J'aime beaucoup les critiques de Michel Abescat dans Téléréma. On sent une proximité avec les auteurs. J'ai pu m'en rendre compte très concrètement à travers l'article qu'il avait consacré à la sortie du dictionnaire des littératures policières de Claude Mesplède ou encore le portrait qu'il avait consacré à Pierre Pelot. A St Malo, Etonnants voyageurs, il nous avait fait partager cette proximité avec ce grand écrivain lors d'une rencontre qui lui était consacrée.
Dans un récent article paru dans Télérama (14 mai) : intitulé "Un homme d'antérieur", il s'interroge sur le changement de signification du mot Réforme.
"La réforme, au singulier,  est devenue dans le langage courant - et là dessus Monsieur Fillon a raison, il a gagné- une sorte d'absolu, vidé de toute substance, un en-soi indiscutable, imperméable à la critique, une vérité inentamable, une fin incontournable". "Qui refuse la réforme, qui ose la mettre en doute, souhaite la contester, ou simplement la soumettre à l'examen ou au débat, est forcément rétrograde, conservateur, archaïque"..Tout ceci en pensant aux réformes des heures supplémentaires, des retraites..
Comme quoi la lutte politique est aussi et peut-être d'abord une affaire de mots...

Découvert une maison d'édition québécoise à travers plusieurs billets (en particulier celui de Rennette) : les allusifs.
Très envie de mieux connaître cette collection qui semble forte et originale..