Olivier Marchal ne fait pas dans la dentelle. Noir c'est noir. La vie des policiers, les locaux sales et ténébreux.. La lumière est froide. Louis Schneider (Daniel Auteuil) est flic au SRPJ de Marseille. Il est au bout du rouleau. Sa femme vit comme un légume dans un lieu de soin. Il ne tient que grâce à l'alcool et à son travail de traque contre les assassins. Un travail qui l'a détruit de l'intérieur comme la plupart de ses collègues. Comment résister, comment garder une part d'humanité quand on est confronté quotidiennement à la corruption, à des tueurs fous ? Louis fait une affaire personnelle de la lutte contre ces criminels. Malgré l'alcool, son flair professionnel lui permet, dans la douleur, de mettre hors d'état de nuire un tueur de femme. Il est rattrapé par une affaire qu'il a élucidé au début de sa carrière. Le criminel, âgé, va bénéficier d'une remise de peine pour bonne conduite... Justine, la fille du couple assassiné attend cette sortie avec angoisse. ..
C'est l'univers de Police District, de Quai des Orfèvres, des livres d'Hugues Pagan que l'on retrouve ici. Pas de place (ou si peu à la fin) pour l'espoir, la tendresse, les bons sentiments. Malgré des lourdeurs, MR73 est un très beau film servi par un Daniel Auteuil complètement investi dans son rôle.
La critique de Télérama.