face, à la socialisation politique des individus
et à la formation des groupes sociaux. Cela enlèverait un poids du dos des
bibliothécaires et autres travailleurs sociaux ou de la culture, et
clarifierait peut-être le rôle des institutions.
Le texte
complet sur la vie des idées
Lire la suite
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jeudi 10 janvier 2008
Par Alain Le Flohic,
jeudi 10 janvier 2008 à 08:57 :: Lecture

La vie n'est pas facile pour les personnages d'Olivier
Adam : infirmière, professeur, ancien détenu, serveuse de station service..
Mort d'un père, travail un 25 décembre, chômage, ennui..
Ils sont tous prêts de baisser les bras : alcoolisme, maladie mentale,..
Pour les faire vivre ou survivre, il n'y a que les enfants présents dans
l'ensemble des nouvelles, leur fraicheur, leur besoin de l'adulte, leur
tendresse. Il y a aussi la solidarité. Et la nature : la forêt, la mer..
"La mer dans la nuit, c'est surtout le bruit des vagues et les lumières
qui se reflètent".
Un très beau recueil de nouvelles, tendre et désepéré.
Une belle critique sur ce
blog .
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mercredi 9 janvier 2008
Par Alain Le Flohic,
mercredi 9 janvier 2008 à 18:58 :: Lecture

Marc Villard et Jean Bernard Pouy aiment se jeter des défis. Après
Ping-Pong, ils se sont proposés d'interférer, de prolonger, de détourner le
texte de l'autre.
A tour de rôle, ils nous proposent une nouvelle qui est reprise par l'autre.
JB Pouy adore nous proposer des histoires néo rurales dont les
personnages sont une corneille, une vache, un chien,..
"Je souffle, je suis bien. En ce moment l'herbe est touffue, et mes pis
gonflent assez pour qu'on vienne me traire tous les soirs et tous les matins. Je
fais quelques pas, j'évite mes bouses, faut pas croire, les vaches tentent
toujours de rester propres".
M Villard les reprend à sa sauce plus urbaine, plus jazzy. Quand c'est
son tour de dégainer, on a plutôt à faire à des tueurs en série, un frigo..
"Mais cet homme qui achève un cycle est en fait une victime révoltée de
la société spectaculaire marchande. Qu'il ait tué quatorze personnes en trois
ans est d'un intérêt limité".
Beaucoup d'humour noir et de jubilation dans ces nouvelles.
Le recueil se termine par une très belle nouvelle de Gilles Mangard : "En
silence" sur des airs de jazz.
"Sous la douche qui criait, il alternait le chaud et le froid. Je le sens,
je suis vivant. J'élimine le tiède de mon existence. Chaud-froid, froid chaud.
Je vais remplir cette enveloppe trop maigre qui me sert de frontière entre
dedans et dehors".
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mardi 8 janvier 2008
Par Alain Le Flohic,
mardi 8 janvier 2008 à 14:33 :: Nature

Découvert grâce à Laurent,
cet artiste du "Land Art"," il considère ses œuvres comme de l'
"art éphémère", le temps de dégradation pouvant varier de quelques
secondes à plusieurs années : sculptures de glace qui ne durent qu'une
saison, ou de sable sur une plage disparaissant à la première marée,
constructions de pierre ou de métal qui ne subissent qu'une entropie
naturelle." (wikipedia).
Pour mieux découvrir son
oeuvre .
Wikipedia propose aussi un site pour les enfants (mais les grands peuvent aussi)
: L’art
et la manière : Andy et le Land Art
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lundi 7 janvier 2008
Par Alain Le Flohic,
lundi 7 janvier 2008 à 08:08 :: Lecture

Glasgow, 1981, Paddy Meehan est "garçon de
course" au Scottish Daily news. Elle vit toujours chez ses parents
irlandais catholiques des quartiers pauvres. Paddy rêve de sortir de son milieu
familial très conformiste. L'assassinat d'un jeune enfant va lui donner sa
chance. Elle comprend très vite que les deux enfants, accusés du crime n'ont
pu le faire seuls. L'enquête qu'elle va mener lui permet de s'émanciper du
poids familial et de nous faire découvrir la vie du petit peuple ouvrier de Glasgow.
""Alors
Paddy finit par aller à la messe pour faire plaisir à sa mère, qui y alla
pour faire plaisir à son mari, qui y alla pour montrer l'exemple à leurs
enfants". Un roman dans la lignée des Harvey, Rankin,
McDermid,..
Revue de presse de Denise
Mina
Le site de Denise Mina
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dimanche 6 janvier 2008
Par Alain Le Flohic,
dimanche 6 janvier 2008 à 11:07 :: Cinéma

Des gens dont on ne parle pas au cinéma mais comme le dit le réalisateur
Abdellatif Kechiche : "Je voulais donner à mes personnages une dimension
romanesque et ne pas les limiter à des archétypes socioculturels caricaturaux.
Je souhaitais leur apporter plus d'humanité qu'on ne le fait souvent. Ce sont
des hommes et des femmes. Pas des symboles.". Du temps : le film dure
2h27.
Le réalisateur aime ses personnages, ses comédiens. On sent que l'équipe du
tournage forme une bande, un collectif comme toute la famille recomposée,
élargie de Slimane.
C'est un bel homme, au début de la vieillesse, qui est jeté de son travail de
menuisier de marine après de nombreuses années de bons et de loyaux services.
Il vit dans un hôtel dont la propriétaire est sa nouvelle compagne mais
continue à recevoir sa part de couscous de son ex-femme, bonne cuisinière et
ménagère et icône de la mère algérienne. Slimane, qui est fier, veut se
relancer en ouvrant un restaurant de couscous au poisson (spécialité de son
ex-femme) sur un vieux bateau qu'il va retaper.. Aidé de Rym, la fille de sa
compagne (magnifique comme toutes les femmes du film), il est confronté à
toutes les démarches administratives pour ouvrir son commerce..
Le film est magnifique d'humanité. Abdellatif donne du temps au temps et nous
offre de magnifiques échanges. Entre Rym et sa mère qui ne veut pas, par
orgueil, participer au premier repas sur le bateau. Entre Slimane et Rym où
celle-ci redit à son beau-père que sa vie est ici en France, qu'il s'est
enraciné malgré les difficultés. Autour du couscous familial..
Les personnages sont beaux parce que complexes.
Plus sur le
site de Télérama
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samedi 5 janvier 2008
Par Alain Le Flohic,
samedi 5 janvier 2008 à 10:52 :: Lecture

J'aime bien l'écriture de Sylvie Rouch. Par
exemple dans "Corps
Morts".
Avec son mari, Kim, elle continue un travail commencé pour "l"homme
du Niger". Un recueil de nouvelles : "Quatre saisons sur la
Rance" où l'on retrouve aussi Gérard Alle, José Louis Bocquet et Denis
Flageul doit paraître prochainement chez Coop Breiz.
On peut admirer le travail de Kim sur son
site
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vendredi 4 janvier 2008
Par Alain Le Flohic,
vendredi 4 janvier 2008 à 10:02 :: Lecture

Pas facile de se mettre dans la peau et surtout dans la tête de ceux qui ne pensent
pas comme nous, dont on ne comprend pas les comportements.
Juliette ne parle pas mais vit pleins de choses dans sa tête. Ce qu'il faut
faire, ce qu'il ne faut pas faire. Les bons signes et les mauvais signes....
Parfois elle devient violente parce qu'elle ne veut pas que quelque chose
s'arrête mais comme les autres n'ont rien vu, sa colère épouvante tout le
monde.
Heureusement qu'il y a Lucile qui la garde chez elle et qui a la patience d'un
ange avec elle. Heureusement qu'il y a les lapins et aussi cette grand-mère placée
chez Lucile qui lui raconte des histoires qui ne devraient jamais
s'arrêter.. Une sensibilité à fleur de peau..
Pour réfléchir ceux qui ne réagissent pas comme nous : les timides, repliés
sur eux-mêmes....
Plus sur Marie Sabine Roger
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jeudi 3 janvier 2008
Par Alain Le Flohic,
jeudi 3 janvier 2008 à 14:27 :: Lecture

Sur France Inter, ce matin, Thierry Steiner s'entretenait avec Antoine
Sabbagh, Historien, conseiller éditorial de Tallandier à propos de la
sortie du " Le journal d'Hélène
Berr".
Voici l'un des passages cités ce matin (trouvé
sur ce blog) :
Le 1er juin 1942, la mère d’Hélène lui annonce «la nouvelle de l’étoile
jaune».
Sa réaction, d’une grandeur unique, se passe de tout commentaire. Il suffit
d’en citer cela :
«Chez Mme Jourdan, j’ai rencontré (…) avec qui nous avons discuté
de la question de l’insigne (l’étoile jaune). A ce moment-là, j’étais
décidée à ne pas le porter. Je considérais cela comme une infamie et une
preuve d’obéissance aux lois allemandes.
Ce soir,tout a changé à nouveau : je trouve que c’est une lâcheté de ne
pas le faire, vis-à-vis de ceux qui le feront.
Seulement, si je le porte, je veux toujours être très élégante et très
digne, pour que les gens voient ce que c’est. Je veux faire la chose la plus
courageuse. Ce soir, je crois que c’est de le porter.»
Et voici ce qu’elle écrit huit jours plus tard :
«Mon Dieu,je ne croyais pas que ce serait aussi dur. J’ai eu
beaucoup de courage toute la journée. J’ai porté la tête haute, et j’ai
si bien regardé les gens en face qu’ils détournaient les yeux. Mais
c’est dur.
D’ailleurs,la majorité des gens ne regarde pas. Le plus pénible,
c’est de rencontrer d’autres gens qui l’ont.».
Le livre est préfacé par Patrick Modiano . On peut trouver cette
préface sur Bibliobs