Il faisait chaud à Rennes cet après midi. Cette ambiance lourde était en phase avec ce roman de Grazia Verasani que j'étais en en train de terminer..
Bologne, une détective privée, quarantenaire, Giorgia Cantini. Elle est sollicitée pour retrouver Vanessa Liverani, jeune prostituée de luxe.
Van vivait seule avec son petit garçon William qu'elle emmenait parfois dans des soirées un peu chaudes.
Giorgia mène l'enquête dans la famille de Van. Un grand-père, très proche de son petit fils, ancien résistant. Une mère qui a eu, elle aussi, un passé de femme assez "légère" et un père jaloux jusqu'au meurtre.
Le personnage de Giorgia est très attachant. Elle refuse de s'apitoyer sur son sort de femme "mure" sans compagnon attitré. Elle est assez en décalage avec le politiquement correct : elle fume, boit...Son meilleur ami et voisin est une ancienne vedette de film porno..
Sa vision des relations entre les gens est assez pessimiste ou réaliste. ..
" Je pense qu'il y a ceux qui voyagent pour sortir de la réalité, qui vont sur la Lune ou font sept fois le tour du monde, et il y a ceux qui boivent pour les mêmes raisons. Peut-être que Van savait qu'à la fin du voyage il n'y a rien, que lentement ou rapidement nous partons vers tous les endroits et vers aucun, confinés dans les mémoires de nos survivants, stoppés sur le plus beau ou sur le plus moche"..
Le livre se termine peut-être sur une ouverture..
Le point de vue de Jean Marc Lahèrre

Je ne peux terminer ce billet sans penser à ce grand du néopolar : Frederic H Fajardie.
On peut le retrouver sur un site qui lui rend hommage.
Lire aussi Hubert Artus sur Rue 89, et Bastien Bonnefous sur Polar blog