La Mer pour horizon

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dimanche 29 juin 2008

Bons baisers de Bruges, Martin McDonagh

Deux tueurs à gages sont envoyés se mettre au vert à Bruges. Ken, le plus âgé, découvre avec plaisir, en touriste cultivé les canaux et la vieille ville de Bruges. Ray, son jeune collègue, ne supporte pas l'exil dans une ville qu'il juge morte. Une relation de type père, fils s'établit progressivement entre les deux hommes. On croirait revivre certaines visites de musées avec nos enfants quand Ken essaye de faire partager son émotion devant un tableau face à Ray qui ne rêve que de filer dans un bistro. Petit à petit, nos deux héros vont sortir du Bruges de carte postale pour rencontrer des personnages vivant dans les marges. Ken, surtout est rattrapé par son passé de tueur d'enfant malgré lui... Tout bascule quand Ken reçoit l'ordre de supprimer Ray..
Un très beau film plein d'émotions, d'humour..

samedi 14 juin 2008

Les citroniers, Eran Riklis

Salma, vit seule sur sa propriété. Elle soigne avec amour ses citronniers. Sa vie est calme et paisible jusqu'au jour où le ministre israélien de la défense vient s'installer juste à coté de chez elle. Un mirador est installé au milieu des citronniers. Mais rien n'est suffisant quand il s'agit de sécurité. Les services de police décident que les citronniers sont une menace pour la sécurité du Ministre et donc pour celle d'Israel et qu'il faut les couper. Salma n'est pas du genre à se laisser faire. C'est une véritable histoire d'amour qui la lie à ses arbres et à la terre qui les nourrit. Grâce à l'aide d'un jeune avocat palestinien, formé en Russie, elle porte l'affaire devant les tribunaux..
Le procès va prendre une tournure politique qui dépasse Salma. Mais elle sera soutenue de façon inattendue par  Mira, l'épouse du Ministre qui, comme elle ne comprend pas la décision de couper les citronniers.
Un film simple, sans manichéisme qui dénonce la politique isolationniste d'Israel. Un film qui dit l'amour de la terre, la dignité face à la bêtise militaire. Plus sur allociné

dimanche 1 juin 2008

Un conte de Noel, Arnaud Desplechin

J'aime bien l'univers d'Arnaud Desplechin, sa bande de comédiens, sa tendresse-acide. 
L'histoire se passe principalement à Roubaix, où se trouve la maison familiale. Un lieu, en dehors du temps, de l'espace. Tout autour, c'est une ville en déshérence avec ses friches, ses tags..
La famille élargie se trouve réunie pour la première fois depuis cinq ans. Elle a une longue histoire avec la maladie. Junon et Abel (très beau Jean Paul Roussillon), ont eu quatre enfants. L'aîné est mort très jeune d'une leucémie. Le troisième enfant : Henry (Mathieu Amalric), conçu en espérant qu'il pourrait donner sa moelle à son frère, n'était pas compatible. Les liens familiaux sont marqués par cette histoire. Henry est un personnage fantasque et imprévisible, peu sur de l'amour de ses parents (et en particulier de sa mère). 
Aujourd'hui, c'est Junon qui a besoin d'un don de moelle osseuse. Elle est atteinte d'une sorte de cancer. Tous les membres de la famille, jusqu'aux plus petits ont été testés. Seuls Henry et Ivan (son neveu, au bord de la folie) sont compatibles..
Les retrouvailles avec Henry se font contre l'avis d'Elisabeth (l'aînée), mère d'Ivan qui ne supporte pas l'instabilité de son frère. 
Les trois jours en famille vont être propices à des retours sur l'histoire familiale et les histoires individuelles. On assiste à des disputes terribles comme à des moments de tendresse, très peu appuyés, comme ceux d'Henry avec Ivan, qui se découvrent une complicité.
Le film est un peu long mais bien rythmé variant les formes : scènes de famille, retour sur les individus, ..Et la troupe de comédiens a l'air de bien s'amuser..

Plus sur allociné
et sur "les irréductibles"