A propos de l'affaire de la gifle de cet enseignant de technologie du nord de la France.

Ce billet du blog de LoFi signalé par Philippe Wattrelot du CRAP correspond bien à ce que je pense aussi .

"Un problème de ce type ne peut à mon avis qu'être unique et de ce fait ne trouver qu'un règlement local. Chaque élève est unique, chaque prof est unique, chaque situation conflictuelle est unique. Comment dans ces conditions pouvoir donner son avis sur tel ou tel aspect du problème. Je ne connais ni l'élève, ni le collègue. Il est  donc hors de question de faire de l'un ou de l'autre une victime expiatoire ou  un héros de la "cause". "

"Surtout, une fois de plus, nombreux furent mes collègues à profiter de ce fait "d'hiver " (cette période de l'année est toujours celle où la fatigue aidant les conflits sont les plus nombreux dans les classes) pour déverser une bile haineuse vers les élèves en général. Je ne comprends pas comment on peut haïr à ce point ceux pour qui on est au service. La palme en revient au SNALC qui ose avancer l'expression "légitime défense" dans le texte de sa pétition. A quand les cours de self-défense à l'IUFM ? Voilà du concret ! "

"Je ne pense pas que la profession sorte grandie de ces mouvements de solidarité à tous prix sans discernement. Évidemment, on est tous solidaire vis à vis du traitement médiatique et de la manière dont on a pu traiter ce prof (garde à vue ...). Mais peut-on raisonnablement aller au-delà ? Soit c'est vraiment un geste malheureux et auquel cas on ne se montre pas vraiment solidaire avec lui en le transformant en symbole vivant du "droit à la baffe" qu'il récuserait alors; soit il fait partie de cette minorité de collègues qui humilie les élèves et avec qui je n'ai pas envie de faire jouer la solidarité  car le jour où je devrais défendre un collègue qui le mérite on aura perdu toute crédibilité."