Très heureux de la palme d'or pour ce film inspiré du roman de François Bégaudeau dont j'avais parlé ici. J'aime bien cet auteur, sa façon de prendre en compte la réalité telle qu'elle est, de la regarder avec bienveillance et en même temps de dire sa fatigue, ses peurs..
Heureux que grâce à cette palme, la richesse d'une société multiculturelle soit valorisée en même temps que pointées les tensions, voir les fissures que cette diversité peut provoquer.
Vivement qu'on puisse voir le film. 
J'aime bien ce qu'en dit François Dubet dans Libération : "Oui et je l’ai aimé. Trop souvent les livres d’enseignants sur l’école montrent des gens cultivés face à des barbares ou, comme ceux de Brighelli, expliquent que tout fout le camp. Dans ce livre, on voit des élèves qui ne parlent pas la même langue que leur professeur, qui n’ont pas les mêmes centres d’intérêt. Mais Bégaudeau y croit. Il n’est ni dans la nostalgie ni dans la plainte. Ce n’est pas un livre d’imprécations. Ce qu’il décrit est juste." Voir aussi le billet de Philippe Wattrelot sur son blog