La Mer pour horizon

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samedi 31 mai 2008

"Des trains et des hommes" thème du concours de nouvelles La Noiraude/La fureur du Noir

Le concours de nouvelles La Noiraude/La fureur du Noir est lancé

Les participants doivent écrire une nouvelle noire ou policière sur le thème :

 « Des trains Et des hommes... »

Les participants adresseront leur texte en 6 exemplaires avant le samedi 6 décembre 2008 (cachet de la poste faisant foi)  à :

 Médiathèque de l’Ic - BP 150 « Concours de nouvelles 2009 »
22 590 PORDIC
courriel : mediatheque@pordic.fr

 

mercredi 28 mai 2008

La mer est belle en mai

La plage des Bleuets dimanche

mardi 27 mai 2008

Entre les murs

Très heureux de la palme d'or pour ce film inspiré du roman de François Bégaudeau dont j'avais parlé ici. J'aime bien cet auteur, sa façon de prendre en compte la réalité telle qu'elle est, de la regarder avec bienveillance et en même temps de dire sa fatigue, ses peurs..
Heureux que grâce à cette palme, la richesse d'une société multiculturelle soit valorisée en même temps que pointées les tensions, voir les fissures que cette diversité peut provoquer.
Vivement qu'on puisse voir le film. 
J'aime bien ce qu'en dit François Dubet dans Libération : "Oui et je l’ai aimé. Trop souvent les livres d’enseignants sur l’école montrent des gens cultivés face à des barbares ou, comme ceux de Brighelli, expliquent que tout fout le camp. Dans ce livre, on voit des élèves qui ne parlent pas la même langue que leur professeur, qui n’ont pas les mêmes centres d’intérêt. Mais Bégaudeau y croit. Il n’est ni dans la nostalgie ni dans la plainte. Ce n’est pas un livre d’imprécations. Ce qu’il décrit est juste." Voir aussi le billet de Philippe Wattrelot sur son blog

dimanche 25 mai 2008

Mon premier jour d'amour, Sophie Tasma, Médium, Ecole des loisirs

J'ai du mal à entrer dans le dernier Gavalda ("la consolante"). Une petite pause. Et un très joli livre qui parle d'amour adolescente du point de vue d'un garçon . Paul, quatorze ans, doit partir avec ses parents dans leur lieu rituel de vacances, la maison du grand-père. Il aurait préféré une randonnée dans les Cévennes avec ses amis mais les relations avec son père sont difficiles et il a du obtempérer. Ce séjour qu'il pensait être ennuyeux va sans doute marquer sa vie pour toujours. Sur la plage, alors qu'il était en train de lire une pièce de théâtre, il se fait aborder par Fanny, une jeune fille qui n'a pas froid aux yeux.  Grâce à elle, il va oser désobéir à ses parents, embrasser une fille pour la première fois et regarder d'un autre œil (plus juste) ses parents. Il va surtout tomber amoureux d'elle...
Plus sur le blog de Laure : Les jardins d'Hélène

samedi 24 mai 2008

Titouan Lamazou et la biennale sur l'égalité

Très belles expos à la biennale égalités hommes femmes organisé par la Région Bretagne.
Le film : « Titouan Lamazou présente 50 portraits de femmes du monde »
Et, tout particulièrement : « Femmes en résistance »
- Photographies de Pierre -Yves Genet. Hommage aux femmes engagées dans différentes régions du monde, en faveur de la paix, des libertés, de la justice et du développement durable.
Assisté à un forum très éclairant autour des images respectives des pères et des mères présentées dans les albums pour enfants. Le papa qui rentre du travail fatigué et qui se vautre dans son fauteuil en lisant son journal. La maman a la cuisine..
Malheureusement, en dehors des scolaires, le public était assez clairsemé..

vendredi 23 mai 2008

Michel Abescat et la Réforme. Les allusifs.

J'aime beaucoup les critiques de Michel Abescat dans Téléréma. On sent une proximité avec les auteurs. J'ai pu m'en rendre compte très concrètement à travers l'article qu'il avait consacré à la sortie du dictionnaire des littératures policières de Claude Mesplède ou encore le portrait qu'il avait consacré à Pierre Pelot. A St Malo, Etonnants voyageurs, il nous avait fait partager cette proximité avec ce grand écrivain lors d'une rencontre qui lui était consacrée.
Dans un récent article paru dans Télérama (14 mai) : intitulé "Un homme d'antérieur", il s'interroge sur le changement de signification du mot Réforme.
"La réforme, au singulier,  est devenue dans le langage courant - et là dessus Monsieur Fillon a raison, il a gagné- une sorte d'absolu, vidé de toute substance, un en-soi indiscutable, imperméable à la critique, une vérité inentamable, une fin incontournable". "Qui refuse la réforme, qui ose la mettre en doute, souhaite la contester, ou simplement la soumettre à l'examen ou au débat, est forcément rétrograde, conservateur, archaïque"..Tout ceci en pensant aux réformes des heures supplémentaires, des retraites..
Comme quoi la lutte politique est aussi et peut-être d'abord une affaire de mots...

Découvert une maison d'édition québécoise à travers plusieurs billets (en particulier celui de Rennette) : les allusifs.
Très envie de mieux connaître cette collection qui semble forte et originale..

mardi 20 mai 2008

Appel d'Edgard Morin pour les "biens communs" (eau, nature..)

Vive la gratuité dans un monde où tout est argent..
A l'occasion de la fête d'internet, Edgard Morin invite à l'échange, au don, au partage, à la générosité, à ..
Voir son appel sur Daily Motion :


et son don personnel : très émouvant, je trouve Edgard Morin nous offrant le vol d'un avion en papier..

lundi 19 mai 2008

Nous ne sommes rien soyons tout, Valerio Evangelisti, Rivages

Ce nouveau roman de Valerio Evangelisti fait écho à "Sur les Quais", la BD découverte à St Malo.
On n'imagine pas l'importance du mouvement syndical aux Etats Unis dans les années vingt, ni ces liens avec le mouvement communiste. Sa puissance gêne, bien sur le patronat mais il intéresse aussi le grand banditisme. Eddie Lombardo fait partie d'une famille de syndicalistes italo-américains . Peu tenté par le travail, il pense d'abord au proxénétisme puis devient mouchard au service du patronat. Il va petit à petit monter les échelons du syndicat ILA qui ménage plus les intérêts des patrons que ceux des dockers. Tout au long du roman, l'histoire d'Eddie nous conduit à découvrir les guerres d'influence pour contrôler le marché du travail dans les ports entre des syndicats tenus par les communistes ou par la maffia avec en arrière plan l'influence du patronat et du politique.  Le personnage d'Eddie n'a pas grand chose pour lui sinon sa capacité à nager en eau trouble.. Les seuls personnages qui gardent une certaine humanité dans ce roman sont les femmes. Elles sont courageuses et sont les seules à s'opposer aux parrains de la mafia.
Un livre sombre et très intéressant pour mieux connaitre cette période de l'histoire américaine.
Ce qu'en dit Jean Marc Laherre

Le site de Valerio Evangelisti (mais c'est en Italien)

dimanche 18 mai 2008

Nuit des musées : Keret Alspere au Musée de St Brieuc

Nuit des musées hier soir au Musée de St Brieuc. L'occasion de découvrir des installations réalisées par une artiste Estonienne : Keret Alspere.
En résidence à St Thélo, village du centre Bretagne où se trouve la Maison du Lin, Keret a eu comme projet "de questionner la mémoire collective et de réunir dans une oeuvre commune les souvenirs des habitants de Saint-Thélo et de Mõisaküla, petit village lié à son enfance, situé sur l'île de Saaremaa, au large de l'Estonie." Cette oeuvre se présente d'un coté comme une grand pièce de lin avec des formes rondes en relief. De l'autre, ces petites formes rondes se révèlent des ronds de tissu souvent colorés. Ces morceaux ont été prélevés sur les objets offerts à l'artiste par les habitants des deux villages : "le torchon de ma mère", "la casquette de mon fils quand il était petit", "un bavoir de mon fils"..
L'art au service de la mémoire . Une mémoire ainsi vivante. Pour dire la place importante qu'a joué le tissage du lin dans cette région. Et quand on sait que les graines de lin venaient à l'époque de Lettonie..

Plus sur le site de l'ODDC

vendredi 16 mai 2008

Shine a light, Martin Scorsese

Martin Scorsese est comme un enfant devant son jouet : filmer les Rolling Stones. Le début du film l'introduit bien : comment filmer un concert de se groupe mythique? L'équipe du tournage est acceptée mais jusqu'au dernier moment ne connait pas le conducteur du spectacle. Martin tente de deviner, d'anticiper. Son observation pointue du groupe lui  fait deviner : si c'est cette chanson, alors ce sera Mike ou Keith qui apparaitra en premier..
Durant tout le spectacle ils apparaissent en gros plans, et c'est la personnalité de chacun, sa relation au public qui transparait.
Mike Jaeger, le leader, le charmeur, éternel adolescent..
Keith Richard, le "planeur", une certaine tendresse pour son public, vivant totalement sa musique..
Charlie Watts, le taiseux, heureux d'être là mais plus dans son âge..
Ron Wood, le petit dernier, plus joueur..
Beaucoup de plaisir à les voir, les entendre surtout..
Une résistance à la rouille du temps et malgré l'aspect mécanique bien huilée, un vrai plaisir à les voir sur scène.
Un beau cadeau que Martin Scorsese s'est fait à lui même et surtout à nous..

free music

jeudi 15 mai 2008

Sur les quais, Bud Schulberg, Georges Van Linthout, Rodolphe, Rivages/Casterman/Noir

Premier ouvrage découvert de cette nouvelle collection présentée à St Malo et dirigée par François Guerif (directeur de Rivages noir) et Matz.
Le projet est de découvrir ou de redécouvrir des textes d'auteurs incontournables du roman noir à travers un prolongement graphique.
Ce texte de Budo Schulberg est très bien mis en images par Georges Van Linthout.
Nous sommes sur les quais. Les docks sont le royaume de la mafia qui décide qui va travailler, à quel tarif et où. Et malheur à qui s'oppose à son pouvoir.
Au début de l'histoire, Terry, le jeune frère d'un proche du parrain de la mafia, aide, sans le vouloir vraiment, à l'assassinat d'un jeune docker. Le prêtre du secteur, jusque là lui aussi peu regardant sur les méthodes employées, va ouvrir les yeux et inciter les dockers à se rebeller...
Mais, la mafia est puissante et les personnes qui dénoncent à la police sont vite considérées par tous comme des mouchards à éliminer..
Un beau texte qui rejoint celui de Valério Evangelisti découvert aussi à St Malo..

 

mercredi 14 mai 2008

La cote 512, Thierry Bourcy, Folio policier

Célestin Louise est un jeune flic parisien. Il mène ses enquêtes avec passion et humanité. Il fait la différence entre un petit truand qui vole pour manger et les gros poissons. La guerre 1914-1918 vient interrompre sa carrière dans la police. Alors qu'il aurait pu rester à l'arrière comme beacoup de ses collègues, il choisit de partir au front. Au moment de son incorporation, il fait la connaissance d'un officier : le Lieutenant de Merange. Ce jeune patron d'entreprise est plutôt sympathique et attiré par les jolies femmes. 
Célestin se retrouve au front avec d'autres hommes de milieux très différents du sien et comme lui très mal préparés à la guerre des tranchées.
Thierry Bucy nous fait vivre la vie de rats de ces poilus sur le front. Il dit aussi la bêtise des responsables militaires qui font tuer, de part et d'autre, des milliers d'hommes pour gagner quelques parcelles de terrain. 
On parle aussi d'amitié Celle qui va lier Célestin à un petit malfrat qui va devenir un compagnon de tranchée.
Lors d'un assaut des lignes ennemies, le lieutenant De Merange est tué d'une balle dans le dos. Celestin reprend alors son métier de policier et mène l'enquête au milieu des tranchées puis à l'arrière, au péril de sa vie ..
Un très beau roman

D'autres points de vue : ceux de JM Laherre, de Dasola et sur Moisson noire

mardi 13 mai 2008

Les hommes, Magasin général, Loisel et Tripp, Casterman


La vie du village a beaucoup changé depuis l'arrivée de Serge. Celle de Marie aussi.. Mais les hommes sont de retour de la période de la chasse. L'arrivée de ce nouveau dans la communauté villageoise et le rôle central qu'il a pris vont déchaîner : rancœurs, jalousie, violence.. 
Un tome plus dur que le précédent. Les hommes ne sont pas toujours les plus ouverts au changement...
Marie espère de son coté sortir de la solitude. Mais Serge est-il le compagnon qu'elle attend?
Beaucoup aimé ce troisième tome de Magasin Général.. Vivement les trois suivants annoncés par Loisel..
Charlie Bobine en parle aussi sur son blog de façon moins enthousiaste..

lundi 12 mai 2008

Souvenirs d'Étonnants voyageurs 2008



Comme chaque année, le festival est l'occasion de rencontrer, écouter des auteurs déjà connus et d'en découvrir de nouveaux. Les lectures ne sont pas toujours ensuite au niveau du plaisir ressenti au moment des débats.. Mais cela fait partie du jeu..
Cette année, le débat "sur les routes d'Orient" a été très riche. Pourquoi partons nous? Pourquoi cherchons nous l'exotisme? Rory Mac Lean a suivi la trace des hippies qui partaient en Inde pour changer la vie en se changeant. .  Nous occidentaux, souvent, souhaitons l'authenticité lors de nos voyages même à l'intérieur de notre pays mais par notre présence, nous érodons ce que nous touchons (Pierre Jourde) .. 
Colunn Mccan participait au débat "le nom du monde est poésie" pour son roman "Zoli". En présence du musicien Titi Robin. Il a dit la traque des tziganes en tous temps, tous lieux..
Valerio Evangelisti, dans un premier polar ("Nous ne sommes rien, soyons tout"), non fantastique, raconte la montée des mafias dans le syndicalisme des dockers américains..
Ancien correspondant en Irlande de Libération, Sorj Chalendon, raconte sa rencontre avec un militant de l'IRA qui deviendra l'un des bras droits de Gerry Adams. Quand il apprendra que cet homme, devenu un ami, était en fait un espion au service du Royaume Uni, il ne pourra dire sa peine, sa colère qu'à travers un roman : "Mon traître".
Boualem Sansal avec une voix douce et calme présente l'histoire de ce nazi, enfui en Syrie puis en Egypte et qui deviendra mercenaire au service de l'armée de libération algérienne. Il s'installera en Algérie.. Boualem a fait un roman de cette histoire («le Village de l'Allemand»). Ce sont les enfants de cet homme, germano-algériens qui découvrent l'histoire cachée de ce père qui a participé à la Shoah et est reconnu comme un héros par les algériens.
Découvert aussi la très belle nouvelle collection Rivages/casterman/noir de bandes dessinées. Le projet est de reprendre des grands textes du roman noir avec l'aide des illustrateurs comme : Myles Hyman, Baru, Joe G Pinelli..
Une très belle exposition tirée du livre d'Olivier Jobard : "Kingsley, itinéraire clandestin"
qui fait réfléchir sur notre politique actuelle en matière d'immigration..

Etonnants voyageurs 2008

Des livres, des écrivains mais aussi la mer au pied du festival.

vendredi 9 mai 2008

Royal de Luxe et Art Rock sous la pluie..(les cauchemars de Tony Travolta)

Des spectateurs enthousiastes comme d'habitude malgré une heure d'attente sous la pluie.
C'est une jeune troupe chilienne : Gran Reynata qui interprète ce spectacle conçu par Jean-Luc Courcoult.
Difficile de raconter l'histoire. Voici ce que dit le texte de présentation du festival Art Rock : "Le père se prend pour John Travolta, la mère pour Lisa Minelli, ils auront trois enfants. Voici l'histoire pas si tranquille de gens simples fascinés par les vedettes d'Hollywood, vue à travers les rêves et la vie quotidienne du père. Son téléphone portable est étonnant: il peut, au cours de ses cauchemars joindre sa femme dans la réalité. Deux destins se déroulent : l'un vrai, l'autre pas. Lequel est réel ? Lequel est rêve ? Mélodrame mythologico-musical où le spectateur doit trouver son chemin."
La guerre en Irak, le pouvoir des militaires, la surcommunication.. sont dénoncés dans le style grand guignol..Ce qui est éblouissant, c'est la fraicheur, l'inventivité, l'énergie des comédiens. Ils sont musiciens, chanteurs, comédiens, danseurs, accessoiristes.. Et comme la pluie était de retour, nous avons eu droit à un final sur l'air de "singing in the rain" avec des comédiennes en ciré jaune arrosées par les autres (comme s'il ne pleuvait pas assez!!).
A la Bibliothèque municipale, on peut aussi découvrir une très belle expo de photo d'Hervé Le Gall : "Girls Rock". On peut admirer des clichés des vedettes des précédents festivals comme la grande Patti Smith présente l'an dernier.

jeudi 8 mai 2008

Les hauts murs, Christian Faure

C'est un peu l'histoire d'Auguste le Breton que nous raconte ce film. Comme le dit bien la critique de Télérama, la vie n'était pas drôle pour les enfant des maisons d'éducation surveillée en France comme ailleurs dans les années trente. Cela laisse imaginer ce qu'étaient les prisons de l'époque..
Yves Tréguier arrive, un soir, après sa troisième évasion d'un orphelinat, dans cet enfer pour enfants. L'accueil est à l'image du reste : hurlements, insultes et coups des surveillants, bizutage des autres pensionnaires.
Yves va devoir trouver sa place dans un univers dangereux : menace de viol de caïds plus âgés, sadisme des surveillants..
Il survit quand même grâce à un petit groupe solidaire : le "fils de famille" passionné de piano, le "grand " spécialiste de la mécanique..
Les adultes sont  sadiques,  alcooliques comme le gardien du dortoir noir désespéré de se trouver loin de son Afrique, blasés comme le Directeur..
Heureusement Yves a toujours un projet d'évasion d'évasion en tête..

 

 

mercredi 7 mai 2008

Serge, magasin génral, Loisel et Tripp, Casterman

J'ai retrouvé avec plaisir tous les personnages de "magasin général". En fait, ici, surtout les femmes, les enfants, les personnes âgées et le curé. Les hommes sont partis pour la saison de la chasse. Marie est toujours bien seule pour faire tourner "sa boutique". Elle est très heureuse quand Serge arrive avec sa moto et que celle-ci tombe en panne. Elle lui propose de l'héberger pour la soirée. Bien sur, cela fait jaser mais le curé est quelqu'un d'ouvert. Une solution pour lui trouver un toit le temps de la réparation est trouvé dans une remise derrière chez Marie. Il n'y a pas que celle-ci qui voit sa vie changer avec l'arrivée de Serge. Cet homme-là sait tout faire : tuer le cochon, faire des accouchements.. Et surtout faire de la cuisine. De la grande cuisine !!! Le magasin général va devenir pour un moment un restaurant comme à Paris..toute la vie de la communauté villageoise est changée...
La suite très bientôt avec le retour des hommes.
Plus sur le site de Loisel

mardi 6 mai 2008

Vite et nulle part, Grazia Verasani, Métailié

Il faisait chaud à Rennes cet après midi. Cette ambiance lourde était en phase avec ce roman de Grazia Verasani que j'étais en en train de terminer..
Bologne, une détective privée, quarantenaire, Giorgia Cantini. Elle est sollicitée pour retrouver Vanessa Liverani, jeune prostituée de luxe.
Van vivait seule avec son petit garçon William qu'elle emmenait parfois dans des soirées un peu chaudes.
Giorgia mène l'enquête dans la famille de Van. Un grand-père, très proche de son petit fils, ancien résistant. Une mère qui a eu, elle aussi, un passé de femme assez "légère" et un père jaloux jusqu'au meurtre.
Le personnage de Giorgia est très attachant. Elle refuse de s'apitoyer sur son sort de femme "mure" sans compagnon attitré. Elle est assez en décalage avec le politiquement correct : elle fume, boit...Son meilleur ami et voisin est une ancienne vedette de film porno..
Sa vision des relations entre les gens est assez pessimiste ou réaliste. ..
" Je pense qu'il y a ceux qui voyagent pour sortir de la réalité, qui vont sur la Lune ou font sept fois le tour du monde, et il y a ceux qui boivent pour les mêmes raisons. Peut-être que Van savait qu'à la fin du voyage il n'y a rien, que lentement ou rapidement nous partons vers tous les endroits et vers aucun, confinés dans les mémoires de nos survivants, stoppés sur le plus beau ou sur le plus moche"..
Le livre se termine peut-être sur une ouverture..
Le point de vue de Jean Marc Lahèrre

Je ne peux terminer ce billet sans penser à ce grand du néopolar : Frederic H Fajardie.
On peut le retrouver sur un site qui lui rend hommage.
Lire aussi Hubert Artus sur Rue 89, et Bastien Bonnefous sur Polar blog

lundi 5 mai 2008

La Roche Jagu en mai

Un superbe parc avec le Trieux en contrebas..
Comme le disait un monsieur rencontré : ici au moins, nos sous sont bien utilisés!!!

dimanche 4 mai 2008

Marche de nuit sans lune, Abdel Hafed Benotman, Rivages/noir



J'ai découvert cet auteur, grâce à Jean Hugues Oppel. 
Abdel Hafed Benotman, qui a lui même connu l'incarcération, a écrit ce livre en prison. C'est une dénonciation de l'inhumanité des systèmes judiciaire et carcéral mais aussi du fonctionnement de la société : chômage, misère, ..
C'est aussi et surtout un très beau roman. Dan est emprisonné à Fleury Merogis. A l'extérieur, il n'a que sa grand mère qui vit à la campagne et dont il ne supporte plus le discours moralisateur.  Au cours d'un transfert de justice, il fait la rencontre de son existence : Nadine N'Goma, détenue elle aussi. Les deux détenus engagent une correspondance. Pour Dan, c'est la découverte du grand amour. A sa sortie de prison, il décide de mettre sa vie au service de Nadine et à celui de son fils. Au gré de ses démarches, il découvre un autre univers, celui de la nuit. Nadine, travaillait dans une boite un peu spéciale. Il rencontre des amis fidèles et haut en couleur de Nadine et en particulier Jonath, grand costaud au cœur tendre mais aussi Gony, l'inspecteur de police corrompu qui l'a torturée..
Le texte est ponctué de poèmes qui disent la révolte de l'auteur :

Elle est sortie cette nuit
Pour réchauffer son corps
A la recherche de bras
Dans les décharges des hommes
Des bras d'handicapé
Des bras de tatoué
Bras de camisolé
De fleuve ou d'amputé
Enfin ceux d'un bonhomme qui les laisse tomber
De les avoir trop levés sans même se soulever

Plus sur le site de Rivages

Lire aussi ce qu'en dit Hubert Artus sur Rue89


samedi 3 mai 2008

Non aux pesticides..

Je relaie cette campagne d'eaux et rivières de Bretagne qui dénonce

"… une importante campagne publicitaire à la gloire du Roundup qui vient d’être diffusée dans toute la presse hebdomadaire bretonne !

MONSANTO, qui produit ce fameux Roundup, a déjà été condamnée par la justice pour publicité mensongère (l’appel sera examiné le 4 juin 2008 à Lyon) en présentant pendant des années ce produit comme « biodégradable » et « protégeant l’environnement ».

Depuis le 1er janvier 2007, la loi interdit « toute publicité commerciale » (relative aux pesticides) comportant « une mention pouvant donner une image exagérément sécurisante ou de nature à banaliser leur utilisation » (Code rural, article L. 253-7)."

Oui, "Pour protéger sa santé, pour éviter la contamination des aliments, de l’eau, de l’air, par le glyphosate, il vaut mieux apprendre à se passer des pesticides."

NON AUX PESTICIDES

Quatre saisons sur la Rance, Kim Rouch, José Louis Bocquet, Gérard Alle, Sylvie Rouch, Denis Flageul, Coop Breizh

Nous avons eu le plaisir de découvrir ce joli livre sur la Rance pour son lancement. Etrange de retrouver ces rives que nous parcourons souvent en kayak quand la mer est mauvaise.
C'est aussi à quoi nous invite les quatre auteurs du recueil : José Louis Bocquet, Gérard Alle, Sylvie Rouch et Denis Flageul, dans leurs nouvelles respectives . Chacun s'est vu confier une saison.
Pour José Louis, c'est le Printemps. La nouvelle se passe sur le barrage. Un embouteillage : un groupe de petits voleurs, un couple qui va se séparer, deux copines pas si copines que cela..
Pour Gérard, c'est l'été. Un orage éclate sur les berges de la Rance et Momo, SDF observe les évolutions de la population, des habitudes..
Sylvie a choisi (?) l'automne. Un homme revient dans son village dont il est parti il y a vingt ans pour travailler dans la marine marchande. Il observe les changements, se souvient de son père, chasseur..
Denis, termine l'année avec l'hiver. Lucas est venu sur la Rance après une rupture amoureuse avec Jenny qu'il a connu sur ces mêmes rives. Il rumine ses regrets, boit...A quoi bon la vie?
La Rance et ses berges sont très présentes dans ces nouvelles et dans les aquarelles de Kim Rouch : cimetière de bateaux, vol de bernaches, chantier naval...
Pour mieux connaître le travail de Kim

 

jeudi 1 mai 2008

Port Morvan cet après midi avant le grain

Echancrure, Michel Le Bourhis, Seuil

Michel Le Bourhis dans sa "préface" dit toute sa tendresse pour les adolescents difficiles, révoltés..
" Je continue de croire que des parcours chahutés peuvent être apaisés par une parole, un livre, un baiser, un livre, une chanson parfois. Je sais ce que moi même je dois à la littérature, à quelques poètes chanteurs, à quelques enseignants pour ne pas l'oublier".
"Echancrure" traduit très bien cette attention.
Thomas vit avec sa mère, caissière en grande surface et son beau-père, pour lequel il a une certaine tendresse. Il rejette l'école et ses contraintes mais cultive une fascination pour les livres et la lecture.. Un jour, Micheline, enseignante en retraite, l'arrête au moment où il allait voler le Pléiade de Maupassant. Attendrie par l'adolescent, elle lui offre l'ouvrage. Une relation va s'établir entre eux.
Thomas supporte de plus en plus mal les contraintes scolaires et rêve d'idéal. Avec ses amis, il vole une voiture pour retrouver la mer, le large...
Un très beau livre.