samedi 19 avril 2008
Par Alain Le Flohic,
samedi 19 avril 2008 à 18:46 :: Lecture

Des idées qui ne sont pas mortes.. C'est le
"message" de ce petit livre où JB Pouy nous raconte l'histoire d'un
père de famille, ancien soixantehuitard, confronté au conformisme de ses
enfants. Avoir remis tant de choses en cause : famille, travail, société.. Et
se trouver conduit à jouer le même rôle que ses parents à la demande de
ses propres enfants...
Le récit est ponctué de slogans toujours d'actualité comme : "Commencez
par rêver", "Manquer d'imagination, c'est ne pas imaginer le
manque", "Explorons le hasard", "L'action ne doit pas être
une réaction, mais une création", "A bas le sommaire, vive
l'éphémère"...
Un souffle dans cette période commémorative!!!
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lundi 10 mars 2008
Par Alain Le Flohic,
lundi 10 mars 2008 à 18:39 :: Lecture

Le Poulpe est de retour sur Rue 89
à l'occasion des municipales.
On le trouve bien sur à Paris,
relancé par JB Pouy puis de Francky
Loco, puis à Marseille,
Montpellier,
à Groix
..A
suivre..
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jeudi 14 février 2008
Par Alain Le Flohic,
jeudi 14 février 2008 à 08:38 :: Lecture

Calo et ses amis du collectif libertaire "Zo" se
retrouvent pour leur "université d'été" dans un camping naturiste.
"Parce qu'à poil, on ne peut rien cacher". Entre recherche de la
pureté idéologique et prise en compte de la réalité, nos héros débattent .
Rosa, une gentille retraitée a été assassinée près du camping. Les premiers
accusés sont des nomades qui squattent un terrain près du terrain. Les choses
se compliquent, quand on apprend que Rosa était la fille du célèbre
combattant républicain, Durutti. L'enquête est menée par le collectif entre
baignade, plage, débats, apéro.. et rencontres amoureuse ..
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mardi 29 janvier 2008
Par Alain Le Flohic,
mardi 29 janvier 2008 à 22:07 :: Lecture
J'aime bien cette citation de Camus que nous propose JB
Pouy, en préface à son nouveau livre : Nus, Fayard
Au lieu de tuer et mourir pour produire
l'être que
nous ne sommes pas,
nous avons à vivre et faire vivre pour créer ce
que nous sommes
Albert Camus
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mercredi 9 janvier 2008
Par Alain Le Flohic,
mercredi 9 janvier 2008 à 18:58 :: Lecture

Marc Villard et Jean Bernard Pouy aiment se jeter des défis. Après
Ping-Pong, ils se sont proposés d'interférer, de prolonger, de détourner le
texte de l'autre.
A tour de rôle, ils nous proposent une nouvelle qui est reprise par l'autre.
JB Pouy adore nous proposer des histoires néo rurales dont les
personnages sont une corneille, une vache, un chien,..
"Je souffle, je suis bien. En ce moment l'herbe est touffue, et mes pis
gonflent assez pour qu'on vienne me traire tous les soirs et tous les matins. Je
fais quelques pas, j'évite mes bouses, faut pas croire, les vaches tentent
toujours de rester propres".
M Villard les reprend à sa sauce plus urbaine, plus jazzy. Quand c'est
son tour de dégainer, on a plutôt à faire à des tueurs en série, un frigo..
"Mais cet homme qui achève un cycle est en fait une victime révoltée de
la société spectaculaire marchande. Qu'il ait tué quatorze personnes en trois
ans est d'un intérêt limité".
Beaucoup d'humour noir et de jubilation dans ces nouvelles.
Le recueil se termine par une très belle nouvelle de Gilles Mangard : "En
silence" sur des airs de jazz.
"Sous la douche qui criait, il alternait le chaud et le froid. Je le sens,
je suis vivant. J'élimine le tiède de mon existence. Chaud-froid, froid chaud.
Je vais remplir cette enveloppe trop maigre qui me sert de frontière entre
dedans et dehors".
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mercredi 2 mars 2005
Par Alain Le Flohic,
mercredi 2 mars 2005 à 21:51 :: Lecture
Trop bien , le dernier Pouy.
Quelques extraits pour mettre l'eau à la bouche : "Quand je me suis recouché, Violette s'est étalée sur le dos, sans se réveiller, et s'est mise à ronfler. C'est beau, une femme qui se prend pour une loco. On ne dérange pas.."
"Est-ce la vache qui regarde passer les trains, ou bien est-ce nous, qui, dans les trains, regardons ces immobiles bêtes? La vache est là, toujours, partout. La vache qui rit, la vache sérieuse et la vache mauve, celle, paraît-il qui broute sur les plaquettes de chocolat...La vache n'est pas folle, elle aime lentement son territoire, marche humblement à petite vitesse, prend son temps..
"Ca fait réfléchir. De temps en temps, penser à ce troc de l'impossible. Ca lave la tête. Let's do the Jivaro, c'est oxygénant. Tout Beaubourg pour un seul Morandi. Tous les films depuis trente ans pour "Bande à part" de Godard. Un seul dessin de Glen Baxter pour toute l'oeuvre dePhilippe Labro. On peut tenter des variantes : que préferer pour ce soir? Lire du Christine Angot ou boire un bon mercurey blanc? Ca n'a rien à voir, on me dira. Moi, je crois que si."
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