Elle est triste la Roumanie de ce film proposé dans le cadre de la semaine des Fondus déchainés
Immeubles soviétiques sales, les pieds dans la boue. Même la neige est sale. Et pourtant les personnages de "12h08, à l'est de Bucarest" veulent participer à la modernité ou plutôt faire comme si. Ils sont trois qui vont se retrouver sur un plateau d'une télévision de caricature pour débattre un soir de Noël. Le thème du débat : la révolution a t'elle eu lieu dans leur petite ville? 
"C’est un film qui raconte une révolution et ses seize années écoulées dans le huis clos d’un studio au décor estampillé Ancien Régime. C’est un film burlesque quand tous ses personnages se prennent au sérieux." Marie-José Sirach (L'Humanité)
"Porumboiu (le réalisateur) donne à suivre trois personnages, un mec un peu entrepreneur, minable mais pas méchant, reconverti présentateur de télé locale, un prof désabusé buvant trois fois l'argent du ménage par mois, et un vieux gaga, sosie de l'acteur Toto, maître de la cocotte en papier et qui fait le Père Noël dans les écoles depuis cinquante ans. Ces trois-là vont débattre ­ enfin, façon de parler ­ quarante minutes durant. C'est un geste suicidaire, quarante minutes de débat dans un film." Philippe Azoury (Libé)
Et pourtant, on rit. Jaune souvent.

Critique de Libé
Critique de l'Huma