La Mer pour horizon

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vendredi 31 août 2007

Bergman, Antonioni

Deux grands cinéastes sont morts cet été.

Le Monde leur a consacré un très beau supplément.
Il proposait, en particulier un dialogue croisé entre les deux cinéastes. Voici ce qu'ils disent à la question suivante :
"Est-il utile de représenter le mal?"
Michelangelo Antonioni :  "La littérature s'est depuis toujours attachée à traiter du mal et de la souffrance. Je ne crois pas qu'il existe une oeuvre de grande valeur qui traite du bien ou de la joie. On dit que le bien n'a pas d'histoire."
Ingmar Bergman : " Il existe un mal virulent. Appelez-le péché ou n'importe quoi, il est créé par l'homme. L'être humain est fait de telle sorte qu'il porte en lui des tendances à l'autodestruction et à la destruction de son entourage"

 

jeudi 30 août 2007

Le fils de l'épicier

Les campagnes se vident. Restent souvent les personnes âgées, isolées dans les hameaux, les villages. C'est le cas dans la Drôme où se passe ce très joli film. Le seul lien avec l'extérieur, c'est souvent le facteur et l'épicier ambulant.. 
Un jour, l'épicier du village est victime d'un accident cardiaque.
Antoine, son fils, qui ne sait pas trop quoi faire de sa vie et qui n'est pas un roi du contact humain, va le remplacer.
Il emmène dans son retour au pays, sa copine Claire qui, elle aussi, cherche un sens à sa vie en repassant son bac à 26 ans.
Les tournées d'Antoine dans les villages, d'abord prises comme des corvées par lui, vont vite devenir des moments de rencontre, d'échanges..
Sans mythifier la vie à la campagne, les personnes âgées (râleuses, roublardes certaines fois) , le réalisateur Eric Guirado, nous fait sentir l'importance de ces gens qui font le lien entre les hommes. C'est vrai dans les campagnes comme dans les quartiers des grandes villes.

mercredi 22 août 2007

La fille coupée en deux, Claude Chabrol

Gabrielle, jeune femme ambitieuse, présente la météo sur une chaîne du câble à Lyon. Elle tombe amoureuse de Charles Saint-Denis, écrivain vieillissant et pervers, attiré par la fraîcheur de la jeune femme. Celui-ci va la pousser à assouvir tous ces fantasmes sans comprendre que Gabrielle l'aime vraiment. Pour un autre homme plus jeune, Paul Gaudens, héritier d'une grosse entreprise pharmaceutique, Gabrielle est aussi la femme à posséder. Fils gâté, à qui rien ne résiste, il va profiter que Charles abandonne Gabrielle pour devenir son chevalier servant puis son mari malgré l'opposition de sa famille...
Gabrielle, très bien jouée par Ludivine Sagnier, fait front. Elle est la seule à garder et même à développer une indépendance et une liberté d'esprit dans un milieu bourgeois lyonnais petit et  mesquin. Les hommes, jeunes ou vieux n'ont pas le beau rôle. Ils ne cherchent qu'à conserver leur pouvoir, leur part de gâteau dans la société, leur jeunesse, leur virilité..

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