La Mer pour horizon

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lundi 18 août 2008

Changement d'adresse et de présentation

 

J'utilise depuis le début le logiciel libre Dotclear pour construire ce blog.
Dotclear passe à la version 2 (formidable travail de toute une communauté)
La Mer pour horizon change  aussi d'apparence.
On peut trouver le nouveau blog ici

dimanche 17 août 2008

L'empreinte de l'ange, Saffy Nebbou

On ne peut pas se remettre de la mort d'un enfant. Elsa (Catherine Frot, magnifique) a perdu sa petite fille à la naissance dans un incendie. Depuis, elle déprime, son couple est moribond, elle s'intéresse à peine à son premier enfant, Thomas. Un jour, lors d'un anniversaire auquel assiste son fils, elle aperçoit une petite fille Lola . Elle est tout de suite persuadée que Lola est sa fille. 
Elsa va faire tout ce qu'elle peut pour revoir l'enfant. Une lutte sourde s'engage alors entre Elsa et la mère de Lola : Claire (Sandrine Bonnaire).
Pendant la première partie du film, l'atmosphère est pesante et on ne sait pas jusqu'où pourrait aller Elsa dans sa quête de son enfant décédée.. Petit à petit, les failles apparaissent .. du coté de Claire..
Un très beau film malgré certaines incohérences..
La critique des inrockuptibles

samedi 16 août 2008

La quatrième plaie, Patrick Bard, Seuil

Troisième roman lu de Patrick  Bard. Après "la frontière", enquête sur les assassinats d'ouvrières mexicaines puis "attrapeurs d'ombre en Bosnie. L'auteur nous emmène, ici,  en Afrique, continent de toutes les misères, de toutes les richesses, de tous les trafics.

Abe est médecin dans une ONG. Il est envoyé en Ouganda où sévit la maladie du sommeil. Le médicament qui permettait de soigner cette maladie a vu sa production s'arrêter. Trop peu rentable pour la firme pharmaceutique. Les dernières doses ont été volées par un groupe militaire. Abe  et l'équipe d'humanitaires enquêtent. L'occasion pour nous de découvrir la vie de ces enfants soldats enrôlés de force par des bandes armées, le scandale des brevets médicaux qui empêchent les populations pauvres d'accéder aux soins, le difficile travail des humanitaires. Mais aussi, des personnages très attachants comme Jo, jeune femme, humanitaire qui brûle sa vie aux quatre coins de la planète, Moses : l'enfant soldat.. Un récit sobre, sans simplisme qui nous fait ressentir que notre monde est un.

Voir aussi sur "du noir mais pas que"

vendredi 15 août 2008

Zoli, Colum McCann, Belfond

Très beau livre de Colum McCann. Zoli est une jeune tzigane. Petite, son grand-père, proche dans les idées, des révolutionnaires russes, l'autorise à apprendre à lire et écrire. Ce qui était interdit pour les filles par son peuple. Zoli adore chanter les airs traditionnels. Elle se met à écrire, elle même des poèmes qu'elle chante. Elle va devenir l'icône d'une possible intégration des gitans dans la société révolutionnaire. 
Un très beau livre qui fait réfléchir sur les politiques ou les idéologies qui veulent faire le bien des gens malgré eux, sur la richesse de ces sociétés si proches de la nature..
Quelques extraits

"Il disait qu'un bon livre avait besoin d'une bonne oreille"

"Elle ne savait pas dormir entre quatre murs, elle prétendait que les pièces se refermaient sur elle (...) elle ne pouvait pas comprendre qu'on se baigne dans de l'eau stagnante...

"Il a écrit un jour que la vie d'un homme  ne comporte vraiment un début, un milieu, une fin qu'au moment où il la quitte. jusque là, nous restons incomplets, inachevés, impossible de situer le point médian. c'est donc le dernier mot qui place une phrase au centre et qui, dans un sens, articule toute la strophe- la mort nous définit."

"Au cœur du problème : l'assimilation, l'appartenance, l'ethnicité. nous les voulions; eux voulaient qu'on les laisse tranquilles. mais, pour cela, il fallait savoir quelle vie ils menaient, et cette vie se trouvait dans les chansons de Zoli"

"N'essayez pas de nous changer. nous sommes entiers. citoyens de notre espace (...)"

"Stransky lui avait affirmé que seule la poésie savait capter toute l'horreur des consciences. elle en avait douté aussitôt, pour elle, la poésie s'allumait, s'éteignait comme les lumières des tours, ni plus, ni moins"

jeudi 14 août 2008

Valse avec Bachir

Très beau film d'Ari Folman. Difficile de vivre avec certains souvenirs. Ari Folman en a fait lui même l'amère expérience,. Un jour,  en discutant avec l'un de ses amis qui n'arrête pas de refaire le même cauchemar, il se rends compte qu'il a complètement gommé sa participation à la guerre au Liban. C'est en retrouvant plusieurs de ses amis de l'époque qu'il va réussir à faire remonter tous ces souvenirs. Une guerre, au départ, assez joyeuse, insouciante et qui va tourner au drame avec les massacres de Sabra et Chatila, perpétrés sous les yeux des soldats israéliens par les phalanges libanaises.
Le dessin d'animation n'enlève rien à la montée de la tension, bien au contraire et le passage à la fin aux vraies images d'archives amplifient l'horreur
De très belles critiques de ce film sur "les routes de l'imaginaire" et Chez Lo

mercredi 13 août 2008

A l'ouest, Olivier Adam, Pocket

Beaucoup de plaisir à retrouver l'univers d'Olivier Adam. Marie vit avec ses deux grands enfants Antoine et Camille. Elle ne trouve plus beaucoup de sens à sa vie (comme d'autres mères dans les romans de l'auteur). Antoine, lycéen, traîne.. Camille, elle, cherche dans la prière un peu de réconfort.
Des vies juxtaposées où chacun essaye de survivre. 
Le roman bascule quand Marie s'enfuit à l'Ouest, dans une maison de famille en bord de mer. La mer, comme souvent chez Olivier Adam est le refuge..
" Sur la petite plage encaissée, aussi : les jeux, enfants, et plus tard le temps inlassable à regarder la mer et l'horizon, à percer là un vieux mystère qu'on ne comprend jamais vraiment. Cette fascination-là. Le bien que ça fait. Ce que ça procure. Comme si soudain notre esprit prenait ces dimensions-là. Comme si soudain tout s'élargissait. Tout ça si étriqué au fond. La vie. Les parents. Le train-train."
Voir aussi Falaises, A l'abri de rien, Passer l'hiver, Je vais bien, ne t'en fais pas
Olivier Adam sur myspace

mardi 12 août 2008

Bout du monde

Retour du Bout du monde (Presqu'île de Crozon) avec un festival très agréable : bonne ambiance, convivialité, découvertes musicales avec un cadre (la presqu'ile) magnifique..

Dans les découvertes musicales : Kwal (slammeur), Alela Diane (une voix!!), Chet nuneta (polyphonie, magnifique..), Ibrahim Maalouf (magnifique trompettiste)
Retrouvés avec plaisir les Têtes raides, Mouss et Akim et surtout Alain Bashung dans un concert très émouvant, très sobre.
Il a terminé son concert par : "faites de beaux rêves!!!"
Un petit extrait de "Je tuerai la pianiste":

Je tuerai la pianiste
Pour ce qu'elle a fait de moi
Chaque jour de ma vie
Chaque semaine, chaque mois
Et je mordrai sa joue
Qui un jour fut à moi
Sur le piano de ses nuits
Sur le piano de ses draps
Je tuerai la pianiste
Afin que l'on sache
Que quelque chose existe

Je suis un indien
Je suis un apache

Je suis un indien
Je suis un apache
Auquel on a fait croire
Que la douleur se cache
Je suis un apache
Je suis un indien
Auquel on a fait croire
Que la montagne est loin

(Paroles.net)

jeudi 7 août 2008

Encore le Vercors et la moisson de juillet

Encore quelques photos du plateau du Vercors..
Beaucoup de lectures : le dernier Fred Vargas: Un lieu incertain (un régal comme d'habitude..), deux romans qui interrogent l'industrie pharmaceutique : "Chères toxines" de Jean-Paul Jody et "la quatrième plaie" de Patrick Bard, le très beau Zoli de Colum McCann, "La dernière tentation" de Val Mcdermid, "Cool Bentch" de Tito Topin et le magnifique : "le jour où Albert Einstein s'est échappé", Joseph Bialot

 

mercredi 6 août 2008

Le Mont Aiguille

Juste un passage avant le retour définitif..
Voici d'autres photos du sommet aperçu sur la photo du billet précédent.
Il s'agit du Mont Aiguille, situé dans le Vercors.