Le monde n'est plus ce qu'il était... Le cinéma non plus..
Une cafétéria au milieu d'un parking minable a pris la place d'une forêt au milieu de laquelle se trouvait la planque de truands à l'ancienne mode. C'est dans cet univers, sans âme que se situent la plupart des scènes du film de Samuel
Benchetrit.
Le réalisateur regrette le temps des truands à l'âme généreuse, à l'esprit de famille. Comme ces deux kidnappeurs ratés qui refusent même de faire semblant de bousculer la jeune fille qu'ils ont enlevés... Ou ce petit braqueur minable qui s'attaque à la serveuse de la cafétéria en simulant une arme avec la main dans la poche...
On retrouve l'univers de Charlot ou de Jim Jarmusch dans "Down by law" . Discours décalé, le noir et blanc.. 
Un scénario organisé autour de plusieurs sketchs qui se répondent. On a plaisir à retrouver Bashung et Arno en chanteurs concurrents et complices..
Du rire et de la tendresse, et de la bonne musique...
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