J'aime bien l'univers d'Arnaud Desplechin, sa bande de comédiens, sa tendresse-acide. 
L'histoire se passe principalement à Roubaix, où se trouve la maison familiale. Un lieu, en dehors du temps, de l'espace. Tout autour, c'est une ville en déshérence avec ses friches, ses tags..
La famille élargie se trouve réunie pour la première fois depuis cinq ans. Elle a une longue histoire avec la maladie. Junon et Abel (très beau Jean Paul Roussillon), ont eu quatre enfants. L'aîné est mort très jeune d'une leucémie. Le troisième enfant : Henry (Mathieu Amalric), conçu en espérant qu'il pourrait donner sa moelle à son frère, n'était pas compatible. Les liens familiaux sont marqués par cette histoire. Henry est un personnage fantasque et imprévisible, peu sur de l'amour de ses parents (et en particulier de sa mère). 
Aujourd'hui, c'est Junon qui a besoin d'un don de moelle osseuse. Elle est atteinte d'une sorte de cancer. Tous les membres de la famille, jusqu'aux plus petits ont été testés. Seuls Henry et Ivan (son neveu, au bord de la folie) sont compatibles..
Les retrouvailles avec Henry se font contre l'avis d'Elisabeth (l'aînée), mère d'Ivan qui ne supporte pas l'instabilité de son frère. 
Les trois jours en famille vont être propices à des retours sur l'histoire familiale et les histoires individuelles. On assiste à des disputes terribles comme à des moments de tendresse, très peu appuyés, comme ceux d'Henry avec Ivan, qui se découvrent une complicité.
Le film est un peu long mais bien rythmé variant les formes : scènes de famille, retour sur les individus, ..Et la troupe de comédiens a l'air de bien s'amuser..

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et sur "les irréductibles"